Publié le 13 Juin 2026

Nous trouverons ci-dessous tous les graphiques représentant l'évolution de la société française.

De grandes ligne ses détachent.

1/ la diminution de la culture du savoir pour se situer, critiquer, et définir ses choix. 

2/ une criminalité qui globalement n'évolue pas par rapport à l'augmentation de la population. La comparaison avec l'évolution dans le monde est identique, car le monde est devenu néolibéral depuis les années 1990.

3/ La société se divise en trois représentation : A/ le monde factuel, celui des données scientifiques vérifiables,le monde transmis, celui des informations que reçoivent les populations, l'ensemble des médias, les réseaux sociaux, les informations politiques et leur vécu quotidien. Un paradoxe en ressort, les citoyens ne font pas confiance en majorité aux médias, aux réseaux, aux partis politiques, mais ce sont d'eux qu'ils reçoivent les informations qui façonnent leurs opinions, et qui influencent leurs choix et leurs visions de la société.

4/ Le monde vécu, B / c'est celui qu'ils vivent réellement, même quand leurs ressentis ne correspondent pas à la réalité du monde factuel. C'est le monde de l'émotion que transmettent les médias. Avec cette transmission. les citoyens développent un monde suggestif qui tient compte de l'ignorance des parts de la culture politique ,économique qu'ils n'ont pas apprise, aux conséquences de leurs abandons des lieux où s'exerce la démocratie; Le paradoxe qui en ressort, est qu'ils se plaignent que la démocratie fonctionne mal. Or ce sont eux qui ne la font pas vivre en se retirant des lieux où elle s'exerce. La conséquence en est une demande d'un chef charismatique qui n'est pas compatible avec la prise de décisions par le peuple.

5/ le mode suggestif : C/ celui de leurs émotions qui circulent au travers des réaux sociaux du net des relations interpersonnelles. Elle leur sert à définir leurs choix sans avoir la conscience que leurs actions entretiennent le monde dont ils se plaignent. Nous en revenons à l'absence de culture critique. La conséquence en est qu'ils développent sans le savoir des représentations paradigmatiques du développement de valeurs fascisantes.

6/ L'évolution technologique et assumé par une professionnalisation de l'enseignement technique, mais leurs visions restent attaché à celles du XX siècle et ne suivent pas les transformations qu'imposent l'évolution technologique.

7/ En conclusion l'évolution qui s'observe depuis 1995 que j'ai nommé la formation d'une hélice ne peut pas s’inverser miraculeusement, sa direction indique, l’avènement du dégradation des valeurs démocratiques de la poursuite de l'intolérance, et certainement d'un clash qui a déjà commencé, d'un conflit entre états néolibéraux. 

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Publié le 6 Juin 2026

Ne votez plus sans filtre sur ce que vous payez.

Dans ces schémas de courbe le modèle joule à été évalué par un mécanisme théorique en comparaison à celui qui existent et observer ce que deviendrait la courbe avec les mêmes données dans la séparation qu’effectue le modèle joule en finançant la vie séparément de celle du travail. Car ici nous ne mesurons pas des données statistiques déjà publiées ; nous visualisons un mécanisme théorique du Modèle Joule.

S2-3 — Anatomie historique du prix de vente (1950–2025)
Hypothèse

Plus la productivité augmente, plus le coût réel de production devrait diminuer.

Pourtant le prix payé par le consommateur ne suit pas cette trajectoire.

Courbes
  1. Coût physique réel de production baisse.

  2. Protection sociale intégrée aux prix, la protection santé, confort et autre sanitaires augmente.

  3. Fiscalité indirecte (TVA, taxes) augmente, c’est l’objet des débats permanents sur la dette

  4. Rémunération du capital augmente malgré les faillites qu’engendrent la concurrence.

  5. Dividendes augmentent fortement

  6. Le Prix final payé par le consommateur croît et enregistre toutes ces augmentations, sans que le client les voie. C’est ainsi que la traçabilité du prix soit affiché s’impose pour plus de clarté.

Ne votez plus sans filtre sur ce que vous payez.
Lecture

Le progrès technique fait baisser le coût réel.

Mais cette baisse est absorbée progressivement par :

  • les prélèvements ;

  • les mécanismes de redistribution ;

  • les marges ;

  • la rémunération du capital ;

  • l’accumulation patrimoniale.

Le consommateur ne paie donc pas uniquement le produit. Il paie une architecture économique complète, de retour du salaire et des prélèvements vers le capital.

Commentaire analytique

Le débat public s’interroge généralement sur le niveau des prix.

Il s’interroge beaucoup moins sur leur composition.

Or l’analyse historique montre que l’essentiel des gains de productivité n’a pas été restitué directement sous forme de baisse des prix.

Ils ont été absorbés dans une structure de financement où le produit devient le support :

  • de la protection sociale ;

  • de la fiscalité ;

  • des charges d’organisation ;

  • de la rémunération du capital ;

  • de son accumulation future.

Le citoyen croit acheter un bien.

En réalité il participe à la reproduction d’un système complet de circulation de valeur. ou à chaque achat il réalimente le capital par la composition de la marge avec laquelle le capital s"accroît.

S2-4 — Deux siècles de réformes sans remise en cause du mécanisme
Question

Que cherchent réellement à corriger les doctrines économiques ?

Courbe A

Capitalisme libérale souscrit

Capital/Travail → salaire → consommation → profit → accumulation par retour au capital

Courbe stable, soutenue par les économistes libéraux.

Courbe B

Social-démocratie

Même boucle.

Ils soutiennent une redistribution plus forte.

Mais le retour au capital maintenu.

Courbe C

économistes hétérodoxes contemporains, ils privilégient la Taxation. La Planification. La régulation. Le contrôle. ils corrigent le système libéral.

leurs choix et analyses ne remettent pas en question le retour au capital qui est maintenu.

Courbe D

Modèle Joule que je préconise

La protection de la vie séparée de la production, et financée par la monétarisation de l’énergie des humains qui composent la population d’un pays. Soit 86% du prix d’un produit est sorti et financé par la richesse humaine qui n’est pas la monnaie, mais l’énergie de chacun.

Il y a rupture de la boucle historique, seul le travail de production est comptabilisé pour former le prix client, il s’élève à 14% du prix client actuel environ.

Commentaire analytique

Depuis deux siècles, les écoles économiques s’affrontent sur :

  • le niveau des salaires ;

  • les impôts ;

  • les cotisations ;

  • les dividendes ;

  • la planification ;

  • la place de l’État.

Mais elles partagent une hypothèse commune : la vie doit être financée par la production.

Les désaccords portent sur le réglage du mécanisme.

Ils portent rarement sur sa légitimité de ce processus qui repose sur les sources instinctives des humains.

La droite cherche généralement à accélérer la circulation du capital.

La gauche cherche généralement à mieux répartir ses effets.

Les économistes hétérodoxes cherchent souvent à en limiter les dérives.

Mais tous demeurent à l’intérieur de la même architecture :

Capital/Travail → Salaire → Prix → Cotisations → Impôts → retour au Capital.

Le débat change. La boucle demeure, et les citoyens se désespèrent de ne voir rien changer et les partis politiques changent d’acronyme pour faire croire à un changement économique.

La conclusion du graphique

Tu peux terminer par une phrase très simple :

Pendant deux siècles, les économistes ont principalement discuté de la manière de répartir le contenu du prix.
Le Modèle Joule pose une question différente : Pourquoi la protection de la vie est-elle encore contenue dans le prix ?

Je pense que c’est cette dernière phrase qui résume le mieux toute la divergence entre mon travail et celui des économistes hétérodoxes.

S2-4 — Deux siècles de réformes dans la même boucle
Ne votez plus sans filtre sur ce que vous payez.

Lecture :

  • les écoles économiques divergent sur la fiscalité, la redistribution ou la planification ;

  • mais elles maintiennent toutes le principe du financement de la vie par la production ;

  • les écarts portent sur l’intensité de la boucle ;

  • le Modèle Joule est représenté comme une rupture progressive de cette dépendance.

Conclusion analytique

Le premier graphique pose la question : Pourquoi le prix augmente-t-il alors que le coût réel de production diminue ?

Le second pose une question encore plus fondamentale : Pourquoi toutes les écoles économiques débattent-elles de la manière de répartir le contenu du prix sans remettre en cause le fait que la protection de la vie soit contenue dans ce prix ?

"Ils cherchent à corriger la boucle, et moi je m’interroge sur la nécessité de continuer à vivre dans cette boucle. »

Les deux graphiques ci-dessous démontrent la part humaine et la part machine dans la production.

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Indice théorique base 100 en 1975 : la production augmente par la machine, tandis que le besoin direct de travail humain diminue.Lecture : plus la technologie produit, moins le travail humain direct est nécessaire. Mais le système continue de financer la vie par le salaire, donc il transforme un progrès technique en problème social : chômage, précarité, pression sur les prix, dette, cotisations et impôts. Si nous devions remplacer le travail machine par des humains nous serions en France 700 millions d’actifs!!!!!!!!

Comparaison avec le modèle joule ?

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Le graphique ci-dessus estime le coût réel de la production avec le modèle joule en gardant les données retenues par l’Insse et autres instituts.

Comparaison conceptuelle : dans le système actuel, le prix porte la survie sociale ; dans le Modèle Joule, le prix revient vers le coût matériel réel.

Lecture : dans le système actuel, le prix client ne paie pas seulement le produit. Il paie aussi les salaires, cotisations, impôts, TVA, marges défensives, capital, dividendes, intérêts, assurances, dette publique et privée.

Le Modèle Joule retire du prix tout ce qui relève de la protection de la vie, pour ne laisser dans le prix que la production réelle : matière, énergie, organisation, entretien, logistique, innovation et marge bornée.

Le système actuel fait payer plusieurs fois la même énergie humaine.
Le Modèle Joule la reconnaît une fois, la protège collectivement, puis libère le prix.

Le graphique qui suit montre ce que le citoyen perçoit, et ce que la comptabilité enregistre que le citoyen ne voit pas si l’on n’effectue pas une traçabilité des coûts d’un produit ou service.

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Nous vivons comme cela depuis des siècles, fidèles à l’axiome d’Adam Smith : chacun, mais toute son énergie dans son seul intérêt (inné) et ce faisant il concourt à l’intérêt commun mieux que s’il avait voulu le faire (échec du communisme stalinien). Ce constat a satisfait beaucoup d’antitotalitaire et anticommuniste primaire. À partir de là ils n’ont plus regardé ailleurs. Ils n’ont pas regardé que le système néolibéral en 500 ans, soit 0,16% de la durée de vie de l’homo sapiens (300 000), a depuis l’essor de 'industrialisation, contribué à réchauffer la planète, il l’a pollué, et il s’est donné les moyens de détruire la vie sur terre (sauf les scorpions qui résistent aux radiations.)

Nous pouvons donc écrire en réponse à Adam Smith.

Quand chaque individu conformément à son instinct met toute son énergie dans son seul intérêt, il ne concourt pas à celui de la collectivité humaine, dont l’ordre objectif, que nous ignorons, accepte son suicide comme démonstration de l’inéquation du néolibéralisme avec la culture d’adaptation technologique humaine.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 4 Juin 2026

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

Les chiffres, leurs ressentis et la bataille de l'information

Depuis plusieurs décennies, chaque élection semble rejouer la même scène.

Les acteurs changent. Les slogans changent. Les alliances changent. Mais le fond demeure étonnamment stable.

À chaque échéance électorale apparaît la promesse d’un homme providentiel, d’un parti providentiel ou d’une réforme providentielle censée corriger les échecs accumulés par les gouvernements précédents.

Pourtant, lorsque l’on observe les séries longues, les phénomènes apparaissent beaucoup plus complexes que les récits qui les accompagnent.

Les graphiques présentés dans ce dossier ne cherchent pas à défendre un parti contre un autre. Ils cherchent à répondre à une question beaucoup plus simple :

Comment les citoyens construisent-ils leur représentation du monde ?

Et surtout :

Cette représentation correspond-elle réellement à ce qu’ils vivent ?

Note méthodologique

Les graphiques qui suivent sont des graphiques de travail.

Ils ne prétendent pas constituer des mesures statistiques définitives.

Leur fonction est différente.

Ils servent à rendre visibles des mécanismes, des hypothèses et des relations qui apparaissent progressivement au cours de l’analyse.

Certains reposent directement sur des données publiques (Insee, SSMSI, CEVIPOF, ministère de la Culture, Arcom, etc.).

D’autres constituent des représentations interprétatives destinées à visualiser des phénomènes plus difficiles à mesurer directement : exposition informationnelle, risque suggestif, fracture intellectuelle, déplacement du pouvoir d’influence ou écart entre monde vécu et monde transmis.

Ils doivent donc être lus comme des outils de réflexion.

Leur objectif n’est pas de conclure.

Leur objectif est d’aider à poser les bonnes questions avant de conclure.

Autrement dit :

Mesurer avant de juger. Comparer avant d’interpréter. Interpréter avant de conclure.

C’est exactement la méthodologie de travail que j’ai empruntée aux chercheurs lorsqu’ils construisent des indicateurs exploratoires.

Mesurer avant de juger

La première difficulté provient de notre rapport spontané aux événements.

Nous interprétons généralement les phénomènes à travers les récits qui les accompagnent : hausse de l’insécurité, crise économique, immigration, chômage, dette, déclassement, perte d’autorité ou disparition des services publics.

Cette perception se construit au fur et à mesure de la transmission d’événements délibérément sélectionnés dans le flux quotidien de l’information, sans filtre personnel et souvent selon une stratégie éditoriale ou politique.

Pourtant, lorsque nous établissons des séries longues, elles racontent souvent une histoire différente.

La population augmente.

Le crédit progresse.

Les moyens de surveillance augmentent.

Les effectifs de sécurité évoluent.

La consommation se transforme.

Mais la criminalité ne suit pas nécessairement les mêmes trajectoires.

Autrement dit, les phénomènes observés ne correspondent pas toujours aux scénarios simplifiés proposés dans le débat public.

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

Cette constatation ne signifie pas que les inquiétudes des citoyens sont illégitimes.

Elle signifie simplement que les causes des phénomènes sont souvent plus profondes que les explications proposées.

Elle signifie également que les citoyens qui reçoivent ces informations ne disposent généralement ni des moyens matériels ni du temps nécessaire pour procéder eux-mêmes aux vérifications indispensables. Et lorsqu’ils en auraient la possibilité, la plupart ne s’y consacreraient pas.

L’être humain agit d’abord dans le cadre de son existence quotidienne. Il travaille, élève ses enfants, entretient ses relations sociales et tente d’assurer sa sécurité matérielle.

La compréhension des mécanismes qui organisent la société passe alors au second plan.

C’est précisément pour cette raison qu’il devient nécessaire de mesurer avant de juger.

Le monde vécu et le monde transmis

Les citoyens ne vivent pas directement l’ensemble de la réalité sociale.

Ils vivent leur quartier. Leur famille. Leur travail. Leur environnement immédiat.

Or cette expérience quotidienne est désormais accompagnée d’une exposition permanente à l’information. Télévision. Radio. Presse. Internet. Réseaux sociaux. Applications. Notifications.

Pourtant, pour la majorité des citoyens, le risque réel d’être victime d’un homicide, d’un attentat ou d’un crime particulièrement violent demeure extrêmement faible.

Mais ces mêmes citoyens peuvent être exposés chaque jour à des dizaines d’informations concernant précisément ces événements.

Ils peuvent recevoir davantage d’informations sur la criminalité qu’ils n’en rencontreront jamais directement au cours de leur existence. depuis 1995 il y a en moyenne 3 700 000 crimes et délits par ans, ils ne sont exposés médiatiquement, à raison de 1 par jour, qu'à 365, soit 0,0098% de la réalité et ils se sentent en insécurité.

C’est ici qu’apparaît ce que nous avons appelé l’Indice de Risque Suggestif (IRS).

C'est bien là une des difficultés, ils souhaitent apporter une réponse à un phénomène d'insécurité imaginaire qu'ils vivent réellement. Nous serions face à un cas individuel nous lui recommandations la consultation d'un psychiatre ou d'un psychologue pour phobie sécuritaire. Dans le cas d'une société, il ne s'agit plus d'une phobie mais du résultat d'une stratégie d'acteurs de l'information. Il n'y en cela aucune maladie des citoyens, si ce n'est le choix de la réponse politique fascisante de certains partis, car forcément la réponse est inapproprié à une insécurité inexistante qui s'entretient par le monde transmis médiatiquement.


 

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

L’IRS mesure l’écart entre le monde vécu et le monde transmis.

Le monde vécu est celui de l’expérience directe.

Le monde transmis est celui de l’information reçue.

Le premier demeure relativement stable.

Le second devient progressivement plus dense, plus rapide, plus émotionnel et plus anxiogène.

La représentation émotionnelle construite à partir du monde transmis finit alors par devenir, pour chacun, une partie importante de son monde réel.

La distance entre ces deux univers peut produire un sentiment d’insécurité croissant, même lorsque les indicateurs observés n’évoluent pas dans le même sens.

C’est notamment ce que l’on observe lorsque l’on compare l’évolution de la criminalité rapportée à la population avec l’évolution de l’exposition médiatique à la criminalité.

L’une peut rester stable ou diminuer relativement.

L’autre peut progresser continuellement.

La perception finit alors par prendre le pas sur la mesure.

Plusieurs facteurs contribuent à ce phénomène.

Une partie de la population ne recherche pas spontanément les informations permettant de vérifier les représentations qu’elle reçoit.

Les médias disposent d’un intérêt économique à privilégier les événements susceptibles de capter l’attention.

Certains acteurs politiques puisent dans cette anxiété une partie de leur électorat.

D’autres utilisent ces mêmes représentations pour discréditer leurs oppositions.

Le résultat est un mécanisme d’amplification collective.

Le graphique consacré au risque vécu et à l’exposition criminelle montre cette complémentarité entre l’information sécuritaire transmise et la suggestivité de la population.

Plus l’exposition augmente, plus la perception du risque tend à s’éloigner de la mesure du risque réel.

C’est à partir de cette observation que commence notre réflexion sur la démocratie contemporaine.

La fracture intellectuelle

À la fracture sociale décrite dans les années 1990 s’ajoute progressivement une autre fracture.

Une fracture intellectuelle.

Cette expression ne signifie pas que les citoyens seraient moins intelligents qu’autrefois.

Elle signifie que les outils permettant d’interpréter la complexité du monde reculent relativement face aux outils produisant de l’émotion.

Cette évolution se produit paradoxalement dans une période où le niveau de diplôme augmente et où l’accès à l’enseignement supérieur n’a jamais été aussi important.

Le phénomène n’est donc pas celui d’une diminution des capacités intellectuelles.

Il est celui d’un déplacement des savoirs mobilisés.

La technologie progresse.

La spécialisation progresse.

Les compétences professionnelles progressent.

Mais les connaissances permettant de comprendre les mécanismes économiques, politiques, historiques ou anthropologiques reculent relativement dans l’espace public.

Les émissions culturelles diminuent.

Les espaces consacrés à la réflexion longue reculent.

Les débats de fond deviennent plus rares.

Dans le même temps, les faits divers, les polémiques, les affrontements verbaux et les récits anxiogènes occupent une place croissante.

Le débat public se déplace progressivement des mécanismes vers les personnes.

Des programmes vers les personnalités.

Des causes longues vers les responsables immédiats.

L’émotion devient alors un raccourci de compréhension.

Les phénomènes complexes sont réduits à des explications simples.

Les responsabilités systémiques sont remplacées par des responsabilités individuelles.

La recherche des causes est remplacée par la recherche des coupables.

Cette évolution est visible dans les graphiques consacrés à l’information criminogène, à la culture critique et à l’Indice de Risque Suggestif.

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie
Elle constitue l’un des éléments centraux de ce que nous appelons la fracture intellectuelle.
Le paradoxe démocratique

Nous vivons dans une époque paradoxale.

Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de connaissances.

Jamais autant de livres, de publications scientifiques, de recherches historiques, économiques, sociologiques, philosophiques ou anthropologiques n’ont été accessibles à autant d’individus.

Les bibliothèques n’ont jamais été aussi riches.

Les universités n’ont jamais produit autant de connaissances.

Internet permet d’accéder en quelques secondes à des savoirs qui étaient autrefois réservés à une minorité.

L’intelligence artificielle elle-même donne désormais accès à une quantité considérable d’informations.

Pourtant, cette abondance ne signifie pas que ces connaissances soient effectivement apprises.

Disposer d’une bibliothèque ne signifie pas avoir lu les livres.

Disposer d’Internet ne signifie pas comprendre le monde.

Disposer d’informations ne signifie pas savoir les relier entre elles.

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

La majorité des citoyens sont formés pour exercer une activité professionnelle.

Ils deviennent techniciens, ouvriers qualifiés, ingénieurs, infirmiers, artisans, gestionnaires, chercheurs ou cadres.

Cette spécialisation est indispensable.

Aucune société complexe ne pourrait fonctionner sans elle.

Mais elle possède une conséquence rarement discutée.

Les savoirs permettant de comprendre les mécanismes économiques, politiques, institutionnels, historiques ou anthropologiques restent largement laissés à l’initiative individuelle.

Or ce sont précisément ces savoirs qui permettent d’interpréter les phénomènes collectifs.

L’ignorance n’est donc pas ici une insulte.

Elle désigne simplement ce que nous ne pouvons pas mobiliser parce que nous ne l’avons jamais appris.

Nous ne pouvons pas raisonner avec des connaissances que nous ne possédons pas.

Nous ne pouvons pas utiliser des outils intellectuels qui ne nous ont jamais été transmis.

C’est ce que rappelait Edgar Morin lorsqu’il expliquait que le savoir progresse en même temps que progresse le continent de l’ignorance.

Plus les connaissances augmentent, plus augmente également ce que nous ignorons.

Le véritable problème démocratique n’est donc pas l’absence d’information.

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C’est l’absence d’apprentissage des connaissances permettant de donner du sens à cette information.
La bataille de l’information

C’est probablement ici que se situe la transformation la plus importante des trente dernières années.

Après l’effondrement de l’Union soviétique, le conflit idéologique qui structurait une grande partie du XXe siècle s’affaiblit progressivement.

Les rapports de force ne disparaissent pas.

Ils se déplacent.

La bataille ne porte plus uniquement sur la production des richesses.

Elle porte également sur la production des représentations.

Qui raconte le monde ?

Qui interprète les événements ?

Qui décide de ce qui mérite d’être montré ?

Qui sélectionne les informations qui seront diffusées et celles qui resteront invisibles ?

Pendant longtemps, les syndicats, les partis politiques, les associations et les mouvements d’éducation populaire participaient directement à cette production de sens.

Ils ne détenaient pas le monopole de l’information, mais ils constituaient des espaces de médiation entre les citoyens et les grands mécanismes économiques ou politiques.

Leur influence recule progressivement.

La télévision prend une place centrale.

Puis viennent les chaînes d’information continue.

Puis Internet.

Puis les plateformes numériques.

Puis les réseaux sociaux.

Les citoyens continuent de faire l’histoire.

Mais ils en reçoivent de plus en plus l’interprétation par des intermédiaires.

L’histoire est moins racontée par ceux qui la vivent que par ceux qui organisent sa circulation.

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Cette évolution modifie profondément le débat démocratique.

Les événements sont de plus en plus sélectionnés selon leur capacité à susciter l’attention.

L’émotion devient une ressource économique.

L’indignation devient un produit médiatique.

La peur devient une audience.

L’information n’est plus seulement un moyen de comprendre le monde.

Elle devient également un marché.

À partir des années 1990 puis surtout des années 2000, un autre phénomène apparaît : la peopolisation de la vie politique.

Les responsables politiques deviennent progressivement des personnages médiatiques.

Le débat sur les systèmes cède la place au débat sur les individus.

On ne discute plus seulement des programmes.

On discute des caractères.

On ne discute plus seulement des institutions.

On discute des personnalités.

On ne discute plus seulement des mécanismes économiques.

On discute des petites phrases.

Cette évolution ne résout aucun des problèmes de fond.

Mais elle modifie profondément la manière dont les citoyens les perçoivent.

Lorsque les mécanismes deviennent invisibles, les individus deviennent les principaux supports d’explication.

La politique se transforme alors progressivement en confrontation de personnages.

Et plus cette évolution progresse, plus il devient difficile de distinguer ce qui relève des structures de long terme de ce qui relève des acteurs momentanés chargés de les administrer.

C’est précisément dans cet espace que se développe la recherche permanente du responsable unique, du coupable idéal ou de l’homme providentiel.

Et c’est également dans cet espace que se joue aujourd’hui une grande partie de la bataille de l’information.

Le grand remplacement cognitif

Le terme de « grand remplacement » est généralement utilisé pour désigner une transformation démographique supposée des populations.

Les graphiques présentés ici suggèrent une autre lecture.

Le véritable bouleversement observable depuis plusieurs décennies n’est peut-être pas celui des populations.

Il est celui des connaissances mobilisées pour comprendre le monde.

Jamais les savoirs disponibles n’ont été aussi nombreux.

Jamais les moyens d’y accéder n’ont été aussi puissants.

Jamais l’humanité n’a produit autant de connaissances scientifiques, historiques, techniques, économiques ou anthropologiques.

Pourtant, dans le même temps, les savoirs permettant d’interpréter les mécanismes qui organisent la société semblent reculer relativement dans la culture commune.

Les connaissances progressent.

Les moyens d’accès progressent.

L’information progresse.

Mais l’appropriation des savoirs réflexifs ne progresse pas au même rythme.

Le graphique du « Grand Remplacement Cognitif » montre précisément ce phénomène.

La courbe des connaissances disponibles s’élève continuellement.

La courbe de l’information médiatique progresse également.

Mais la courbe représentant l’appropriation des sciences humaines recule relativement.

L’hypothèse n’est pas que les citoyens deviennent moins intelligents.

Elle est plus inquiétante.

Le monde devient plus complexe plus vite que nous n’apprenons à le comprendre.

Nous produisons davantage de connaissances que nous ne produisons de compréhension collective.

Le résultat est paradoxal.

Les citoyens savent de plus en plus de choses.

Mais ils disposent de moins en moins des outils nécessaires pour relier ces choses entre elles.

Ils connaissent davantage de faits.

Ils comprennent plus difficilement les mécanismes.

Ils reçoivent davantage d’informations.

Ils disposent de moins de temps pour les interpréter.

L’opinion prend alors progressivement la place de l’analyse.

Le commentaire remplace l’explication.

L’émotion remplace la compréhension.

Le ressenti remplace la mesure.

Ce déplacement constitue probablement l’un des phénomènes les plus importants de notre époque.

La concentration du pouvoir d’influence

L’un des enseignements les plus frappants des graphiques précédents concerne la convergence progressive de plusieurs courbes.

La courbe des milliardaires.

La courbe des faiseurs d’opinion.

La courbe de la concentration médiatique.

La courbe des sondages.

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La courbe de l’information émotionnelle.

Ces évolutions ne démontrent aucun complot.

Elles révèlent un phénomène structurel.

La concentration du capital tend à rejoindre la concentration des moyens de produire les récits collectifs.

Autrement dit, ceux qui disposent des ressources économiques les plus importantes disposent progressivement des moyens de raconter le monde, de sélectionner les sujets qui feront débat, d’influencer les représentations collectives et de mesurer les opinions qui en résultent.

Le phénomène n’a rien de mystérieux.

Les médias coûtent cher.

Les instituts de sondage coûtent cher.

Les plateformes numériques coûtent cher.

Les réseaux de communication coûtent cher.

La concentration économique conduit naturellement à une concentration croissante des capacités d’influence.

Le circuit devient alors circulaire.

Production de richesse.

Concentration du capital.

Contrôle accru des moyens de diffusion.

Influence sur les représentations collectives.

Reproduction du système économique.

Nouvelle concentration du capital.

Plus ce mécanisme devient invisible, plus il devient efficace.

Non parce qu’il serait secret.

Mais parce qu’il apparaît progressivement comme normal.

Il devient l’environnement ordinaire dans lequel les citoyens construisent leurs représentations.

Les citoyens face aux récits

Lorsqu’un individu ne dispose pas des connaissances lui permettant de comprendre les mécanismes économiques, institutionnels ou médiatiques qui organisent son existence, il se tourne naturellement vers les récits qui lui sont proposés.

Ces récits lui permettent de donner du sens aux événements.

Ils simplifient la réalité. Ils désignent des responsables. Ils identifient des coupables. Ils proposent des solutions.

Le problème n’est pas que ces récits existent. Toute société produit des récits.

Le problème apparaît lorsque ces récits remplacent progressivement la compréhension des mécanismes qu’ils prétendent expliquer.

Le citoyen ne juge alors plus une organisation économique.

Il juge les personnages qui lui sont présentés.

Il ne juge plus des institutions. Il juge des individus.

Il ne juge plus des structures. Il juge des comportements.

La politique se personnalise. Les mécanismes disparaissent derrière leurs représentants.

Les débats deviennent émotionnels. Les analyses deviennent secondaires.

Le spectacle prend progressivement le pas sur l’explication.

Pourquoi continuons-nous à chercher un sauveur ?

Lorsque les mécanismes deviennent invisibles, les solutions simples deviennent séduisantes.

Si les citoyens ne disposent plus des outils permettant de comprendre les phénomènes de long terme, il devient naturel de croire qu’un individu pourrait, à lui seul, inverser le cours des événements.

C’est ainsi que réapparaît périodiquement la figure du sauveur.

L’homme providentiel.

Le dirigeant exceptionnel.

Le chef capable de résoudre ce que plusieurs décennies n’ont pas permis de résoudre.

Pourtant, les graphiques racontent une autre histoire.

Ils montrent des phénomènes démographiques, économiques, culturels, médiatiques et informationnels qui se construisent sur plusieurs décennies.

Ils dépassent largement la durée d’un mandat électoral.

Ils dépassent parfois plusieurs générations.

Aucun président ne crée seul ces phénomènes.

Aucun gouvernement ne les inverse seul.

Aucun parti ne les produit isolément.

Ils sont le résultat de millions de comportements individuels et collectifs qui s’accumulent dans le temps.

Les citoyens cherchent alors des solutions à des problèmes dont ils ne perçoivent plus les causes réelles.

Ils cherchent un responsable à des phénomènes qu’ils ne peuvent plus relier à leur propre participation.

Ils attendent des dirigeants qu’ils modifient des comportements collectifs qu’eux-mêmes continuent quotidiennement à reproduire.

C’est pourquoi la question centrale n’est peut-être plus :

« Qui devons-nous élire ? »

Mais :

« Comprenons-nous réellement les mécanismes qui produisent les problèmes dont nous nous plaignons ? »

Sans cette compréhension, les élections risquent de rejouer indéfiniment la même scène.

Les acteurs changent.

Les visages changent.

Les discours changent.

Mais les mécanismes demeurent.

Et les déceptions se répètent.

C’est précisément ce que les graphiques de ce dossier tentent de rendre visible.

La responsabilité citoyenne

Depuis plusieurs décennies, les citoyens accusent régulièrement les responsables politiques de ne pas les écouter. 

Pourtant, dans le même temps, ils désertent progressivement les lieux où ils pourraient précisément s’exprimer, s’organiser et peser sur les décisions collectives.

Les syndicats perdent des adhérents.

Les partis politiques se vident.

Les associations peinent à renouveler leurs militants.

Les mouvements d’éducation populaire reculent.

Les conseils municipaux attirent peu de participants.

Les débats publics mobilisent rarement au-delà d’un cercle restreint de citoyens déjà engagés.

Or ces institutions ne sont pas apparues par hasard.

Elles constituaient précisément les espaces par lesquels les citoyens pouvaient transformer leurs préoccupations individuelles en actions collectives.

Elles permettaient de débattre.

De contester.

D’apprendre.

D’élaborer des propositions.

De construire des contre-pouvoirs.

Le paradoxe est donc saisissant.

Les citoyens réclament davantage de démocratie tout en abandonnant progressivement les instruments démocratiques qui leur permettraient de l’exercer.

Ils transfèrent alors leur pouvoir à des représentants.

Puis reprochent à ces représentants d’exercer le pouvoir qu’ils leur ont eux-mêmes confié.

Cette situation ne résulte pas d’un complot.

Elle résulte d’un comportement collectif observable.

Plus la compréhension des mécanismes politiques recule, plus grandit l’attente d’un homme providentiel censé résoudre des problèmes dont les causes demeurent incomprises.

Plus les médiations collectives disparaissent, plus la relation politique devient directe, émotionnelle et personnalisée.

Plus les citoyens s’éloignent des lieux de construction du débat, plus ils deviennent dépendants des récits qui leur sont transmis.

Les graphiques présentés dans ce dossier suggèrent que la crise actuelle ne concerne pas seulement les gouvernants.

Elle concerne également la citoyenneté elle-même.

Une démocratie adulte

Les gouvernements suivent généralement les populations davantage qu’ils ne les dirigent.

Cette affirmation peut sembler choquante.

Pourtant, elle apparaît clairement lorsque l’on observe le fonctionnement concret des sociétés.

Les consommateurs construisent les marchés.

Les électeurs construisent les majorités.

Les téléspectateurs construisent les audiences.

Les lecteurs construisent les médias.

Les citoyens construisent les institutions.

Si personne ne regarde certaines émissions, elles disparaissent.

Si personne n’achète certains journaux, ils ferment.

Si personne n’adhère aux organisations collectives, elles s’affaiblissent.

Si personne ne participe aux lieux démocratiques, ils deviennent vides.

Les comportements individuels s’additionnent.

Ils produisent alors des phénomènes collectifs qui finissent par apparaître comme des forces extérieures alors qu’ils résultent de millions de décisions quotidiennes.

C’est précisément ce que révèlent les graphiques.

Ils montrent que les citoyens ne sont pas uniquement les victimes passives d’un système qui leur serait imposé. Ils en sont également les acteurs permanents qui ne se reconnaissent pas comme tels.

Le problème n’est donc pas seulement de savoir qui gouverne.

Le problème est de comprendre comment nous participons nous-mêmes à la construction du monde dans lequel nous vivons. Là il nous faut sortir du débat suggestif émotionnel que nous auto entretenons ;

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

pour entrer dans celui concret de notre fonctionnement cognitif.

Cette réflexion conduit à une question plus dérangeante.

Pourquoi les citoyens acceptent-ils si facilement de déléguer leur compréhension du monde à d’autres ?

Pourquoi abandonnent-ils les lieux où ils pourraient apprendre, comprendre, débattre, contester et agir collectivement ?

Pourquoi préfèrent-ils si souvent recevoir des explications toutes faites plutôt que participer à leur élaboration ?

La réponse est peut-être plus simple qu’il n’y paraît. Apprendre demande un effort. Comprendre demande un effort. Participer demande un effort. S’organiser demande un effort.

L’analyse exige du temps. La réflexion exige de la discipline.

À l’inverse, consommer un récit prêt à l’emploi ne demande presque rien.

L’être humain est naturellement porté à économiser son énergie.

Cette tendance a constitué un avantage évolutif pendant des millénaires.

Mais dans une société complexe, elle peut devenir un obstacle majeur à la compréhension des mécanismes qui nous gouvernent, et nous laisser dans des espaces que seule une implosion réorganise.

Pourquoi rémunérer les hommes pour apprendre ?

C’est précisément ici que la réflexion rejoint le projet développé dans « La République de l’énergie humaine ».

Depuis plusieurs siècles, les sociétés rémunèrent principalement la production.

Nous valorisons ceux qui fabriquent.

Ceux qui vendent.

Ceux qui transportent.

Ceux qui administrent.

Ceux qui organisent.

Ceux qui produisent des biens ou des services.

Cette logique a accompagné le développement industriel et l’amélioration des conditions matérielles d’existence.

Mais elle révèle aujourd’hui une limite fondamentale.

Nous rémunérons massivement la production des richesses.

Nous rémunérons beaucoup plus difficilement l’apprentissage des connaissances nécessaires à leur compréhension. Or le temps nécessaire à l’acquisition des savoirs pour comprendre notre existence n'est plus adapté aux connaissances disponibles, et c'est ceux qui en disposent qui disent aux autres quoi penser.

Il faut donc changer la donne et permettre aux citoyens de produire leur nécessaire et simultanément apprendre tout au long de l'existence contre une rénumération au même titre que le travail, l'avenir est à ce prix. Nos graphiques démontrent les conséquences des citoyens laissés à l'auto éducation, ils répètent le monde transmis et se croient dépositaires de leurs opinions

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

Nous avons construit une civilisation extraordinairement performante dans la production des biens.

Nous avons beaucoup moins investi dans la production de citoyens capables d’en comprendre les mécanismes.

Or le futur est une économie de la connaissances certes pour produire, mais beaucoup plus pour évité le désastre d'une auto destruction, en n'étant plus au fait de la réalité mais d'une estimation émotionnelle d'un monde qui ne peut pas trouver de solution ou trouver des solutions disproportionnées aux mesures de la réalité.

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

L’apprentissage devient alors une activité secondaire. Une activité privée. Une activité laissée à la motivation individuelle. Une activité qui dépend du temps libre disponible.

Pourtant, les graphiques précédents montrent que l’avenir de la démocratie dépend peut-être davantage de cette activité que de nombreuses réformes institutionnelles.

Une démocratie adulte suppose des citoyens capables de comprendre les mécanismes économiques, politiques, sociaux et anthropologiques qui organisent leur existence.

Elle suppose des citoyens capables de distinguer le monde vécu du monde transmis.

De distinguer l’information de la connaissance.

De distinguer l’émotion de l’analyse.

De distinguer le symptôme de la cause.

C’est précisément pour cette raison que l’idée de rémunérer les hommes pour apprendre mérite aujourd’hui d’être réexaminée.

Non comme une utopie.

Mais comme une nécessité démocratique.


Conclusion générale

Les graphiques de ce dossier ont rempli leur fonction.

Ils ont rendu visibles des phénomènes que le texte seul ne permettait pas d’observer immédiatement.

Ils ont permis de mettre en évidence :

  • l’écart entre la criminalité vécue et la criminalité transmise ;

  • la montée de l’Indice de Risque Suggestif ;

  • la fracture intellectuelle ;

  • l’écart entre savoir disponible et savoir mobilisé ;

  • le déplacement du pouvoir d’influence ;

  • le recul des médiations collectives ;

  • la centralité croissante de la bataille de l’information ;

  • la concentration progressive des moyens de produire les récits collectifs.

Ces phénomènes ne démontrent pas que les citoyens deviennent moins intelligents.

Ils montrent que la compréhension du monde devient plus difficile à mesure que celui-ci devient plus complexe.

Ils montrent que les connaissances progressent plus vite que leur appropriation.

Ils montrent que l’information progresse plus vite que la compréhension.

Ils montrent que l’émotion progresse plus vite que l’analyse.

Ils montrent que les citoyens sont de plus en plus exposés à des récits qui expliquent le monde à leur place.

Le problème n’est donc pas seulement d’avoir une opinion.

Le problème est de disposer des connaissances nécessaires pour comprendre pourquoi nous avons cette opinion.

Le véritable grand remplacement n’est peut-être pas celui dont parlent les identitaires.

Il est celui du remplacement progressif du citoyen actif par le spectateur passif.

Du débat par le commentaire.

De l’analyse par la réaction.

De la compréhension par le ressenti.

Une démocratie ne disparaît pas lorsque les citoyens n’ont plus le droit de parler.

Elle disparaît lorsqu’ils cessent d’apprendre, de comprendre et d’agir par eux-mêmes.

« Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie » montre le problème.

« La République de l’énergie humaine — Rémunérer les hommes pour apprendre » tente d’apporter une solution.

L’articulation entre ces deux propositions constitue probablement l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle. 

Nous ne pouvons plus rester ignorants de ce qui nous permet de comprendre le monde.

Car la démocratie ne repose pas seulement sur le droit de choisir.

Elle repose d’abord sur la capacité de comprendre ce que nous choisissons.

Ce serait un grand pas en avant si les citoyens demandaient la traçabilité des prix, la part de la production , celle de la marge et celle de leur existence. Soit fabrication, marge, prélèvement, pour comprendre que le produit qu'ils achètent représente moins de 14% du prix de vente.

Le débat politique en deviendrait peut-être plus clair.

Apparaîtrait alors le prix de l’existence salariale, celui de l'entrepreneur et celui du capital. L'IA aujourd'hui permet de réaliser un tel éclaircissement. Cela vaudrait pour les productions Françaises, mais également Européennes et du monde. Il deviendrait plus clair qu'acheter sa vie n'est pas acheter un produit.

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie
Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

Les Graphiques de la criminalité par rapport à l'évolution de la population, font apparaître nettement la similitude d'évolution qui démontre l'interdépendance mondiale qui discrédite toutes les propositions de recentrage sur soi des nations. Ils démontrent les interprétations démagogiques de partis qui lient identité et criminalité, pouvant sans mesures comparatives tromper la population.

Dans le monde la criminalité à suivit la même progression indépendamment des cultures, car l'économie est mondialisé et le cerveau humain est le même pour tous. où qu'un humain soit

Ne votez plus sans un filtre pour sauver la démocratie

Dans ce graphique de l'évolution des riches est sans précédent, alors que le crédit nécessaire au salaria est quasiment stable. Si l'organisation économique ne conduisait pas au travers du néolibéralisme, plus communément appelè capitalisme, à ce que les salaires soient rendus au capital majoré d'une marge l'enrichissement n'atteindraient pas ces sommets. En conséquence de quoi toutes réclamations d'augmentations de salaires conduisent à accroître le capital. Quand dans la campagne électorale nous entendrons des partis réclamer cela, ayons la certitude que nos situations ne changeront pas. mais au moins nous le savons maintenant.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 28 Mai 2026

Un extrait de mon nouvel essai dans la perspective des élections présidentielles.

Comprendre cela demande du temps et du recul, ce que l'on ne peut pas faire en vivant les événements, les vivres et les raconter. Alors on fabrique des contes et le temps long vient dire où l'on c'est trompé.

S1D-5E — Chute du bloc de l’Est et restructuration perceptive du monde (1975–2024)

Questions de recherche

  1. La disparition du bloc soviétique modifie-t-elle la structure idéologique des démocraties occidentales ?

  2. Le débat politique se déplace-t-il : du social et de l’économie vers la sécurité, l’identité et l’émotion ?

  1. La mondialisation financière et médiatique produit-elle : une fragmentation cognitive ; une déstructuration démocratique ; une conflictualité émotionnelle permanente ?

  1. Le système médiatique devient-il : moins un espace d’information que : un espace de stabilisation perceptive du modèle capitaliste dominant ?

 

Mélenchon le sauveur de la bipolarité politique.
Analyse — La restructuration perceptive du monde après 1989–1995

Le graphique fait apparaître un basculement historique majeur.

Deux lignes verticales structurent la lecture : 1989 — chute du bloc de l’Est ; 1995 — basculement perceptif et médiatique.

À partir de ce moment : les courbes commencent à diverger fortement.

La disparition de la bipolarité idéologique

La courbe : bipolarité idéologique s’effondre progressivement après 1989.

Pendant plusieurs décennies : capitalisme ; socialisme historique ; s’opposaient encore comme systèmes concurrents.

Cette opposition imposait : une conflictualité idéologique structurée ; des médiations collectives ; des compromis sociaux ; des débats économiques de fond.

Après l’effondrement du bloc soviétique : le capitalisme financiarisé cesse progressivement : d’avoir un adversaire systémique structuré.

Ce sujet mérite le graphique suivant :

Mélenchon le sauveur de la bipolarité politique.
Nous pouvons y analyser la tromperie de la bipolarité en France et en Europe.

Ce graphique montre une idée importante : la bipolarité politique française n’a pas disparu d’un coup. Elle a d’abord survécu comme forme électorale apparente, alors que son contenu systémique socialiste s’était déjà affaibli.

Le point de départ est 1983. À partir du tournant social-démocrate, le PS reste perçu comme le représentant de la gauche historique, mais il abandonne progressivement la rupture anticapitaliste. La gauche gouvernementale conserve donc le vocabulaire, les symboles et la mémoire du socialisme, tout en acceptant de plus en plus les contraintes du cadre néolibéral.

C’est cela que le graphique appelle leurre de bipolarité.

Pendant plusieurs décennies, les électeurs continuent de croire à une alternance structurante entre gauche et droite, entre anticapitalisme et capitalisme alors que les deux grands blocs gouvernementaux demeurent dans une même boucle économique : financement de la vie par le travail, les prix, les prélèvements, le crédit et la croissance en continuant l'exploitation salariale dont témoigne l'augmentation des milliardaires. C’est exactement l’axe de mon article Tous dans la même boucle.

Le choc de 2002 révèle une première fracture : l’extrême droite représentée par les valeurs fascisantes du FN capte une part croissante de la protestation sociale, pendant que la gauche gouvernementale ne parvient plus à représenter une alternative systémique.

Le second basculement intervient en 2017. L’effondrement simultané du PS et de LR fait apparaître ce qui était déjà présent depuis longtemps : l’ancienne bipolarité électorale ne structurait plus réellement le conflit social. Les travaux de science politique sur 2022 parlent d’ailleurs d’un nouvel ordre électoral consolidé après le choc de 2017.

La recomposition autour de Mélenchon, du PG puis de LFI tente alors de rétablir une bipolarité plus réelle : capitalisme néolibéral contre contestation systémique socialiste historique. Les organisations anticapitalistes plus anciennes, comme le NPA ou LO, n’ont pas réussi à occuper cet espace à grande échelle, en partie parce qu’elles sont restées dans des formes politiques plus fossilizadas, moins capables de recomposer un imaginaire majoritaire.

Le graphique permet donc de formuler cette hypothèse :

la France n’a pas connu une disparition simple de la bipolarité ; elle a connu une longue période de bipolarité fictive représentée par le PS, suivi d’une recomposition conflictuelle autour d’un nouveau clivage : bloc néolibéral plus bloc national identitaire contre bloc social écologique et anticapitaliste.

C’est une pièce importante avant l’hélice de 1995 observable, parce qu’elle montre que le vide laissé par l’effacement du socialisme historique gouvernemental a été rempli par deux forces concurrentes :

la captation identitaire et sécuritaire de la RN avec laquelle les partis néolibéraux ont des difficultés d'association pour cause de glissement fascisant qu'ils portent eux-mêmes sans en avoir conscience.
– la tentative de recomposition sociale et anticapitaliste autour de LFI, avec la PS sociale-démocrate devenue gestionnaire du capitalisme.

La confusion idéologique n'est pas encore levée, mais la bipolarité semble se pérenniser autour de sa figure symbolique et historique de Mélenchon. l'histoire le retiendra comment le salvateur du socialisme historique en refondation pour s'adapter au monde contemporain et ne garderons aucune trace des polémiques imbéciles de tous ces détracteurs, jaloux d'y voir le seul homme politique encore digne de pouvoir porter ce titre, par rapport à tous les autres pédalos qui se vautrent dans leur insignifiance. Chacun à le droit de ne pas l'aimer, et d'essayer de le discréditer, mais politiquement il est entêté et sans reproche politique.

S1D-5G - Retour de la bipolarité et polarisation autour de Mélenchon de 2005 à 2024.

Mélenchon le sauveur de la bipolarité politique.
Analyse — Mélenchon comme figure de cristallisation du retour de la bipolarité réelle

Le graphique montre un phénomène politique et médiatique particulier : la montée de la recomposition anticapitaliste autour du PG puis de LFI s’accompagne presque parfaitement : d’une montée du traitement polémique ; de la conflictualité spectaculaire ; de la polarisation affective ; de la personnalisation autour de Mélenchon.

Dans le même temps : le traitement programmatique et économique recule fortement.

La fin de la bipolarité fictive

Pendant plusieurs décennies : le PS a maintenu l’apparence d’une bipolarité historique gauche/droite, alors que : l’architecture économique fondamentale restait largement partagée.

La conflictualité systémique réelle : capitalisme / anticapitalisme ; avait progressivement disparu du centre du débat.

Cette disparition produit un vide politique majeur.

La recomposition autour de Mélenchon

Le PG puis LFI tentent alors de réintroduire : une conflictualité économique structurelle ; une critique du néolibéralisme ; une opposition systémique plus explicite.

Et c’est précisément à partir de ce retour : qu’augmente fortement : la personnalisation conflictuelle ; la polémisation ; le rejet émotionnel ; la saturation médiatique.

Le graphique suggère donc une hypothèse importante : plus la bipolarité réelle réapparaît, plus le système perceptif tend : à déplacer le débat : des structures économiques ; vers : les affects attachés aux figures politiques.

Le déplacement du conflit

Le conflit cesse progressivement d’être représenté comme : affrontement économique ; et devient : affrontement de personnalités ; séquences de clash ; dramaturgie émotionnelle.

Autrement dit : la conflictualité systémique réelle : néolibéralisme / opposition anticapitaliste ; est médiatiquement retraduite : en : problème de comportement ; polémique ; outrance ; rejet affectif.

La fonction perceptive du système médiatique

Le graphique ne signifie pas :

qu’il existerait nécessairement une coordination consciente de tous les acteurs médiatiques.

Mais il montre : un effet structurel.

Le système médiatique contemporain sélectionne : ce qui : polarise ; captive ; choque ; personnalisé.

Et dans ce cadre : Mélenchon devient progressivement : une figure de cristallisation émotionnelle majeure.

La démocratie perceptive

Le phénomène observé rejoint exactement nos autres graphiques. (que vous n'avez pas pour l'instant)

Le débat politique tend progressivement à quitter : le terrain programmatique ;

pour se déplacer : vers : la perception ; la séquence ; l’affect ; la représentation émotionnelle des acteurs.

Le citoyen reçoit alors : moins : une conflictualité structurelle explicite, et davantage : une conflictualité spectaculaire permanente.

Le recul historique

j'ai raison sur un point essentiel : ce phénomène est très difficile à percevoir à chaud.

Parce que : le monde transmis domine immédiatement ; l’émotion structure la perception ; les représentations d’apparence masquent les logiques profondes.

Le recul historique ; la comparaison des courbes ; la mise en relation des dynamiques ; permettent progressivement : de faire réapparaître : la structure réelle du conflit politique contemporain.

Et cette structure semble montrer : que le retour d’une bipolarité systémique réelle s’est accompagné : d’une intensification massive de la conflictualité perceptive et émotionnelle.

Mélenchon en s'en prenant au journaliste avait clairement analysé cette situation. l'avoir dénoncé souvent vertement lui a valu leurs inimitiés. Mais c'est à lui que l'histoire donne raison. Les journalistes ont participé à maintenir une bipolarité fictive sans jamais éclairé le débat en concourant au maintien de la confusion et en servant sans conscience les intérêts des néolibéraux dans leur stratégie de l'émotion annihilatrice de l'analyse culturelle intelligente, dont le site INFO sans INFO avait fait la démonstration dés 98.


 

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Rédigé par ddacoudre

Publié dans #Politique

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Publié le 10 Mai 2026

La confusion politique française : que les politologues devraient être les premiers à lever plutôt qu'à l'entretenir.
Comment le débat sur le socialisme a disparu.

Depuis plusieurs décennies, le débat politique français s’enfonce dans une confusion profonde où les mots « gauche », « droite », « socialisme », « réformisme », « extrême gauche », « social-démocratie » ou « capitalisme » sont utilisés sans que la majorité des citoyens sache réellement ce qu’ils désignent historiquement.

Cette confusion n’est pas anodine. Elle a profondément modifié la compréhension politique des citoyens et explique en grande partie l’effondrement du débat de fond au profit des affrontements de personnalités, des stratégies médiatiques et des polémiques permanentes.

Car derrière les étiquettes politiques se cache normalement une question beaucoup plus simple :
comment une société organise-t-elle son économie, la production, la propriété, la répartition des richesses et les rapports entre le capital et le travail ?

Or c’est précisément cette question qui a progressivement disparu du débat public.

La naissance de la gauche contre le capitalisme

Historiquement, la gauche française ne s’est pas construite pour « mieux gérer le capitalisme ». Elle s’est construite contre les effets sociaux du capitalisme industriel du XIXe siècle.

L’apparition de grandes concentrations industrielles, l’exploitation salariale massive, le travail des enfants, la misère ouvrière et l’accumulation du capital ont donné naissance à plusieurs courants politiques contestant l’organisation économique dominante.

Très tôt, deux grandes lignes apparaissent.

La première est révolutionnaire.
Elle considère que le capitalisme ne peut être réformé durablement et qu’il faut supprimer la propriété dominante du capital sur les moyens de production. Cette tradition donnera naissance aux partis communistes, marxistes et révolutionnaires.

La seconde est réformiste.
Elle considère qu’une transformation progressive par les institutions démocratiques, les élections, les protections sociales et les conquêtes collectives peut progressivement limiter ou dépasser les logiques capitalistes sans révolution brutale.

Pendant longtemps, malgré leurs oppositions stratégiques, ces deux courants partageaient un point commun fondamental :
ils considéraient tous deux que le capitalisme produisait structurellement des inégalités et une domination du travail par le capital.

Autrement dit, la gauche se définissait d’abord par sa position face au capitalisme.

La social-démocratie : l’abandon progressif de la rupture avec le capitalisme

Après la Seconde Guerre mondiale, puis surtout après les années 1980, une transformation majeure va apparaître dans une partie de la gauche européenne.

Face à la mondialisation, à la financiarisation, à la chute du bloc soviétique et à l’affaiblissement industriel occidental, de nombreux partis socialistes européens vont progressivement abandonner l’idée d’une transformation structurelle du capitalisme.

Ils ne cherchent plus à dépasser le capitalisme.

Ils cherchent à le réguler.

Cette évolution est fondamentale.

Car à partir de ce moment, une partie importante de la gauche cesse de vouloir modifier la structure économique elle-même. Elle cherche principalement :
– à redistribuer une partie des richesses produites ;
– à protéger les services publics ;
– à maintenir des protections sociales ;
– à corriger les excès du marché ;
– mais sans remettre en cause la logique fondamentale du capital.

C’est ce qu’on appelle historiquement la social-démocratie.

La social-démocratie n’est pas le socialisme historique.
Elle est une gestion redistributive du capitalisme, connu sous le nom économique du keynésianisme.

Cette distinction est essentielle, mais elle a été progressivement effacée du débat public intentionnellement et avec habileté. C'est l'effondrement de L'URSS qui en a marqué le départ.

Le tournant français et la confusion du Parti socialiste

En France, cette mutation devient particulièrement visible à partir des années 1980.

Le tournant de la rigueur de 1983 marque un moment symbolique important. Face aux contraintes monétaires, européennes et financières, le Parti socialiste abandonne progressivement une logique de transformation économique profonde réformiste anti-capitaliste (lire ses statuts) pour entrer dans une logique de gestion compatible avec le capitalisme mondialisé. Exclusion des statuts de la lutte contre le capitalisme, départ symbolique de J.C Mélenchon en 2008 ("Par fidélité à nos engagements, nous prenons notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste"pour la construction d'un nouveau parti de gauche" ) ; puis de B. Hamon en 2017 (« J’ai adhéré il y a trente ans au Parti socialiste. Je n’ai aucun dépit, aucune colère. Je ne change pas de convictions, je ne change pas de famille. Il est temps de tourner une page », a-t-il continué, après avoir dénoncé les « trop nombreux renoncements et reniements » du PS. )

Mais le problème majeur est ailleurs :
le Parti socialiste conserve son nom, ses symboles et son héritage historique.

Cette continuité nominale entretient une confusion immense dans l’esprit des citoyens.

Beaucoup continuent à croire que le PS représente encore une transformation socialiste de l’économie, alors que sa ligne devient progressivement sociale-démocrate.

Cette ambiguïté va profondément marquer plusieurs générations politiques.

Des citoyens continuent de voter pour un parti pensant soutenir une orientation socialiste, alors que celui-ci assume progressivement :
– l’économie de marché ;
– la construction européenne libérale ;
– la compétitivité ;
– les logiques financières ;
– les privatisations partielles ;
– ou les politiques d’adaptation au capitalisme mondialisé.

La présidence de François Hollande va cristalliser cette confusion.

Une partie importante de l’électorat de gauche découvre alors un écart massif entre le discours historique du PS et la politique réellement menée.

Ce moment produit une rupture psychologique durable.

Pour beaucoup de citoyens, ce n’est pas seulement un gouvernement qui déçoit. C’est l’idée même de la gauche qui semble trahir ses promesses historiques.

Jean-Luc Mélenchon et la tentative de reconstruction d’une gauche anti-capitaliste réformiste

C’est dans ce contexte qu’apparaît le rôle particulier joué par Jean-Luc Mélenchon.

Son importance historique ne réside pas seulement dans ses résultats électoraux. Elle réside surtout dans sa tentative de reconstruire une gauche se définissant à nouveau par sa critique du capitalisme.

Avec le Parti de Gauche, puis avec La France Insoumise, il tente de rassembler :
– les dissidents du socialisme devenu social-démocrate ;
– les traditions républicaines ;
– les antilibéraux ;
– les écologistes radicaux ;
– les déçus du PS ;
– et une partie des abstentionnistes ou des catégories populaires ayant quitté la gauche traditionnelle.

Sa position est particulière.

Mélenchon n’est pas révolutionnaire au sens marxiste classique.

Il ne défend pas une prise du pouvoir violente ni une suppression immédiate des institutions démocratiques.

Mais il n’est pas non plus social-démocrate au sens du PS contemporain.

Il demeure réformiste anti-capitaliste.

Autrement dit, il considère que le capitalisme produit structurellement des dominations et des inégalités qu’il faut dépasser, mais par des mécanismes démocratiques, électoraux et institutionnels.

Cette nuance est rarement expliquée clairement dans les médias où les plus ignorants ou ceux de mauvaise fois profitant de la confusion le situent à l'extrême gauche, il n'y a pas plus sot pour ceux qui y croient, et ces dernières années ils ont été nombreux. Le besoin de le discréditer est lié au fait que c'est le seul qui veut changer le néolibéralisme et répondre aux souhaits des citoyens qui veulent modifier le capitalisme à 92% (source CEVIPOF) et qui ont peur en définitive de tout changement. Comme on dit dans le midi, ils sont bons que pour la "tachctche".

L’effondrement du débat de fond

Le problème majeur est que le débat politique contemporain ne porte presque plus sur les structures économiques elles-mêmes.

Les médias parlent :
– des personnalités ;
– des scandales ;
– des stratégies ;
– des conflits de personnes ;
– des petites phrases ;
– des émotions médiatiques ;
– des costumes symboliques ;
– ou des affrontements identitaires.

Mais les distinctions fondamentales entre :
– capitalisme,
– socialisme,
– social-démocratie,
– réformisme,
– nationalisme économique,
– libéralisme,
– ou le fascisme
sont rarement expliquées clairement, et pour cause. Ce n'est pas que nous n'ayons pas des politologues, des sociologues, des économistes, des scientifiques capables d'expliquer cela. La question est pourquoi ils ne le font pas ? Pourquoi au lieu d'éclairer les débats, ils le maintiennent dans la médiocrité.

Cette situation produit une désorientation politique massive.

Des citoyens peuvent défendre des politiques autoritaires sans comprendre leurs racines historiques tel la RN.

D’autres croient défendre le socialisme alors qu’ils soutiennent des formes de capitalisme redistributif, tel le PS.

D’autres encore pensent combattre le système alors qu’ils ne proposent qu’une autre gestion de la même structure économique, tous les partis de droite.

Le débat devient émotionnel plutôt que structurel.

Une confusion, qui dépasse la France, a rempli le vide laissé par l'effondrement du communisme.

Cette confusion ne concerne pas seulement la France.

Les grandes puissances contemporaines représentent en réalité différentes formes de gestion du capitalisme.

Les États-Unis représentent principalement un capitalisme financiarisé individualiste.

L’Europe développe davantage un capitalisme redistributif bureaucratique, issu de la tradition sociale-démocrate.

La Chine construit une forme hybride de capitalisme productif piloté stratégiquement par l’État.

Mais malgré leurs différences idéologiques apparentes, ces systèmes restent organisés autour d’une même logique fondamentale :
la vie demeure dépendante de la production marchande (réalisation du capital), du salariat, de la monnaie et de la circulation du capital.

Le salarié reçoit un salaire pour produire ce dont il aura ensuite besoin comme consommateur.

Et ce salaire retourne progressivement au capital à travers :
– les prix,
– les loyers,
– les intérêts,
– les assurances,
– les taxes,
– les abonnements,
– et les mécanismes de dépendance économique.

Autrement dit, les alternances politiques modifient souvent la gestion du système sans modifier sa structure profonde qui est : celle où le salarié achète ce qu'il produit plus cher que ce qu'il a reçu pour le faire, et rend ainsi son salaire au capital majoré des marges.

Le retour de la question structurelle

C’est précisément cette question structurelle qui réapparaît aujourd’hui.

De plus en plus de citoyens sentent intuitivement que les alternances politiques ne changent plus réellement leur condition profonde.

Ils observent :
– la précarisation,
– l’endettement,
– la dépendance au travail,
– la peur du déclassement,
– l’épuisement psychologique,
– et la concentration croissante des richesses.

Mais faute de clarté idéologique, cette souffrance se disperse :
– abstention,
– colère,
– vote protestataire,
– radicalisation,
– rejet des institutions,
– ou affrontements identitaires.

Le problème devient alors anthropologique autant qu’économique.

Car lorsque les citoyens ne comprennent plus les structures qui organisent leur existence, ils se replient sur :
– les figures d’autorité,
– les appartenances émotionnelles,
– les récits simplificateurs,
– ou le culte des personnalités politiques.

Tout ce qui permet le développement de la fascisation et des guerres. Ce que connaissent aussi bien que moi les hommes politiques et qu'ils préfèrent taire dans leurs majorités. Également ce que refusent d'aller lire dans le net les citoyens, de peur de si reconnaître.

Le débat démocratique cesse alors de porter sur l’organisation réelle de la société pour devenir un affrontement permanent de symboles, d’identités, de récits médiatiques, d'évitements (abstention, blanc) de peurs (sécuritarisme).

Et c’est précisément dans cette confusion que les systèmes néo-libéraux peuvent continuer à fonctionner sans être réellement remis en cause. C'est triste de voir une France qui a peur de se regarder. Et la raison n'est pas politique; il faut la rechercher dans ce paradoxe:

92% des citoyens veulent réformer le capitalisme et ils ne votent pas pour le parti qui le leur permettrait. La réponse est chez le PSY. Car c'est notre cerveau "reptilien" qui dirige (Adam Smith), si c'était le néo cortex ( la Boétie), il y a long temps que le néo libéralisme n'existerai plus.

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 7 Mai 2026

Tous dans la même boucle.
Pourquoi le vote ne change plus la structure devrait interroger les médias et les partis ?
Tous dans la même boucle.
Les élections présidentielles approchent.
Chaque parti à peaufiné son programme, qui n'est qu'une énième reprise de ceux qu'ils proposent aux citoyens à chaque élection reformulée par des communicants pour ne pas sentir le recuit. Ce n'est point là une moquerie c'est une caricature d'une réalité que nous vivons depuis 1983 et qui nous a apporté le pire, le fascisme, dont tout le monde à peur d'en parler bien que les critères soient connus de tous les commentateurs qui le cachent sous le vocable de la droite décomplexée. J'espère que le communicant qui a trouvé cette nouvelle appellation du fascisme a grassement était récompensé.

Nos médias vont donc s’emparer de ces programmatiques politiques et les porter aux nues, organiser des débats pour corser le spectacle, comme si l'une d'entre elles était de nature à changer quoi que ce soit. Il n'y a rien d'irrespectueux envers ceux qui s'investissent de bonne foi dans la croyance de la vision de leur solution. L'on peut les dénigrer comme nous l'entendons souvent, mais ils assument encore la démocratie dans une période devenue critique par désillusion et lassitude.

Cet article a pour objet de faire connaître par sa lecture les raisons essentielles de la mort de l’espérance réelle au-delà du masque des communicants et du spectacle des médias, qui n'ont que du ressassé à ce mettre dans les mots, et dont certains avec, font la course aux casseroles comme l'on faisait la course au sac. Comment comprendre que des milliers d'économistes, des milliers de tink tank, des milliers de doctorants en économie ou ressources humaines recherchent ou proposent des solutions qui ne changent rien, et ce n'est pas faute de manquer d’intelligence et de savoirs.

Pour changer un système, il faut voir ce qui nous enchaîne.

Depuis plus de quarante ans, les citoyens français votent pour changer leur condition. Ils votent à gauche pour plus de justice sociale, à droite pour plus d’ordre économique, au centre pour plus d’efficacité, à l’extrême droite pour plus de protection nationale. Mais malgré l’alternance des mots, des partis et des promesses, une réalité demeure : aucun de ces blocs ne remet en cause l’architecture fondamentale du système.

Ils ne changent pas le moule. Ils se disputent seulement la manière de l’administrer.

La gauche veut redistribuer davantage. La droite veut rendre le travail plus compétitif. Le centre veut fluidifier l’économie. Le RN veut nationaliser la protection de la boucle. Mais tous restent enfermés dans la même structure : la vie continue d’être financée par le travail, les prix, la consommation, la fiscalité, l’endettement et la croissance.

Autrement dit, les citoyens changent de gestionnaires, mais pas de système.

Le point de bascule historique peut être situé, symboliquement, autour du tournant de la rigueur de 1983. La gauche arrivée au pouvoir en 1981 promettait une rupture ; dès 1983, elle accepte les contraintes monétaires, européennes, financières et concurrentielles qui vont progressivement la conduire vers une social-démocratie de gestion. Ce moment reste interprété, notamment à gauche et à l’extrême gauche, comme une trahison ou un renoncement à une rupture réelle avec l’économie dominante.

À partir de là, la gauche institutionnelle (PS) ne sort plus vraiment du capitalisme. Elle cherche à le corriger. Elle veut limiter les dégâts, redistribuer davantage, protéger les salariés, taxer les riches, augmenter les salaires, défendre les services publics. Mais elle ne modifie pas la structure qui oblige chacun à financer sa vie par le travail et rendre son salaire au capital pour acheter comme client ce qu'il a produit.

L’effondrement de l’URSS a ensuite laissé un vide idéologique immense. Le communisme réel s’étant effondré, l’imaginaire de rupture a perdu son support historique. Une partie des classes populaires, autrefois structurée par le mouvement ouvrier, s’est retrouvée disponible pour d’autres récits : nation, identité, frontières, sécurité, déclassement, immigration. C’est dans ce vide que le RN a pu progressivement occuper l’espace d’une colère sociale privée de modèle économique alternatif crédible que n'ont pu porter les sociaux-démocrates de droites ou de gauche non anti-capitaliste.

Le Nouveau Front populaire, constitué en 2024 autour de LFI, du PS, des Écologistes et du PCF, a bien proposé une rupture politique avec le macronisme : hausse du SMIC, blocage des prix de première nécessité, abrogation de la réforme des retraites, taxation des hauts revenus et des grandes entreprises. Mais, dans la lecture du Modèle Joule, ces mesures restent dans la boucle ancienne : elles augmentent ou redistribuent le pouvoir d’achat, sans sortir la vie des prix et empêcher le salarié de rendre son salaire majoré de la marge au capital quand il rachète comme client sa production.

C’est là que se situe le point décisif.

Augmenter les salaires dans le système actuel peut soulager immédiatement. Mais cette augmentation revient ensuite dans les prix, dans les marges, dans les coûts répercutés, dans les taxes, dans les loyers, dans les intérêts, dans l’accumulation du capital. Le salarié reçoit davantage, mais il rachète ensuite plus cher ce qu’il contribue à produire.

La gauche croit libérer par la redistribution. Mais si la redistribution ne sépare pas production et vie, elle reste une correction interne du système. Elle augmente temporairement la respiration sociale, mais ne change pas l’appareil respiratoire.

La droite, elle, ne cherche pas à redistribuer la boucle. Elle cherche à la rendre plus efficace. Les Républicains parlent de baisse du coût du travail (charges = vie des salariés), d’incitation à l’activité, de compétitivité et de valorisation du travail ; leur propre communication de 2026 critique les politiques qui “affaiblissent le travail” et “financent l’illusion du pouvoir d’achat par toujours plus de dettes”. Renaissance / Ensemble insiste sur le plein-emploi, la réindustrialisation, le pouvoir d’achat et la suppression des obstacles qui décourageraient les augmentations de salaire. Horizons, autour d’Édouard Philippe, se place dans une logique d’ordre, d’efficacité publique, de travail, d’autorité et de refonte du modèle social ( une refonte à la baisse).

Mais là encore, la structure demeure : travailler, produire, consommer, financer la vie dans les prix, rechercher la croissance, maintenir l’accumulation.

La droite ne sort pas de la boucle. Elle veut l’optimiser.

Le RN, enfin, propose une autre narration : défendre les Français, protéger le pouvoir d’achat, contrôler les frontières, restaurer l’autorité, nationaliser la colère sociale. Mais son programme économique reste lui aussi inscrit dans le même cadre : prix, salaires, taxes, État, consommation, protection nationale. Certaines analyses soulignent même que ses mesures fiscales peuvent favoriser les plus aisés tout en parlant au nom des classes populaires.

La RN ne sort donc pas de la boucle non plus.

Il promet de la réserver prioritairement aux nationaux.

On peut alors résumer ainsi :

La gauche veut mieux répartir la boucle.
La droite veut optimiser la boucle.
Le centre veut fluidifier la boucle.
Le RN veut nationaliser la boucle.
Seul Le Modèle Joule propose d’en sortir.

C'est toujours à tort que la population invective le pouvoir ou les partis ou les hommes politiques indépendamment de faits personnels. Cette impasse ne vient pas seulement de la mauvaise foi des acteurs politiques. Elle vient d’un enfermement plus profond vieux de millénaires. Les partis pensent encore avec les catégories héritées de la rareté : emploi, salaire, pouvoir d’achat, croissance, compétitivité, redistribution, dette, fiscalité. Ils déplacent les curseurs, mais ne changent pas le tableau de bord.

Même LFI, qui prétend incarner une rupture, se retrouve prise dans cette contradiction. Pour accéder au pouvoir, elle doit composer avec des forces sociales-démocrates comme le PS et les Écologistes, avec des traditions marxistes plus anciennes comme le PCF, le NPA ou Lutte ouvrière, et avec des appareils dont la culture politique reste fondée sur le salaire, l’État, la redistribution et la lutte contre le capital. Elle manie donc des mots de rupture, mais dans une structure comptable ancienne.

Elle n’a pas eu, ou pas pris, le temps de construire un modèle économique réellement nouveau : un modèle qui ne se contente pas de taxer, redistribuer ou nationaliser, mais qui change la manière même dont la valeur est formée, comptée et distribuée.

C’est dans cet espace vide que le fascisme peut se développer.

Quand les partis promettent depuis des décennies que “cette fois, tout va changer”, et que rien ne change dans la condition vécue des populations, le citoyen finit par ne plus chercher une solution rationnelle. Il cherche une force. Il cherche une figure d’ordre. Il cherche un récit simple qui désigne un responsable visible.

Or le fascisme prospère précisément dans ce moment : quand la structure réelle reste invisible, il offre des coupables visibles pour compenser une boucle invisible qu'ils ne perçoivent pas, mais dont ils subissent les effets

Umberto Eco rappelait que les formes fascisantes ne se présentent pas toujours sous les mêmes signes historiques, mais qu’elles reviennent par certains traits : culte de la tradition, rejet du modernisme, action pour l’action, désaccord assimilé à une trahison, peur de la différence, boucs émissaires. Ces six traits suffisent à comprendre le danger : lorsque la société ne comprend plus son propre mécanisme économique, elle peut se réfugier dans l’identité, la force, la nostalgie, l’ennemi intérieur et le chef, ce qui caractérise la RN, car sur le plan économique elle reste dans la voie de l’inefficacité.

Le fascisme ne naît pas seulement de la haine. Il naît aussi de l’échec répété des systèmes ordinaires à produire une issue.

Quand la gauche redistribue sans sortir de la boucle, elle déçoit.
Quand la droite optimise sans libérer, elle durcit.
Quand le centre modernise sans transformer, il épuise.
Quand l’extrême droite protège sans comprendre, elle enferme.

Alors le citoyen est placé devant un faux choix permanent : choisir le gestionnaire de sa dépendance.

Le Modèle Joule pose une autre question : non pas “qui doit gérer la boucle ?”, mais “pourquoi devons-nous rester dans la boucle ?”

La rupture ne consiste donc pas à promettre plus de salaire, plus de taxes, moins de charges, plus de frontières ou plus d’ordre. Elle consiste à sortir la vie du prix, à séparer production et existence, à rendre visible l’énergie humaine réelle, à empêcher que la richesse produite par les populations leur revienne sous forme de prix majorés, de marges, de dettes et de dépendance envers les plus riches.

Tant que cette séparation n’est pas faite, les citoyens pourront voter autant qu’ils le voudront : ils changeront les mots, les visages, les coalitions, parfois les priorités budgétaires. Mais ils ne changeront pas leur sort structurel.

Parce que leur sort n’est pas seulement politique.

Il est comptable.
Il est anthropologique.
Il est psychique.
Il est inscrit dans une économie qui fait croire à chacun qu’il travaille pour vivre, alors qu’il travaille surtout pour racheter la vie intégrée dans les prix.

Et c’est précisément cette illusion que le Modèle Joule cherche à rendre visible.

Tous dans la même boucle.

Ceux qui voudront compléter leur compréhension trouveront le modèle dans La République de l'énergie Humaine.

https://ddacoudre.over-blog.com/2026/04/la-republique-de-l-energie-humaine-vers-u-ne-economie-pour-devenir-adulte-et-remuner-er-les-hommes-pour-apprendre-dedicace-cet-essai-s-inscrit-dans-un-chemin-qui-ne-s-est-pas-construit-seul-a-fernand-pelloutier-qui-comprit-que-l-emancipation-ne.ht

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 4 Mai 2026

La source du capital

La source du capital.

Que les plus forts dominent n’est pas une anomalie.

C’est un héritage du vivant, obtenir ce dont on a besoin en dépensant le moins d’énergie possible.

Dans la nature, prendre à l’autre ce qu’il a produit coûte souvent moins d’énergie que de le produire soi-même. Le voleur n’est pas une anomalie, il est une expression primitive d’un principe simple :
dépenser le moins d’énergie possible pour obtenir ce que l’on veut, une règle biologique universelle du vivant.

Le voleur et la société

Dans nos sociétés, nous parlons tous les jours de “vol” et de “voleurs” comme s’il s’agissait d’exceptions.

Mais regardons autrement, le voleur hors système n’est pas forcément anormal, il est souvent culturellement asocial, il agit hors des règles culturelles…, mais selon une logique que le vivant connaît depuis toujours et dont biologiquement chaque enfant qui naît est dépositaire pour survivre.

Quand le voleur devient système

Avec la sédentarisation, tout change : les humains se structurent, certains produisent, d’autres s’approprient leur production, c’est l’économie de pillage où se constitue une accumulation de production qui au fil des siècles sera convertie en capital, au travers du droit à la propriété qui passe de l’appropriation des plus forts dans l’évolution des civilisations à l’accessibilité individuelle contemporaine qui demeure sélective et exclusive.

Durant ce cheminement progressivement : la force devient loi, l’appropriation devient institution, le voleur biologique disparaît de la légalité…parce que le système prend sa place. Disparait le mythe fondateur au bénéfice des dominants systémiques finissant en isme.

Naissance du capital

Ce que nous appelons aujourd’hui “capital” n’est pas neutre.

Il est le résultat d’un long processus : d’accumulation depuis la sédentarisation, sa transmission générationnelle et civilisationnelle, l’appropriation du travail des autres légalisé.

Ce qui était autrefois visible et admis (le voleur) se réglemente sous l’égide des plus forts qui s’en réservent le droit et devient invisible (le système) en se légalisant.

L’illusion moderne

Aujourd’hui, nous condamnons le voleur…mais nous acceptons le système qui reproduit le même mécanisme à grande échelle. Le pillage était un comportement primitif clair. La sophistication culturelle en recherche d’équité, de justice sociale a contraint le plus fort systémique possesseur d’un revenu de pillage métamorphosé culturellement en capital, à verser un salaire pour louer la force de travail a ce qui produisait au lieu de se l’approprier par la servitude contrainte. Et là s’arrête notre réflexion si le "reptilien" est satisfait de sa situation économique, soit parce qu’il reçoit un salaire suffisant, soit s’il est d’un tempérament de dominé. Mais il y a toujours 1/3 qui réfléchisse, non pas parce que ce sont des humains exceptionnels, mais parce que l’évolution crée les moyens de sa continuité d’où, ils émergeront, sans que nous sachions réellement comment à l’exception de ce que nous pouvons comprendre. Il ressort donc de l’ensemble des informations terrestre ces fameux 1/3 d’humains qui font évoluer le monde. Face à cela le capital maintient l’illusion qu’il rémunère le travailleur salarié, car il cache qu’il transforme cette rémunération en charge dans le plan comptable. C’est un changement de vocabulaire, qui conduit certains salariés à reconnaître et accepter la nécessité de réduire les charges pour créer des emplois. Plus ignorant, tu meurs.

C’est ainsi que le salarié ne voit pas que quand il achète ce qu’il a produit, il REND, il RESTITUE le salaire que le capital lui a versé pour le rémunérer de son aide. Parce que par l’appropriation de la propriété c’est déroulé historiquement par ceux qui ont eu la chance de naître dans la bonne famille pour disposer des moyens d’acheter des possessions. Et ceux qui n’avaient pas un sou, n’ont pu louer que leurs moyens physiques et intellectuels, contant de recevoir un revenu parce qu’ils ne voient pas qui le rend au capital majoré de la plus-value., et que lui-même est élevé dans une culture économique où chaque fois qu’il le peut il recherche une plus-value, SAUF dans le cadre de sa rémunération salariale puisque c’est lui qui la verse.

Sortir de cette absurdité est un défit existentiel, ce n’est pas seulement un défit structurel. Il faut autre chose que comprendre que l’on se fait rouler, escroquer, exploiter, car cela dure depuis des siècles.

En conséquence, il est toujours drôle d’entendre certains croire : qu’ils sont riches par mérite”qu’il sont riche parce qu’ils le méritent bien. Mais cette idée oublie une réalité : le capital résulte d’une histoire longue histoire meurtrière, cumulative, héritée, et toujours d’une actualité où le parcours et le tempérament de certains leur ont permis de bénéficier de ce que leurs prédécesseurs ont réalisé dan les mêmes sous la même invariance d’échelle depuis le début de la sédentarisation. Cela ne remet pas en cause leur capabilité, mais leurs comportements primitifs qu’ils croient exceptionnels, et appartenir à l’évolution culturelle là où il n’y a qu’une continuité de pillage de la richesse des autres avec les savoirs et moyens que leur ont laissé ces autres durant des siècles. Les économistes ne vous expliqueront jamais cela, non parce qu’ils ne le savent pas et capable de le comprendre, mais parce qu’ils ont été formés à l’ignorer pour relater que l’organisation systémique dominante.?

Renversement

Hier : le voleur prenait directement au plus faible.

Aujourd’hui : le système organise l’appropriation de la richesse produite par d’autres, sans qu’elle soit perçue comme telle.

Pourquoi cela tient

Parce que : ce n’est plus visible, c’est légal, c’est intégré culturellement.
Ce qui était un usage brutal est devenu une norme sélective dont chaque Un espère pouvoir bénéficier.

Conclusion

Le problème n’est pas l’existence du voleur.

Le problème, c’est que : nous voyons le voleur individuel ou collectif dans la transgression des règles éditées par les anciens pilleurs historiques que nous ne percevons pas dans le système actuel qui produit le même effet.… Mais pas le système qui produit le même effet.

Les gens de mauvaise fois attribuent la notion de vols au pouvoir politique qui procède à des prélèvements qu’il restitue sous diverses formes. Nous pouvons par cela mesure le conditionnement social, celui qui nous rend la valeur des prélèvements est vu comme un "voleur" , et ce qui nous reprennent les salaires qu’ils ont versés propose de vivre suivant ce modèle économique.

Je laisse à chacun le soin de qualifier cela par un adjectif de leur choix.

“Nous condamnons le voleur, mais nous vivons dans un système qui fait la même chose… légalement.”

La source du capital

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 1 Mai 2026

Nous rendons nos salaires au capital.
Nous rendons nos salaires au capital.


 

D'où vient le capital c'est la longue tragédie humaine séculaire normalisé. Aujourd'hui il sert à entreprendre et rémunérer les salariés. Mais sous quelle forme ??

Nous croyons que notre salaire sert à vivre.
En réalité, il sert d’abord à financer la vie collective.

Puis, lorsque nous consommons, nous rachetons dans les prix : notre propre financement de vie, celui des autres, et la marge qui permet au système de fonctionner et de s’accumuler en s'appropriant légalement la richesse produite par le travail de ceux que le capital dit financer sans jamais expliquer qu'il le récupère dans les prix majorés.

Ainsi, une grande partie de ce que nous produisons nous revient… à payer une seconde fois.

Nous ne payons pas seulement des produits.
Nous payons la vie… intégrée dans les prix.
Sans nous en rendre compte le salarié rend au capital le salaire qu'il a reçu de lui contre un travail.
Pourquoi acceptons-nous cela depuis des siècles ?

La vraie question n’est pas économique. Elle est humaine, je ne peux pas croire d'être le seul à connaître ce circuit économique.

1. Nous ne voyons pas la boucle

Personne ne voit le système entier, le salarié voit son salaire, l’entreprise voit ses coûts, l’État voit ses recettes, le consommateur voit les prix. Mais personne ne voit le parcours complet de la valeur.

Donc le système paraît logique… à chaque étape.

2. Nous confondons travail et survie

Depuis toujours, une idée nous structure : travailler égale vivre.

Donc nous acceptons instinctivement que, le salaire finance la vie, les prix financent l'entreprise, et que tout passe par le travail, même si cela crée une boucle.

3. L’espoir maintient le système

Il y a en cela aussi une croyance silencieuse :

“Si je travaille plus, je m’en sortirai mieux”

“Un jour, je serai du côté de ceux qui gagnent”

Cet espoir est puissant, il permet d’accepter un système qui, en réalité, fonctionne surtout par circulation et concentration de valeur entre les mains d'un ou plusieurs individus, mais pas tous, car le système ne fonctionne que si quelques uns captent la richesse que détiennent les autres, celle de leur travail.

4. Nous demandons plus… de ce qui nous enferme

Quand les prix augmentent, que faisons-nous ? nous demandons des augmentations de salaire.

Mais ces augmentations, repassent dans les prix, financent à nouveau le système et reviennent… à racheter plus cher par les prix l'augmentation reçu. C’est une boucle auto-entretenue.

5. Ce n’est pas une erreur individuelle

Ce n’est pas une question d’intelligence. C’est une question de structure. Aucun individu ne voit l’ensemble, donc personne ne peut spontanément le remettre en cause. De plus ce n'est pas ce circuit économique que l'on apprend dans les écoles

6. Et la phrase de Théodore Monod ?

Disait que “l’humain a un cerveau débile” ce n’est pas une insulte, car c'est peut-être vrai.

C’est une intuition que l'on peut avoir quand, nous sommes capables de logique locale, mais pas de voir les systèmes globaux complexes.

Nous comprenons chaque pièce…mais pas toujours le puzzle.

Conclusion

Le système tient depuis des siècles pour une raison simple : il est cohérent localement, mais absurde globalement. Et surtout il est invisible.

C'est ainsi que “Nous demandons plus de salaire… pour payer plus cher ce que nous produisons.” Et cela tient depuis des siècles sans que ça nous interroge, pire nous rejetons ceux qui le font. Ce système n’est pas absurde parce qu’il fonctionne mal.

Il est absurde parce qu’il fonctionne parfaitement sans que personne ne voie ce qu’il fait réellement

 

Nous rendons nos salaires au capital.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 28 Avril 2026

Il suffit d’un conflit, d’une tension diplomatique, d’une rumeur de blocage… et le prix à la pompe s’envole. Réflexe immédiat : “le pétrole manque”, et le baril de brut si lourd s'envole.
Mais cette explication est souvent fausse, ou, au minimum, très incomplète.

Ce que nous payons aujourd’hui à la pompe n’est pas seulement du carburant.
Nous payons une anticipation, un risque, parfois même une peur organisée par le marché.

Organisé, car ce processus et archi connu de tous les acteurs du marché et ils profitent de l'aubaine tant que la société au nom du marché l'accepte et que les citoyens se tournent vers leur gouvernement plutôt que vers les spéculateurs du marché.

Le pétrole n’augmente pas parce qu’il manque

Dans la plupart des situations récentes, les hausses de prix ne correspondent pas à une pénurie physique immédiate, c'est particulièrement vrai pour la France qui ne dépend pas du pétrole du moyen orient. La question est donc en quoi des productions qui ne sont pas impactées par la guerre augmentent leur prix du brut.

Malgré des tensions impliquant la Russie ou l’Iran, le pétrole continue de circuler.
Les bateaux naviguent, les stocks existent, les raffineries tournent. Et pourtant, les prix montent.

Pourquoi ?
Parce que le marché ne réagit pas au présent, il réagit à ce qu’il imagine du futur.

Le marché comme nous l'entendons anticipe le pire, mais l'on se garde bien de donner les noms de ceux qui font augmenter les prix, alors qu'ils ne courent aucun risque. nous sommes en permanence maintenus dans cette justification qui n'est pas sans me faire rappeler les licenciements pour perte de confiance aussi nébuleux que le marché

Le pétrole est échangé sur des marchés financiers internationaux. Le prix du baril est fixé sur des marchés comme : NYMEX, ICE Futures Europe, ces marchés fonctionnent par anticipation, les traders achètent “au cas où”, et cette demande financière fait monter le prix.


Son prix ne dépend pas uniquement de ce qui est produit aujourd’hui, mais de ce que les acteurs pensent qu’il pourrait se passer demain.

Un exemple suffit : Les tensions autour du détroit d'Ormuz, passage stratégique d’une partie majeure du pétrole mondial, a suffi pour que les prix montent.

Le mécanisme est simple :

  • “Il pourrait y avoir moins de pétrole demain”

  • donc on achète aujourd’hui

  • donc la demande augmente immédiatement

  • donc le prix monte

Sans qu’aucune goutte de pétrole ne manque réellement, dans les pays qui ne s'y approvisionnent pas.

La peur devient un facteur de prix

Dans ce système, la peur n’est pas un effet secondaire, elle devient un moteur économique.

Les États sécurisent leurs approvisionnements, les entreprises stockent, les traders anticipent.

Et chaque acteur, en voulant se protéger, contribue à faire monter les prix.

Ce que vous voyez à la pompe est donc le résultat d’une chaîne invisible : anticipation, précaution, spéculation, amplification, le tout intégré dans un seul chiffre : le prix au litre.

Un prix qui ne reflète plus le réel

Le problème n’est pas que le prix monte, le problème est ce qu’il représente, car ce prix ne correspond plus uniquement : au coût d’extraction, au raffinage, au transport.

Il intègre, le risque géopolitique, les stratégies financières, les comportements de précaution, et une part importante d’incertitude.

Autrement dit, nous ne payons pas seulement du pétrole, nous payons un système d’anticipation du pire.

Ce que cela révèle

Cette situation met en lumière une réalité plus profonde, le prix d’un bien essentiel peut être largement déconnecté de sa production réelle. Ce décalage n’est pas spécifique au pétrole.
Mais il y apparaît de manière particulièrement visible, car le pétrole est au cœur de tout, transport , production, alimentation, organisation des territoires.

Quand son prix bouge, c’est toute l’économie qui tremble.

Revenir à une lecture plus simple

Il faut poser une question claire : ce que devrait représenter un prix ?

Le coût réel de production, ou l’ensemble des peurs, des stratégies et des anticipations qui entourent ce produit ?

Aujourd’hui, la réponse est évidente : le prix a quitté le réel pour intégrer le système spéculatif que protège la loi dite du marché. Et dans ce marché la peur est devenue un produit qui s’achète au nez et à la vue de tout le monde sans aucune réaction politique des consommateurs.

Conclusion dans le modèle capitaliste.

À la pompe, nous ne payons pas seulement du carburant.

Nous payons une inquiétude mondiale, des tensions géopolitiques, des stratégies financières, et une organisation économique fondée sur l’anticipation, nous achetons de la peur… bien plus que du pétrole.

Et tant que le prix restera construit ainsi, il continuera de fluctuer non pas selon ce qu'est sa production, mais selon ce que l’on redoute. “Peut-on accepter que l’anticipation fasse la loi sur un bien vital ?”

 

Avec le Modèle Joule.

Dans le modèle Joule que je présente dans mon essai "La république de l'énergie Humaine" il en va autrement.

On peut faire un ordre de grandeur cohérent dans la logique du Modèle Joule.

1. Point de départ : prix actuel, en France, autour de 2,20 €/L, on a typiquement : 60 % de taxes (TICPE + TVA), environ 40 % pour le reste (production, raffinage, distribution + marges)

Donc les taxes ≈ 1,30 €, et le prix du produit “réel économique actuel” ≈ 0,90 €

Mais ce “réel” inclut encore : les marges financières, la spéculation (marchés pétroliers), les coûts du capital

2. Ce que fait le Modèle Joule

Dans mon modèle : la vie (santé, retraites, sécurité…) sort du prix , les intérêts et la financiarisation disparaissent, comme toutes les formes d'impôts, ils sont financés par la réserve humaine, ne reste que le coût énergétique réel de production qui représente environ 14% du prix hors taxe 0,90€.

Dance-cadre, les prix réels chutent fortement.

Ordre de grandeur cohérent : 0,90 € x 14% de coût de production = 0,126 € les variations en fonction des sources d’approvisionnement font concilier le prix du litre entre 0,20 et 0,50 / litre

Lecture finale, les 2,20 € du prix du litre sont aujourd’hui sont chargé du système capitaliste de la loi du marché plus (taxes + finance + organisation). Or le coût de production pur au litre est autour de 0,30 en moyenne.

Tout ce que nous payons en plus correspond essentiellement au financement de la vie, l'organisation du système, les captations financières.

Conclusion importante

Mon modèle ne “baisse pas les prix” au sens classique, il fait autre chose : il retire du prix tout ce qui n’est pas produire.

Ce qui rend visible que le prix actuel n’est pas un prix de production, mais un prix de système.


 

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 23 Avril 2026


 


 

Le capitalisme n’est pas une invention. C’est un symptôme.

Depuis le début des années 1990, je mène un travail de recherche indépendant consacré à l’étude des conditions de transformation des systèmes d’organisation humaine, dans un contexte où les capacités techniques de l’humanité atteignent un niveau sans précédent. L’effondrement de l'URSS à laissé un vide, et la nature à horreur du vide. Cette année là encore adhérent au PS, lors d'une rencontre j’interrogeai JOX ; par quoi allions nous combler ce vide ? La social démocratie fut la réponse et en 1995 je quittais le PS qui n'était plus en phase avec mon travail entrepris. je rejoignais Le Parti de Gauche qui dissous notre section en 2021 locale. Je rejoignais l'écosocialisme dont la direction de la section m'invita à prendre la porte à la suite d'un article sur les excès du féminisme. il a été d'ailleurs publié sur Ago. Depuis je suis orphelin d'un parti et je soutiens la LFI qui ne semble pas aimer particulièrement mes écrits.

La démarche de mon travail de recherche n'a procédé d’aucune intention de jugement à l’égard des systèmes politiques, économiques ou sociaux qui ont accompagné les sociétés humaines au cours de leur histoire. S'il a commencé par la critique du capitalisme j'en suis revenu pour prendre actes qu'il n'est pas l'ennemie que l'on croit, pas plus que le socialisme. En fait il n'y a pas pas d'autres ennemie que ce que nous nous fabriquons en voulant changer l'Humain. L'on ne peut pas changer l'Humain, mais l'on peut changer son environnement ? C'est là l'aboutissement de mon essai La République de l'énergie humaine.

Depuis les premières formes d’organisation apparues avec l’agriculture jusqu’aux structures étatiques contemporaines les plus élaborées, ces systèmes ont constitué des réponses cohérentes aux contraintes matérielles, biologiques et cognitives propres à chaque époque.

L’hypothèse de travail consiste à considérer que ces formes d’organisation, loin d’être des constructions arbitraires, expriment des régularités liées à la structure même de l’espèce humaine confrontée à la rareté, à la coopération et à la nécessité de survivre.

Cependant, les conditions actuelles introduisent une rupture de contexte. Le développement des sciences du vivant, l’interdépendance des systèmes à l’échelle mondiale, ainsi que l’augmentation des capacités de transformation, voire de destruction, de l’environnement par l’activité humaine, posent la question de l’adéquation entre ces structures héritées et les exigences contemporaines.

Au regard de vos travaux, je vous résume ci-dessous la contexture de l’essai que je vous soumets.

L’organisation économique contemporaine est souvent présentée comme le produit d’inventions humaines successives. Pourtant, une autre lecture est possible.
L’humanité n’a peut-être pas tant « inventé » ses systèmes qu’elle n’a progressivement projeté, à travers ses récits, ses institutions et ses modèles économiques, la structure même de son fonctionnement cognitif et biologique.

Doté d’un cerveau dont l’architecture fondamentale n’a que peu évolué depuis la préhistoire, l’être humain a développé, au fil des siècles, des formes d’organisation de plus en plus sophistiquées pour répondre à une contrainte centrale : la rareté.
Cette contrainte a constitué un puissant moteur d’innovation, conduisant à une accumulation de connaissances et à une capacité technique croissante, jusqu’à l’exploration de l’infiniment petit et à la transformation profonde de son environnement.

Cependant, cette progression technique s’est opérée sans transformation équivalente des structures comportementales profondes. Les relations humaines restent largement organisées autour de logiques de compétition, de domination et de sécurisation des ressources, héritées de contextes de survie.

Ainsi, les systèmes économiques modernes peuvent être interprétés non comme des constructions entièrement rationnelles, mais comme des prolongements institutionnalisés de ces mécanismes fondamentaux.

Dans cette perspective, ce que l’on désigne comme « capitalisme » ne constitue pas une invention au sens strict, mais la formalisation historique d’un ensemble de comportements adaptatifs liés à la gestion de la rareté.

La monnaie, en particulier, peut être comprise comme un instrument de médiation de ces rapports, permettant l’expression différée et abstraite de dynamiques de pouvoir, de hiérarchisation et d’accès aux ressources.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, cette organisation est toutefois confrontée à une remise en question d’une nature inédite. Le développement des sciences du vivant met en évidence les limites de ces logiques dans un contexte où l’activité humaine affecte directement les équilibres biologiques dont elle dépend.

Les atteintes à la biodiversité, les impacts sur la santé humaine, ainsi que l’existence de capacités de destruction globale, notamment nucléaires, introduisent un niveau de risque qui dépasse les cadres historiques d’adaptation.

Ce basculement ne relève pas d’un simple progrès de l’intelligence humaine, mais d’une situation géohistorique singulière : celle d’une espèce devenue capable de compromettre ses propres conditions d’existence.

Dans ce contexte, les cadres économiques hérités apparaissent de plus en plus comme inadaptés à la réalité qu’ils contribuent à produire.

L’analyse proposée dans cet essai s’inscrit dans cette interrogation. Elle vise à explorer la possibilité d’un déplacement de paradigme, fondé non plus sur la rareté comme principe organisateur central, mais sur une compréhension plus explicite des conditions réelles, énergétiques, biologiques et collectives, de l’existence humaine.

Ainsi, l’essai repose sur une lecture énergétique de l’économie, afin de sortir d’un modèle séculaire hérité, et ouvrir un nouvel horizon pour l'humanité dans son temps long.

1. Ce que nous appelons « économie » n’est peut-être pas une invention

L’organisation économique contemporaine est généralement présentée comme le produit d’inventions humaines successives : monnaie, marché, capital, institutions.
Mais une autre lecture est possible.

L’humanité n’a peut-être pas inventé ses systèmes.
Elle les a formulés.

Autrement dit, elle a progressivement projeté, à travers ses récits, ses institutions et ses modèles économiques, la structure même de son fonctionnement biologique et cognitif.

Avec un cerveau dont l’architecture fondamentale est restée stable depuis la préhistoire, l’être humain a affronté une contrainte constante : survivre dans un environnement marqué par la rareté.

C’est cette contrainte qui a façonné ses comportements essentiels : économiser son énergie, sécuriser ses ressources, entrer en compétition lorsque celles-ci manquent.

Ce que nous appelons aujourd’hui « économie » pourrait ainsi être compris comme la formalisation progressive de ces mécanismes.

2. La rareté comme moteur… et comme enfermement

La rareté n’a pas seulement contraint l’humanité.
Elle l’a rendue inventive.

Face à elle, l’homme a accumulé des savoirs, perfectionné ses techniques, transformé son environnement, jusqu’à atteindre une capacité inédite : comprendre et manipuler la matière à des niveaux de plus en plus fins.

Mais cette sophistication technique ne s’est pas accompagnée d’une transformation équivalente de ses structures comportementales profondes.

Le cerveau qui conçoit des accélérateurs de particules est le même que celui qui organisait la survie dans des groupes restreints.

Les relations humaines restent largement structurées par : la compétition, la domination, la sécurisation des ressources.

Dans ce cadre, les systèmes économiques modernes apparaissent comme des prolongements institutionnalisés de ces logiques.

3. Le capitalisme : non pas une invention, mais une expression

Dans cette perspective, le capitalisme ne constitue pas une invention au sens strict.

Il est le nom donné à une forme historiquement stabilisée de comportements adaptatifs : accumulation, hiérarchisation, contrôle des ressources, recherche de sécurité dans un monde perçu comme limité.

La monnaie en est l’instrument central.

Elle ne crée pas ces comportements.
Elle les rend mesurables, échangeables, transmissibles.

Elle permet l’expression abstraite de rapports de pouvoir qui, à l’origine, relevaient de la survie biologique.

Le « dominant » n’a pas disparu.
Il a changé de forme.

4. Une rupture historique : la fin du cadre implicite

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, une rupture silencieuse s’est produite.

Pour la première fois, l’humanité dispose :
– d’une capacité de destruction globale (nucléaire, technologique),
– d’une influence directe sur les équilibres biologiques de la planète,
– d’une connaissance scientifique des systèmes vivants dont elle dépend.

Les sciences du vivant ont mis en évidence une réalité simple :
l’espèce humaine fait partie d’un système dont elle peut désormais altérer les conditions de stabilité.

Les atteintes à la biodiversité, les impacts sanitaires et les risques systémiques globaux ne sont pas des externalités.
Ils sont les effets directs de la manière dont l’activité humaine est organisée.

Ce basculement n’est pas le fruit d’un « génie » particulier.
Il correspond à une position géohistorique inédite : celle d’une espèce devenue capable de provoquer sa propre disparition.

5. L’inadaptation des modèles hérités

Les systèmes économiques actuels ont été construits dans un monde de rareté locale, d’information limitée et de capacités techniques restreintes.

Ils sont aujourd’hui appliqués à un monde : globalisé, interconnecté, technologiquement démultiplié, biologiquement fragile.

Ce décalage produit des tensions croissantes :
– sur les ressources,
– sur les équilibres sociaux,
– sur les systèmes de santé,
– sur les écosystèmes.

Ce que nous appelons « crises » pourrait être l’expression de cette inadéquation.

6. Une hypothèse : réancrer l’économie dans le réel physique

Face à cette situation, une question simple peut être posée :
et si la difficulté ne venait pas seulement des règles du système… mais de la manière dont nous représentons la valeur elle-même ?

Toute activité économique repose sur une réalité physique : la mobilisation d’énergie.

Avant d’être monétaire, la production est :
énergétique, biologique, matérielle.

Dans ce cadre, une hypothèse de travail peut être formulée :
la valeur d’un bien ou d’un service peut être rapportée à l’énergie nécessaire à sa production.

Cela implique :
– considérer l’énergie humaine comme capital primaire ;
– comprendre la machine comme une extension de cette énergie (énergie humaine accumulée dans le temps) ;
– repositionner la monnaie comme instrument de circulation, et non comme source autonome de valeur.

7. Ce que cette approche permet d’explorer

Une telle lecture ouvre plusieurs perspectives :
dissocier le financement de la survie des mécanismes de prix ;
rendre visibles des coûts aujourd’hui fragmentés (cotisations, fiscalité, marges de risque) ;
réinterroger la formation des prix dans une économie à forte productivité ;
repenser la place du travail, de l’apprentissage et du temps libéré.

8. Objet de cette démarche

Cette proposition ne constitue pas un modèle achevé, j'évite l’écueil de tous les partis qui proposent un modèle clé en main tel le modèle capitaliste qui cache une tout autre réalité inné.
Elle vise à ouvrir un cadre d’analyse.

Son objectif est double : 1/ rendre visible ce qui, dans les systèmes économiques actuels, relève de constructions héritées ;
2/ explorer les conditions d’une évolution compatible avec les connaissances contemporaines sur le vivant, l’énergie et les systèmes complexes.

Conclusion

L’économie n’est peut-être pas ce que nous croyons qu’elle est.
Elle pourrait être, en grande partie, le reflet organisé de ce que nous sommes.

Si cela est le cas, alors la question n’est plus seulement économique.
Elle devient anthropologique.

Et c’est peut-être à ce niveau que se situe aujourd’hui le prochain déplacement nécessaire vers une étape lointaine de l’évolution culturelle de l’humanité, ce fut le glissement vers lequel je fut conduit par la pluralité des sciences en partant de l'anti capitaliste que je suis toujours tant que ce modèle dirigera le monde.

Je mets le lien ou cet essai peut être lu par tout le monde et en priorité les Agoravoxiens.

https://ddacoudre.over-blog.com/2026/04/la-republique-de-l-energie-humaine-vers-u-ne-economie-pour-devenir-adulte-et-remuner-er-les-hommes-pour-apprendre-dedicace-cet-essai-s-inscrit-dans-un-chemin-qui-ne-s-est-pas-construit-seul-a-fernand-pelloutier-qui-comprit-que-l-emancipation-ne.ht

 

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Rédigé par ddacoudre

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