Publié le 1 Avril 2025

Marine souviens-toi !

 

Voilà quelques mois que je ne rédige plus d’articles, l’actualité ne réserve plus de surprises, ce ne sont que les ritournelles des mêmes informations resucées sans cesse, excepté les envies d’annexion de Trump.

 

Sinon, nous observons l’éternelle mise en condition des populations par une information médiocre, comme dernièrement les justifications de la réduction des indemnités sécu, par des semaines de de mise ne condition des citoyens, avec la diffusion des enquêtes de comportements malveillants, ou comme la mise en condition des séniors pour imposer des visites et mettre un terme au permis à vie, cela par l’invocation de stats où nous est indiqué que 20 % des séniors causent des accidents, contre 35 % des jeunes. Mais personne, ni aucun journaliste n’indique en fait, que ceux qui en causent le plus c’est la différence, c’est-à-dire 45 % de conducteurs entre les jeunes et les séniors. Voilà les deux exemples d'informations les plus frelatés dernièrement.

 

C’est donc la condamnation en première instance de Marine Le Pen qui m’a décidé d’écrire un article pour dire toute la satisfaction que j’en éprouve.

 

Je n’ai jamais tenu ce parti pour un exemple de démocratie, mais pour ce qu’il est un parti fascisant.

 

L’on retrouve cela dans sa rhétorique contre le jugement rendu par le tribunal correctionnel.

Je le rappelle brièvement : Marine Le Pen ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Le tribunal correctionnel de Paris a requis une peine de 5 ans d’inéligibilité immédiate, 4 ans de prison dont deux fermes et 100 000 euros d’amende.

Pour un préjudice estimé à 4,1 millions, c’est peu, mais ce n’est point là mon intérêt pour cette situation, tout en rappelant que je suis contre l’emprisonnement qui n’est d’aucune efficacité depuis des siècles, et nous le conservons incapable d’y substituer une prise en charge Humanitaire des crimes et délits, à hauteur de nos avancées scientifiques, bref.

 

Je ne vais tout de même pas passer sous silence, comme le fait la presse, les positions politiques du FN puis de la RN concernant le traitement de la délinquance et de la criminalité.

 

Ce parti, qui c’est nourri de l’insécurité et de l’ostracisme pour se développer, ne tarissait pas d’éloges funestes sur la classe politique dirigeante qui se caractérisait par toutes les casseroles que les uns et les autres se trainaient, assistés par une presse qui s’en faisait les gorges chaudes accusatoires et oubliait toutes les réhabilitations, pour ne garder l’expression "tous pourris" qui a concouru à dégrader l’image des politiques.

 

Ce parti fustigeait tous ces criminels ou délinquants qui osaient se poser en victimes de la société, de l’injustice des juges, et n’avait pas de mots assez durs à leur encontre.

 

L’on se souvient que Marine réclamait plus de rigueur, plus de sanctions lourdes. Qu’elle réclamait l’exécution entière de la peine prononcée. Qu’elle réclamait la suppression des remises de peine et des aménagements. Qu’elle réclamait le retour de la peine de mort.

 

Elle faisait toutes ces déclarations au fil des ans en s’appuyant sur sa probité affichée, et dans le même temps elle détournait ses financements de député européen au bénéfice de son parti. Dans le même temps, elle commettait un délit.

Cela va être dur pour elle de rejoindre le clan des pourris.

 

Elle envisage de faire appel pour rester fidèle à ses convictions, elle veut qu’on lui supprime le sursis, les aménagements et remises de peine, elle refuse le bracelet pour effectuer sa peine en prison comme tous les pourris qui y sont allés, elle veut une peine plus dure, cinq ans pleins. Poisson d’Avril, sa probité ne va pas jusque là. Bien au contraire elle est victime de cette juge qui veut l’empêcher d’être candidate, et qui bafoue ainsi la démocratie en appliquant le droit.

 

Qu’Emmanuelli, Jupé, Tibéri, Fillon et Sarkozy soient condamnés, normal tous pourris, mais elle c’est une injustice, elle est victime de cette société et de l’injustice des juges.

 

Si elle était au pouvoir, nous aurions vite compris de quel bois elle se chauffe, il suffit pour cela de mettre en parallèle ces déclarations antérieures et celles qu’elle soutient à la suite de sa condamnation. Drôle de manière d’assumer ses responsabilités.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 30 Décembre 2024

Critiques de la Ve République.

Aucun gouvernement de la Ve République n’a suscité autant de critiques, pour rester courtois, bien que certains n’hésitent pas à être très directs. Je ne dirais pas que ces critiques sont injustifiées, car nous avons l’impression de vivre dans une comédie burlesque. J’ai écrit quelques mots à ce sujet, mais je ne pense pas qu’il soit utile d’y revenir plus longuement. Cela dit, j’ai apprécié l’article de Nabun, intitulé « Eh bien dansez maintenant… ».

La Presse Politique et les Gouvernements.

La presse politique ne manque pas de critiques, aussi bien sur la forme que sur le fond. La situation s’y prête, et à moins de chercher une alliance avec le RN, nous risquons d’assister à une valse des gouvernements d’ici juillet 2025, comme l’écrit Nabun. À moins, bien sûr, que Macron décide de partir, ce qui amènerait son successeur à dissoudre le Parlement. Mais ce n’est pas là mon propos.

Critique de la Politique Actuelle.

Si je participe à la critique d’une politique que je ne partage pas en étant socialisant, je m’en prends au président et à ses gouvernements, non pas en tant que personnes, mais en tant qu’agents d’application d’une politique pour laquelle les citoyens se sont prononcés au second tour des élections présidentielles. Même si cette élection s’inscrivait dans une logique du « moindre mal ». Ils ont ainsi pris leurs responsabilités pour cinq ans, et, sauf circonstances exceptionnelles, il n’y a aucune raison que le président démissionne.

Détournement des Élections.

Les élections européennes, comme c’est souvent le cas des élections municipales, cantonales et autres, ont été détournées de leur objectif initial. La politique nationale y est souvent introduite, et les appels à la démission, suite à la victoire de l’opposition dans des élections locales, ont toujours fleuri. C’est un jeu politique de mauvaise qualité, source d’instabilité, comme l’idée de Mélenchon de vouloir destituer un président qui ne respecterait pas ses engagements programmatiques. Ce n’est plus des hommes politiques qu’il nous faut, mais des devins, comme Nostradamus ou Baba Vanga.

Réalités Géopolitiques et Ajustements Politiques.

Cela me donne l’impression d’être dans une cour de récréation, mais ce qui est dit est dit. Je suis conscient que ce que j’écris peut être désagréable. Mais qui peut aujourd’hui garantir que, sur une période de cinq ans, la situation géopolitique restera la même que celle qui a permis d’élaborer un projet politique ? Tout projet politique doit pouvoir être ajusté en fonction des réalités existentielles. Cela ne signifie pas renoncer, mais ne pas dégrader une réalisation réformatrice par dogmatisme.

Influence des Médias et Abandon de la Citoyenneté.

En précisant cela, je parle bien sûr des acteurs sociaux et économiques qui, en grande majorité, abandonnent leur citoyenneté sous l’influence et la manipulation des médias, qui façonnent leurs opinions. J’enfonce une porte ouverte. Tout le monde se rend compte que nous sommes dans des combats de communicants. Cela me rappelle qu’en 1990, j’avais proposé à mon secrétaire général de créer une télévision, car le combat se jouait dans les médias, pas dans les tracts. L’avenir m’a donné raison : les organisations syndicales sont désormais quasi inexistantes pour établir un rapport de force, faute d’adhérents, qui ont subi le matraquage médiatique. Qu’un salarié ose maintenant dire qu’il n’a rien à devoir aux syndicats !

La Stigmatisation des Politiques.

Dans ce jeu politique, il est facile de s’en prendre à ceux qui se sont mis en avant pour briguer des responsabilités politiques. Ces dernières années, orchestrées par le FN et maintenant le RN, ont véhiculé l’idée qu’il n’y avait que des « pourris ». Cette idée s’est imposée sur des cas particuliers, généralisés par ceux qui avaient des raisons légitimes de ressentir de la rancœur et ont utilisé la politique comme exutoire, en rendant responsables les hommes politiques de toutes leurs déceptions personnelles, qu’elles soient dues à la peur, à la faiblesse ou à toute autre cause.

La Thématique Sécuritaire.

Il est indéniable que la thématique sécuritaire a servi de liant psychologique pour maintenir la population dans la crainte, amplifiée par les médias, qui entretiennent une vision constante de l’augmentation de la violence. Depuis quarante ans, on entend dire que cette violence augmente, et pourtant, si c’était vrai, tous les citoyens devraient être en prison.

La Curée Médiatique.

Je ne me laisse pas prendre à la curée médiatique, que ce soit pour Sarkozy, Marine Le Pen, ou tant d’autres. Les saints, ça n’existe pas. Paul, dans la Bible, en est un exemple. Chaque jour, nous sommes confrontés à des drames rapportés par les informations, mais ils ne nous coupent pas l’appétit ; ils s’inscrustent dans notre conscience et produisent un effet multiplicateur, qui satisfait nos amitiés ou inimitiés politiques.

La Fatigue de la Critique Médiatique

J’avoue que cette information médiatique qui fustige les hommes politiques me fatigue. Non pas qu’elle ne soit pas utile, car ces personnes publiques s’engagent, mais elle est fausse, car elle ne rend responsables qu’eux de nos problèmes, comme si les citoyens n’étaient en rien responsables. Or ce sont nous, les citoyens, qui sommes responsables de la situation actuelle, puisque nous l’avons choisie à travers nos votes successifs. Ce n’est pas parce que les élus et les partis s’engagent à apporter des solutions que nous devons leur attribuer l’entière responsabilité. Cette vision que nous cultivons est erronée, car elle corrompt les analyses et nous fait oublier notre rôle de citoyens dans la vie sociopolitique.

La Responsabilité Citoyenne.

Quand seulement 7 à 9 % des citoyens s’intéressent au syndicalisme, ils se privent de moyens pour lutter contre les inégalités sociales, et pourtant ils demandent à ceux qui créent ces inégalités d’y remédier. La participation citoyenne ne se limite pas à « je vote, puis je pars en vacances politiques jusqu’à la prochaine élection ». Tout ce que nous vivons depuis 1984 est le résultat du vote des citoyens. Je ne vois pas pourquoi je les exonérerais de leurs responsabilités d’électeurs en accusant uniquement les élus. Si j’ai fait une parenthèse sur la sécurité, c’est parce que l’on invite les citoyens à se protéger de tout, et si un risque survient, de chercher un responsable à indemniser. C’est pour cela que les chirurgiens font signer des décharges, que des maires démissionnent, etc., et que les hommes politiques sont systématiquement ciblés.

Heureusement qu’il y a des citoyens pour assumer des responsabilités politiques.
Abandon de la Citoyenneté et Montée du Fascisme.

Heureusement qu’il y a des citoyens pour assumer des responsabilités politiques, surtout en cette période d’abandon de la citoyenneté par une majorité d’entre eux, qui dure depuis des années et a laissé place au fascisme. La déception, qui a suivi la chute de l’URSS pour la gauche, a laissé un vide que le PS n’a pas su combler en passant à la social-démocratie, abandonnant ainsi la lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme, représentée par le libéralisme capitalistique. Cela a conduit à la situation actuelle, où les citoyens veulent que l’on tienne compte de leurs opinions, mais ne vont pas dans les lieux où elles peuvent se formuler : syndicats, partis, ou autres associations d’intérêts citoyens. Ils se contentent de commenter les statistiques de l’opinion publique, réalisées par les sondeurs et diffusées par les médias.

L'Adhésion Syndicale et l'Échec des Gilets Jaunes.

L’adhésion syndicale est désormais perçue comme une simple carte d’assurance salariale, et la ferveur s’est éteinte. L’échec des gilets jaunes en est une démonstration. Seuls, sans structure, certains partis ont apporté un soutien, mais l’on finit par n’aboutir à rien. Les leaders ont disparu, rentrés dans l’ombre. Si les syndicats survivent, c’est par la volonté politique d’avoir des interlocuteurs représentatifs historiques.

Les Fonctions Électives : Carrière ou Conviction.

Alors, on peut rire du gouvernement Bayrou, même si on devrait en pleurer, mais il y a deux façons d’assumer des fonctions électives. Il y a ceux qui y trouvent une carrière à poursuivre et qui adoptent une vision carriériste, et ceux qui s’y engagent par conviction. Ces derniers n’en retirent pas moins une satisfaction personnelle, car sans elle, ils ne pourraient se dévouer à leur conviction. Mère Teresa, bien que sainte, devait retirer une satisfaction personnelle de ses actions, car ce n’est pas un choix conscient mais une nécessité inhérente à l’être humain.

Jugement des Hommes Politiques.

Je ne côtoyant plus d’hommes politiques en exercice, je ne porte aucun jugement sur leurs personnes, tant il est difficile de juger sans connaître la place de chacun dans ce processus, notamment celle du conjoint, s’il y en a un.

Attachement à la Démocratie et Perception de la Classe Politique.

Bien qu’une large majorité des Français reste attachée à la démocratie, cet attachement est mis à l’épreuve par la perception d’une classe politique déconnectée des préoccupations des citoyens. Pourtant, il s’agit là d’une assertion dénuée de fondement de la part de citoyens dépourvus de réactivité politique. Nous n’élisons pas des représentants pour qu’ils connaissent le prix du pain. La majorité des citoyens ne s’engagent ni dans les partis politiques ni dans les syndicats, acteurs essentiels de la vie sociopolitique. La démocratie, ce n’est pas simplement donner son opinion à travers des sondages, c’est aller débattre dans les partis, les syndicats ou toute autre association d’intérêts citoyens.

Développement de l'Individualisme et Boucs Émissaires.

La politique du développement de l’individualisme a fait son chemin, et faute de sentiment d’appartenance à une classe sociale, les citoyens se sont tournés vers leur famille. Ils ont demandé à l’État et aux entreprises de s’occuper d’eux, espérant qu’elles inventent demain. Dans cette voie, la déception, l’amertume et la haine ont conduit certains à trouver des boucs émissaires, comme les immigrés ou les abus sociaux. Comme si ces derniers étaient responsables du déficit public accumulé depuis 1976, qui justifie les mesures d’austérité depuis les accords de Maastricht.

Nécessité d’amender les Accords.

Comment peut-on croire aujourd’hui qu’un accord puisse durer toute une vie sans être amendé pour faire face aux événements qu’il a lui-même engendrés, limitant ainsi les moyens d’action de la communauté citoyenne ? Le monde évolue rapidement, et déjà dans les années 70, des décisions politiques prenaient six mois avant que leurs applications ne soient dépassées par l’évolution rapide de la réalité. Face à ces difficultés, des partis comme le RN se réfugient dans un nationalisme mortifère, là où il faudrait réformer nos institutions et libérer la monnaie au minimum.

Fin Inévitable des Programmes Politiques.

Rien ne dure éternellement. Tout programme, élaboré à partir de données passées et de prévisions estimées, connaît une fin inévitable. S’y accrocher par dogmatisme, c’est creuser son propre tombeau. Nous ne sommes pas à la hauteur des espérances qui découlent de nos connaissances et savoirs. Si la liberté a existé, elle n’a certainement pas eu lieu parmi les humains. C’est une notion qui est devenue un handicap à la réflexion. Aucune espèce vivante n’a de responsabilité sur son existence. Chacun répond aux sollicitations de son environnement géohistorique, auquel il participe comme acteur, agissant selon ce que son psychisme, sous le contrôle de l’inné, lui indique comme profitable.

Désigner un responsable.
La Liberté et la Responsabilité.

Désigner un responsable, c’est se priver de notre capacité à analyser l’environnement et de comprendre les choix imposés par celui-ci. La liberté et la responsabilité sont des reliques du vieux monde qui est en train de disparaître et qui risque de tous nous entraîner par ses armes de destruction massive. Nous n’avons pas su émanciper les populations, qui se sont engagées dans une régression intellectuelle. Trump en a fait une démonstration éclatante en se faisant élire.

Débats Injurieux et Régression Intellectuelle.

Comment peut-on se satisfaire de débats injurieux, comme ceux que l’on retrouve sur le Net, notamment parmi les militants du RN ? Des émissions comme Droit de réponse, Arrêt sur image et Ce soir ou jamais ont disparu du petit écran, symbolisant une régression de la pensée intellectuelle sans censure.

Importance des Partis Politiques.

Ceux qui entretiennent l’idée que les partis sont désuets se trompent. Ce sont des creusets où des hommes partageant les mêmes convictions les soumettent au vote, formant ainsi des candidats pour les responsabilités politiques. Le droit de chaque citoyen d’être un candidat éligible n’est pas une garantie de démocratie, mais le parti politique, lui, se structure pour participer au quotidien à la vie politique, ce que ne peut pas faire un citoyen indépendant. Il ne pourrait pas assumer toutes les réunions où se débattent et où se déroulent les prises de décision, et il y en a des milliers chaque jour.

La Maîtrise de l'Ubiquité.

Pour envisager cela de la part d’un citoyen, il lui faudrait attendre que nous maîtrisions l’ubiquité. En attendant, il vaut mieux s’occuper de la poutre qui nous éborgne.

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 23 Décembre 2024

Mieux vaut en rire qu'en pleurer

Il est acquis que nous allons vivre de plus en plus les conséquences du réchauffement climatique et de ses drames. Par exemple, celui qui vient de frapper l'île de Mayotte est le premier à toucher un département français, et il fait suite aux périodes pluvieuses qui ont conduit à la déclaration de l'état de catastrophe naturelle. Cela signifie que les dégâts sont pris en charge par les assurances multirisques vie privée. Bien entendu, les compagnies d'assurances répercuteront ces coûts pour préserver leurs dividendes. Selon les prévisions, le coût des sinistres pourrait doubler dans les 30 prochaines années.

Cependant, la plupart des sinistres ne sont pas causés par ces tempêtes impressionnantes. Ce sont plutôt la sécheresse, qui fragilise les sols argileux et fissure les habitations, ainsi que la grêle et les chaleurs extrêmes, qui détruisent les récoltes depuis plusieurs années. En quatre décennies, la facture des coûts liés aux aléas climatiques a fortement augmenté, passant de 1,5 milliard d'euros dans les années 1980 à 10,6 milliards en 2022. Si les prévisions climatiques se confirment, notre système d'assurance risque de s'effondrer d'ici 2100. Les États, quant à eux, ne prennent aucune décision pour réduire les gaz à effet de serre, malgré des catastrophes similaires à celles vécues par la Norvège. De plus, les grandes actions de compensation, comme la reforestation, semblent irréalisables, faute de terres disponibles, selon le Land Gap Report.

En réponse au désastre de Mayotte, la société a montré sa solidarité par la charité, faute de pouvoir accéder à l'état de catastrophe naturelle, qui permettrait l'intervention des assurances. La charité consiste généralement à donner de manière ponctuelle pour aider ceux qui en ont besoin, mais elle reste une relation asymétrique entre celui qui donne et celui qui reçoit. La solidarité, en revanche, est plus structurelle : elle vise à créer un soutien mutuel et collectif au sein d'une communauté. Elle repose sur l'égalité et la réciprocité entre les participants et est motivée par un sentiment de responsabilité collective.

Ainsi, comme tous les êtres humains, nous ne saisissons une difficulté que lorsqu'elle impacte nos sens. Ce phénomène est bien connu grâce à la politique de l'émotion, qui est utilisée par les médias pour manipuler l'opinion publique. Cette approche entrave le développement de l'intellectualisation des problèmes, nous empêchant d'y faire face avec des analyses rationnelles et de nous éloigner des réactions émotionnelles. Prenons l'exemple des viols à Mazan, où Mme Pélicot est devenue l'effigie de la lutte contre les violences faites aux femmes. Il est facile de se concentrer sur l'émotion suscitée par cet événement, mais il est essentiel de rappeler que dans le monde entier, des milliers de femmes sont violées quotidiennement, souvent sous la contrainte des proxénètes. Toutefois, il est dangereux de s'élever contre l'opinion publique pour souligner qu'un plus grand nombre de femmes subissent cette forme d'exploitation que des violences conjugales.

Il faut se souvenir de l'affaire Cantat, où l'opinion publique a fait de ce drame un symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes. L'homme a été puni deux fois : une première fois par la justice et une seconde fois, sans fondement, par la société, ruinant ainsi sa carrière artistique. Une fois sanctionné, un homme a droit de travailler pour survivre, quelle que soit la nature de sa culpabilité. Cela a-t-il empêché le drame de Mazan ? Certains, en toute franchise, affirment que cet homme a été sacrifié en vain par ceux qui croient encore que des exemples publics servent à dissuader.

Ce type de comportement est devenu récurrent depuis les années 1990 et est aujourd'hui profondément ancré dans l'analyse de l'opinion publique. Ce phénomène n'est pas une spécificité française, mais plutôt le reflet d'un recul global de la démocratie, qui repose sur l'intellectualisation de l'existence. Nous devons traiter nos émotions avec prudence et clairvoyance, mais c'est exactement l'inverse de ce que démontre la prise de position de Donald Trump sur les personnes transgenres. En ignorant les avancées de la psychologie et de la psychiatrie, qui comprennent et prennent en charge les distorsions générées par la nature ou la divinité, Trump fait fi de la complexité humaine.

En 1995, après la fracture sociale évoquée par Jacques Chirac pendant sa campagne présidentielle, j'ajoutais une fracture plus inquiétante : la fracture intellectuelle. Aujourd'hui, ces deux fractures ont fait leur œuvre, sapant la confiance des citoyens et laissant place à des émotions sectorielles soigneusement entretenues. Cela a conduit à des résultats politiques où une population infantile, comme des enfants, recherche la protection des figures parentales, plutôt que de se confronter aux idées politiques rationnelles. Nous cherchons un homme providentiel ou un gouvernement qui nous sortira de l'impasse des accords financiers de Lisbonne, tout en tournant en rond dans le système capitalistique.

Il n'y a pas un jour sans qu'une institution se plaigne de l'absence de fonds pour ses projets, ni sans que l'on cherche à obtenir des biens ou des services gratuits. Dans des situations comme celle de Mayotte, il ne s'agit pas de recourir au système marchand, mais de mettre en place un plan à long terme avec des sources de financement autres que la poche des salariés. Nous avons aussi l'exemple de l'EPR, dont le coût a largement dépassé les prévisions, mais pour en savoir plus, il faut s'intéresser aux mesures prises pour prévenir sa submersion ou éviter un tsunami d'expérience. Pourtant, l'information à ce sujet est souvent réduite à de la médiocrité ou à des contenus de magazines.

Le Spectacle Politique

Aujourd'hui, François Bayrou a présenté son gouvernement. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Les citoyens sanctionnent les politiques actuelles par l'abstention ou par des votes désabusés, croyant que le changement viendra si l'on change les hommes. C'est avec une tristesse amusée que l'on voit des personnalités que le peuple ne voulait plus, reprendre leur place dans le gouvernement Bayrou, pour recommencer les mêmes politiques. Ce système ne changera que si Emmanuel Macron démissionne, que son successeur dissout l'Assemblée, ou si, dans un an, Macron prend lui-même cette décision.

En attendant, les médias nous offriront un débat intellectuel sans fin autour des membres du gouvernement, comme si ces derniers avaient les solutions qu'ils n'ont pas trouvées auparavant. Il s'agit de sauver le système financier de Lisbonne en injectant un peu plus d'argent. Tant que nous ne réformerons pas le système financier, conçu pour et par les riches, nous devrons nous adapter aux changements climatiques, tout comme nos ancêtres se sont adaptés aux leurs il y a plus de 12 000 ans, ce qui a façonné notre histoire moderne. Un changement d'ère est à l'horizon, et nous pensions l'éviter grâce au système marchand qui l'a en partie généré.

Conclusion

À l'approche de Noël, notre impuissance intellectuelle n'est certainement pas un cadeau. Bonne fête à tous.

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 13 Décembre 2024

Ces rois qui se croient républicains

Une belle nomination comme fin de carrière pour Bayrou ; mais ce n’est pas mon sujet. Parlons plutôt de ces impôts que nous perpétuons en pleine république depuis des années. Ils ont fait l’objet d’une précipitation pour légiférer par une loi pour les prélever. Nous sommes tellement de bons citoyens républicains que nous aurions été nombreux à être heureux d’avoir des agents de la fonction publique qui travaillent gratuitement, depuis le temps qu’ils sont ostracisés de fainéants. Mais c’est une occasion manquée, le roi va envoyer Don Salluste de Bazan récupérer "dés lors" et se plaindre de "la folie des grandeurs" de la dette.

La révolution continue le prélèvement royal (tailles, gabelles, etc.), par des impôts en le rendant plus juste. Avec la Déclaration des droits de l’homme, désormais, le peuple, à travers ses représentants, doit donner son consentement à un système qui soit au bénéfice de tous. De la simple question économique, on passe à celle de la citoyenneté. Depuis lors, chaque citoyen estime recevoir de l’État plus qu’il n’a versé.

Dit comme cela, c’est une absurdité. Alors qu’en disant chaque citoyen attend de l’État plus qu’il n’a versé, laisse un espoir dans la croyance que l’État peut donner plus à chacun. Et c’est ce qu’il fait avec l’endettement, car je ne l’ai pas calculé, mais je ne crois pas que seulement l’augmentation de la population la justifie.

J’ai souvent donné mon opinion sur le sujet, d’une manière tout à fait simple. La monnaie disponible chez chaque citoyen, riche ou pauvre, ne peut être suffisante pour engager les désirs et besoins qui naissent de l’évolution même de nos existences humaines. Notre organisation de financement de nos décisions citoyennes ne rend pas compte du coût réel de celles-ci pour chaque citoyen imposable. Il est noyé dans tous les prélèvements directs, impôts et taxes, et tous ceux indirects quotidiens comme la TVA. Il se perd dans la croyance qu’en faire payer aux entreprises nous en dispense, alors que nous les payons quand nous achetons le produit ou le service d’une entreprise. Nous connaissons cela, mieux vaut ne pas savoir de quels maux nous souffrons pour mourir heureux.

Je suis donc désolé de nous rendre malades. Les recettes fiscales en 2023 s’élèvent à 255,7 milliards d’euros. Évaluée à 101 milliards d’euros dans la loi de finances initiales 2024, la TVA représente 27 % des recettes fiscales et non fiscales de l’État. Elle est suivie de l’impôt sur le revenu (25 %) et de l’impôt sur les sociétés (19 %).

C’est déjà pas mal, en consommant tous les jours, nous payons 101 milliards d’impôts indirects (naturellement la TVA des entreprises se retrouve dans le coût de revient que payeront ses clients, et il arrivera à la poche du salarié client). J’espère qu’un jour nous comprendrons que les prélèvements sur les entreprises ne sont qu’un paiement anticipé de chaque consommateur. Cela nous éviterait de réclamer qu’on les impose, en croyant nous épargner du montant de leur versement. Tout simplement parce que celui-ci nous l’effectuons à petite dose, sans nous en rendre compte à chaque achat.

En 2023, l’impôt sur le revenu a rapporté à l’État plus de 82 milliards d’euros, ce qui représente 20,8 % des recettes fiscales de l’État. Le nombre de foyers assujettis, c’est-à-dire ayant réglé l’impôt sur le revenu, est de 18,2 millions sur les 40,7 millions de foyers fiscaux (devant rédiger une déclaration). Cela revient à dire qu’en fin 2023, 30,4 millions de personnes sont en emploi en France, dont 27,0 millions de salariés ont payé la totalité des recettes de l’État. À titre de TVA, chacun a payé 101 milliards : 30,4 millions = 3222 €. Il nous reste 154,4 milliards, moins 82 milliards d’impôts directs = 72,4 milliards que règlent à petite dose tous ceux qui ont un revenu pour eux ou leur famille dépendante, soit 72,4 milliards : 30,4 millions = 2381 € par tête. Et d’une manière plus simple, les répartissant sur 18,2 foyers assujettis, ils devraient régler 14 967 € par an, si nous avions un règlement des financements des ressources de l’État direct.

Cela revient à dire et à accepter que par un financement réellement visible et mesurable, en moyenne, le financement individuel annuel d’un assujetti du budget de l’État est à la hauteur du SMIC annuel de 20 966 euros brut, et 17 796 euros net en mai 2023. Ce sont ces sommes que payent de manière progressive ceux qui sont soumis à l’impôt sans s’en rendre compte.

En 2023, la dette s’élevait à 48 milliards, c’est-à-dire le coût des besoins réels supplémentaires humains à ceux satisfaits par le financement direct et indirect. Notre système fiscal archaïque est à bout de souffle, comme pouvait l’être en 1789, le système fiscal reflétant l’inégalité flagrante de la société, en même temps qu’il la renforçait.

Il serait temps que les citoyens cessent de croire aux miracles de la société libérale individuelle, dans laquelle pour ne pas avoir à verser un financement public voté, nous payerions des services privatisés plus chers du montant des dividendes des actionnaires, et cela toujours d’une manière cachée, dans le prix client.

Certes, il est injuste au regard de qui produit la richesse. Mais l’absence de maturité citoyenne est entretenue par ceux qui sont les citoyens libéraux qui prônent en permanence la diminution des impôts, pour leur faire accepter un financement clientéliste quotidien, sans traçabilité du montant, plus cher pour les mêmes biens et services. Je pense que chacun peut trouver le qualificatif approprié à une telle situation. Peut-on se dire citoyen et ne pas accepter la réalité d’un phénomène d’évolution exponentielle d’enchaînements technologiques, dont notre seule obligation est de le réaliser écologique ?

Nous en sommes à un niveau de niaiserie pour ne pas dire plus où tous les jours des appels à la réduction des prix fleurissent dans les propos ou les publicités, tout en ayant des milliardaires qui prospèrent (indépendamment des faillites dans la compétition économique) et la recherche permanente d’une augmentation de salaire qui viendra augmenter les prix pour que les milliardaires le restent. Il serait temps que nos rois cessent de tenir les citoyens en sujets, mais les émancipent réellement en citoyens. C’est ce que préconisait la révolution par le consentement à l’impôt de passer de la simple économie à la citoyenneté en faisant de l’impôt le lien matériel constitutif du peuple français. L’échec en ce domaine est patent compte tenu de tous ceux qui surenchérissent d’astuces pour le réduire. Dans ce cadre, il n’y a pas d’ostracisme envers le « noir ».

Réformer le Système de Financement

Que serait-ce que de réformer notre système de financement des services ou des actions confiées à l’État ? Évaluer les financements nécessaires pour satisfaire les demandes acceptées par le Parlement, avec l’analogue dans les mairies, départements, régions ; déterminer quelle part du financement doit être demandée aux citoyens en fonction de leurs différentes sources de revenus, d’où qu’elles proviennent. Ensuite, estimer la part nécessaire de création monétaire par dépôts ou pure ; j’ai toujours opté pour la pure. Que les particuliers fassent appel aux dépôts pour leur réalisation, c’est un moyen de régulation, mais l’État n’est pas le particulier auquel l’a réduit Fillon, c’est une communauté républicaine, sinon il n’y a qu’à réclamer que l’État nous verse des intérêts sur nos impôts directs ou indirects. Ce serait drôle pour une TVA à 20 % : l’État nous rendrait les 20 % du capital, plus 5 % d’intérêt. Cela doit certainement nous choquer, mais est-ce plus choquant que de régler les impôts des entreprises et même ceux de leurs actionnaires en achetant les produits ou les services résultants du travail salarié, tout en réclamant qu’ils soient plus imposés et se plaindre que leur prix client augmente. J’avais oublié que les libéraux ultras nous ont expliqué que le client est roi et non plus républicain.

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 6 Décembre 2024

Vivement la Prochaine Dissolution 2.

Je ne dois pas être normal, il faut que je me soigne. Mes cours d’économie remontent à 1971, à l’époque où nous étions encore dans une économie keynésienne, quelques années avant que Valéry Giscard d'Estaing (VGE) arrive au pouvoir. Il était alors ministre de l’Économie et des Finances de 1969 à 1974. Sous son ministère, la Banque de France s'est modernisée, abandonnant le pouvoir régalien des peuples d’émettre de la monnaie pour leurs services publics ou toute planification économique.

Cela s'est produit avant que, par l’accord de Lisbonne, la création monétaire ex nihilo ou la planche à billets soit interdite. Les États doivent donc emprunter. C’est notre série régulière « Si la dette m'était contée », très prisée par les gouvernements de droite. Je rappelle que le synoptique permet de saisir d’un seul coup d’œil un ensemble d’informations liées ou un système complexe. Soyons assurés que concernant la monnaie, les dialogues sont basiques, mais les scènes complexes. J’ai encore en mémoire les messages de Fillon : « La France est en faillite, l’État c’est comme l’économie familiale, ce sont les riches qui créent les emplois. »

Depuis lors, c’est moins direct, mais cela reste toujours des concepts populaires qui touchent les citoyens au portefeuille : réduire les charges pour créer des emplois, faire des économies pour réduire les coûts, réduire les prix pour augmenter le pouvoir d’achat. Or, toutes ces incitations à faire des économies détruisent naturellement des emplois.

Notre développement repose depuis des siècles sur ce paradoxe. Celui-ci n’est qu’un comportement instinctif que j’ai souvent expliqué. Tout animal met toute sa volonté à dépenser le moins d’énergie possible pour pouvoir satisfaire ses besoins.

Dans ce cadre, les besoins humains sont insatiables. Ils veulent pouvoir en disposer gratuitement ou presque. Alors, comment au XXIe siècle pouvons-nous accepter cet état de communication économique, désirs de nos instincts créateurs de productivité technologique, et réduction du temps de travail consacré à la production de nos désirs ? Or, le pouvoir nous demande de travailler plus, sans nous expliquer que c’est pour rentabiliser les investissements des actionnaires, y compris les salariés qui ont des livrets, des assurances vie et autres épargnes avec lesquelles les banques font des placements pour leur verser des intérêts. Si je demandais aux salariés de se manger une main, ils me taxeraient de fou, mais quand ils le font (je parle des salariés qui ont une épargne) par l’intermédiaire des intérêts qui leur sont versés par les banques venant de leurs voisins salariés, ils sont contents et même se plaignent que ce soit insuffisant. Sauf quand ils empruntent, car ils ne voient pas que ce sont eux qui financent.

C’est beau la circulation monétaire, c’est une rivière tumultueuse qui arrose une vision égoïste et individualiste de l’économie, niant l’apport collectif de milliards d’humains au cours des siècles. Ce nihilisme est le cas des libertariens, des ultra-libéraux, des anarchistes (ni dieu ni maître), de tous ces gens qui affirment s’être faits seuls. Incapables de comprendre que s’ils s’étaient faits seuls, ils marcheraient encore à quatre pattes, car il n’y aurait eu personne pour leur apprendre à se lever et à s’élever. Il en est de même pour tous ceux rêvant de ne pas financer les services qu’ils ont confiés à la gestion d’élus de la collectivité publique. Cela tout en bénéficiant de ceux-ci et en ayant accepté d’interdire à leurs élus de créer la monnaie ex nihilo pour financer l’insuffisance des financements obligatoires de la part des citoyens qui n’ont pas suffisamment de ressources.

De fait, nous assistons depuis un certain nombre d’années à une incitation au financement de certains services ou d’adhésions par le don, avec à la clé une déduction du montant fiscalisable. Intellectuellement et moralement, c’est une honte, surtout pour les riches et les entreprises qui y participent, d’avoir l’audace d’en faire financer une part par la collectivité et de ne pas avoir la moralité d’assumer les donations qu’ils choisissent. Et j’en oublie certainement bien d’autres. Comment encore croire que l’intérêt individuel est supérieur à celui de la collectivité humaine qu’ils forment en s’étant socialisés ?

La Dette et les Services Publics

Il n’y a pas un seul centime qui ne vienne pas des autres. Faute de cela, si nous devions nous payer les services mutualisés de la collectivité par les prélèvements obligatoires, ceux qui n’ont pas de revenus suffisants ne pourraient pas sortir de chez eux, pour ne pouvoir pas payer un droit de circulation sur les voies publiques ou les routes. J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer que la dette est une création monétaire qui coûte les intérêts que l’on sert aux investisseurs. Cette dette a permis de maintenir 25 000 000 d’emplois sur 48 ans depuis 1976. Une fois de plus ce sont les citoyens salariés particulièrement qui les financent. Une première fois quand ils achètent les produits qui permettront aux marchands de disposer de fonds à investir et une seconde fois en lui versant les intérêts de son investissement par l’impôt. Si au nom de la propriété privée chaque citoyen disposait d’un morceau du territoire, il vivrait sur 8 m² et ne pourrait pas sortir de chez lui sans l’accord de ses voisins.

Critique de l'Ultralibéralisme

Elle n’est pas belle la vie avec l’ultralibéralisme, et celui pas moins trompeur des libéraux capitalistiques qui veulent toujours moins d’États pour laisser le pouvoir aux riches et aux financiers. S’il n’est pas interdit de s’enrichir, ce devrait l’être d’exploiter le salariat. Nous vivons ainsi dans le cadre d’une impuissance de responsabilité politique à gérer l’abondance. C’est-à-dire de pouvoir, dans le cas où les revenus salariaux sont insuffisants pour financer les besoins collectifs des populations, créer de la monnaie ex nihilo, pour compenser la relation d’exploitation salariale, qui veut que le revenu salarial soit suffisant pour soutenir la consommation, afin que les marchands de biens et de services puissent s’enrichir, tout en réduisant la charge qu’il représente dans l’organisation comptable. De sorte que l’État fasse appel à leur richesse, plutôt qu’à son pouvoir citoyen de créer la monnaie nécessaire qu’il a abandonnée, pour ne pas subir le manque dans les secteurs essentiels gérés par l’État.

L'Égologisme et la Responsabilité Politique

Le problème n’est pas là où nous le croyons, mais bien dans la maîtrise de l’inné égoïste qui nous empêche de devenir des adultes culturels. Jean-Marie Albertini l’a écrit, il vaut mieux que les Hommes envient ce que possèdent les autres mêmes au prix de guerres. Cela, car il était incapable d’avoir une vision de l’avenir où les Humains seraient toujours au fait des savoirs pour maintenir une espérance hédoniste dans une société où il peut se faire remplacer au travail pour disposer de temps pour son épanouissement, même si celui-ci est dans le non-travail (activité de travail pour soi).

Ce retour vers l’insuffisance intellectuelle, les sociologues appellent cela l’égologisme. Les asservis ont mis des siècles pour parvenir à s’émanciper un tant soit peu, par les luttes d’une minorité agissante, et pouvoir choisir leurs dirigeants. Malheureusement, ce sont les asservis qui majoritairement votent pour ceux qui les oppriment depuis des siècles. Les gouvernements de gauche, Léon Blum et les deux années de la gauche Mitterrandienne sont des exceptions dans la longue succession de tous les pouvoirs qui ont asservi les populations salariales.

Un Monde d'Illusions
La Rançon de l'Inné

C’est là la rançon de l’inné, source de tous nos paradigmes culturels. L’émancipation des humains par le savoir aurait dû maîtriser, renverser et comprendre pour favoriser dans l’évolution la venue de l’Humain géologique enfin adulte, pratiquant la liberté, l’égalité et la fraternité. Où y a-t-il liberté dans le discours des libéraux, dans les 8 m² ? Où y a-t-il l’égalité quand les entrepreneurs exploitent les salariés ? Où y a-t-il fraternité quand l’on ne veut pas financer la mutualisation de services et d’entraide, qui sont l’expression de la vie humaine en collectivité interdépendante ?

Exemple de Dépendance Économique

Par exemple, la France a reçu en 2023 environ 54,8 milliards d’euros. Si elle a une dette avec la Belgique du même montant, elle les lui reversera. Si la Belgique en a une avec le Danemark, elle lui renverra, etc. Ce ne sera qu’un jeu d’écriture. Ainsi, quand nous arrêtons les comptes pour ne pas nous perdre, ils sont faux et nous servent de repères comparatifs calculés selon les mêmes règles. Ils correspondent à des situations qui n’existent plus. C’est donc un miracle de la confiance que d’observer un monde qui s’entre-tue depuis des siècles pour une illusion psychologique en une valeur régulatrice qui compense leurs incapacités à devenir des humains adultes (j’entends par là la maîtrise de leurs désirs égoïstes innés), culturellement transformés autrement que par la violence de leurs relations sociales maintenues par le rapport de force institutionnalisé.

Innovation et Cupidité

Alors que les humains ont fait la preuve de leur inventivité en essayant de se faire remplacer au travail et d’économiser leurs énergies dans des tâches corvéables, nous n’avons retenu que le désir de cupidité pour s’enrichir, partagé par les salariés qui sont la source de l’enrichissement des uns, et à laquelle ils n’accéderont jamais, demeurant les valets des puissants (comme le soulignait La Boétie).

Consommation et Primitivisme

Malgré les conséquences de la cupidité retirée des innovations (réchauffement climatique), la seule motivation idéaliste aujourd’hui dans le monde est de consommer toujours plus. Il n’y a rien de plus primaire, voire de plus instinctivement primitif, maintenu par une éducation qui, au-delà de la nécessité, nous empêche de dépasser ce stade de l’inné de la recherche de domination.

Discours Caché dans la Communication Économique

Beaucoup ne comprennent pas le discours caché dans les artifices de la communication économique. Si les salariés veulent des prix plus bas et des intérêts plus élevés, alors ils doivent accroître leur productivité. Or, l’énergie humaine a ses limites depuis des siècles, et l’humain se fait remplacer par des robots et autres technologies, détruisant des emplois marchands. Pourtant, nous observons que la pratique du non-travail, c’est-à-dire le travail que nous accomplissons volontiers, est répandue.

Pour autant, il a une incidence économique. Il suffit de comptabiliser les entreprises et les sites de bricolage. Cette activité de faire soi-même a conduit à la suppression d’emplois et même de métiers, pour en créer dans ce marché du bricolage, sans que nous sachions combien d’emplois ont été créés et combien ont disparu.

Défaillances et Réindustrialisation

Par exemple, avec 57 729 procédures ouvertes en 2023, le nombre de défaillances est en augmentation de 35,8% par rapport à l’année précédente, après déjà une hausse historique de 49% en 2022. Cela représente 243 700 emplois.

De l’autre côté, le gouvernement nous dit : la France a initié un mouvement de réindustrialisation inédit qui se traduit depuis quelques années par des créations d’emplois et d’usines sur le territoire. Alors que le mouvement de désindustrialisation en cours depuis les années 1970 touchait l’ensemble des pays développés, la France est parvenue à renverser cette dynamique. Ceci grâce à une politique ambitieuse de baisse du coût du travail et de la fiscalité pesant sur les entreprises, de soutien à l’innovation et à l’adoption de mesures favorables aux implantations industrielles, notamment dans le cadre de la loi industrie verte.


 

Les Années 2022 et 2023 : Un Bilan Contrasté

Les années 2022 et 2023 ont été marquées par un nombre record d’usines ouvertes, avec respectivement 176 et 189 ouvertures nettes. Ce sont aussi 130 000 créations nettes d’emplois qui sont intervenues dans l’industrie depuis 2017, dont 28 000 en 2023. Voilà tout est dit : d’un côté, 57 729 défaillances, et de l’autre, 176 et 189 créations d’entreprises avec 130 000 emplois à la clé. Il y a donc un déficit de 113 700 emplois.

L'Impact de Raymond Barre et la Méritocratie

Pour ne penser qu’à la France, depuis les années 1977 avec Raymond Barre comme Premier ministre sous trois gouvernements, sa lutte contre l’inflation et son principe d’individualisation des salaires par la méritocratie ont appauvri les salariés du secteur privé. Ceci a eu pour conséquence un retournement de situation dont nous vivons les conséquences politiques, en passant par l’effondrement du bloc soviétique. De 1949 à aujourd’hui, le taux de syndicalisation n’a cessé de diminuer. Ainsi, faute de se doter des moyens de se défendre face à l’exploitation salariale, les citoyens ont porté leurs espérances vers les partis politiques, dont peu ont résisté au déferlement de la loi du marché.

Critique du Syndicalisme et de la Fonction Publique

Durant ces années, non content d’entendre les critiques formulées contre le syndicalisme, s'est développée, dans la dégringolade des revenus depuis 1977, une critique de la fonction publique, qui, plus fortement syndicalisée, a su mieux retenir la diminution de ses salaires. Nous avons alors assisté à un dénigrement total de la part des salariés du secteur privé des avantages qu’avaient su obtenir certains secteurs de l’industrie et de la fonction publique. Les salariés du secteur public, qui étaient moins payés que ceux du secteur privé, sont devenus les nouveaux riches salariaux aux yeux des citoyens. C’était les boucs émissaires qui cachaient la honte de n'avoir pas le courage de défendre leurs intérêts face à la peur de perdre leur emploi.

La Lutte pour l'Égalité Républicaine

Ainsi, faute d’avoir le courage de défendre leurs intérêts en se syndiquant, les salariés du privé abondaient dans le sens des pouvoirs de droite qui réclamaient la suppression des avantages acquis par certains secteurs de l’industrie et de la fonction publique, au nom de l’égalité républicaine. Il faut reconnaître que ceux qui ont tenu cette position politique, en s’appuyant sur les ressentiments des salariés du secteur public, ne manquaient pas de culot en affirmant le faire pour le bien du pays. Ce fut une période non glorieuse pour les salariés du secteur privé et une honte pour les politiciens qui, au nom de la lutte contre l’inflation ou l’endettement, ont cherché à réduire des avantages salariaux représentant des charges source d’augmentations de salaire, qui empêchaient la richesse des entrepreneurs, afin qu’ils puissent investir pour créer des emplois, qu’ils supprimaient par l’augmentation de la productivité réalisée avec la technologie robotique et autres.

Les Paradoxes Politiques et Économiques

Personne n’a su ni expliquer ni inverser ce jeu des paradoxes dans lequel le PS n’a pas su se montrer à la hauteur des espérances qu’il avait soulevées, malgré des avancées sociales financées par les salariés. Après de nombreuses années d'hésitations, une majorité de salariés, les plus faibles, se sont tournés vers un parti fasciste qui accusait l’immigration d’être responsable de la situation économique. En réalité, c’est la faiblesse de ceux qui sont soumis ou asservis qui en est à l’origine, faute de posséder une vision holistique de la situation, toujours accrochée à des informations pauvres. Le comportementalisme ou béhaviorisme permet de faire le lien pour comprendre les paradigmes que nous développons en réponse à notre environnement conditionné par nos mécanismes de réflexes à des stimuli donnés par l’évolution de la situation économique ou politique, soumise également au jeu des punitions sociétales.

La Solution Politique

Quand j’écoute les informations politiques depuis la dissolution qui nous a mises dans une impasse politique, je pense qu’elle ne peut trouver une solution en l’état que par un consensus pour passer à l’élection proportionnelle, comme pour les mairies. Et attendre qu’un an soit passé pour prononcer une nouvelle dissolution, et changer enfin de régime parlementaire. Les discours alarmistes que relaient les médias sont de la politicaille de journalistes qui buzzent comme ils le peuvent pour dramatiser une situation qui ne l’est pas. Cela convient à la dramatisation constante de l’ambiance générale qui a fait le lit du fascisme auquel ont adhéré tous ceux qui ont voté pour le RN. Je sais que cela ne fait pas plaisir à des citoyens qui croient que les problèmes viennent des autres, pour ne pas voir la poutre qu’ils ont dans l’œil.

 

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Rédigé par ddacoudre

Publié dans #Politique

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Publié le 28 Novembre 2024

Cryptomonnaie, l’inconséquence de Trump.

Les promesses de Donald Trump, devenu le «champion du Bitcoin», séduisent le monde de la crypto et font envoler les cours

Le prix d’un Bitcoin a bondi d’environ 20 000 dollars depuis l’élection de l’ancienne star de la télé-réalité. La conséquence logique de la politique de la crypto-monnaies que n’a cessé de défendre le candidat républicain durant sa campagne. Avant même sa prise de pouvoir, les investisseurs se frottent déjà les mains.

 

Du rêve à la réalité.

 

Dans les prospectives de 2040, 100 scientifiques américains envisagent un recul de la démocratie et une avancée des multinationales dans les champs politiques. Loin d’être un rêve, ces scientifiques étudient des situations bien réelles dont nous avons des difficultés à cerner, attachés à notre quotidien et aux informations médiocres, essentiellement accros aux faits divers angoissants. Ceux-ci véhiculent un sentiment d’insécurité politique, sur la base de faits réels, qui nous font croire que la violence est en augmentation, et qu’il n’y aurait pas de gens heureux, faute de pouvoir apporter des solutions aux inégalités sociales économiques.

En ce moment, ce sont les rodéos en motos qui font la une. Certainement que ces journalistes sont jeunes et n’ont pas connu l’époque où nous faisions cela avec des vélos, et nous mettions un carton rigide tenu par une épingle à linge dans la roue arrière pour imiter le bruit d’un moteur. Rien de nouveau en dehors des évolutions technologiques chez les jeunes. Les trottinettes ont remplacé les patins à roulettes sur les trottoirs ou dans les rues. La technologie n’est pas neutre et dépend de l’utilisation que nous en faisons. Le réchauffement climatique et la pollution sont là pour en attester. Il est donc important d’avoir un certain recul face aux informations émotionnelles.

C’est une hérésie de faire croire aux populations que la seule mise en place de politique sécuritaire, par l’accroissement des forces de l’ordre et la surveillance technologique des populations, va apporter une solution. Comment au 21 siècles avec nos savoirs disponibles, pouvons-nous croire encore que l’activité de 8 milliards d’Humains tous soumis aux inégalités d’une organisation libérale capitalistique qui favorise l’appropriation de richesse par les détenteurs de capitaux va harmoniser l’existence de tant d’Humains, y compris en France.

Je vais tâcher d’expliquer pour quelles raisons l’élection de Trump est plébiscitée par les possédants, pendant que les populations se recroquevillent sur leur quotidien. Beaucoup de possédant qui achètent bitcoin, ou effectuent des transactions avec, souhaiteraient une extension comme monnaie mondiale, du moins occidentale, car la Chine l’interdit avec de justes raisons.

 

Des groupes internationaux à l’affut.

 

Dans des perspectives futuristes, il existe une possibilité que des groupes internationaux ; se substituent au pouvoir des États dans le futur, devant l’affaiblissement des démocraties et le renforcement des individualismes égoïstes de nature.

Or, il me semble que si le bitcoin devenait une monnaie de référence échappant au contrôle politique des peuples, ce serait un moyen assuré pour ces groupes de prendre le pouvoir politique des nations. En cela, la position de Trump qui veut encourager le développement des cryptomonnaies me paraît inquiétante. Les Chinois qui ont interdit son utilisation me paraissent avoir pris conscience de ce risque. De fait, le développement d’une cryptomonnaie dont seuls les riches disposeraient en masse, feraient d’eux des Hommes, ne répondant qu’à un paradigme du dominant qui exploite les dominés. C’est déjà notre organisation avec l’acceptation du salariat, qui date de 1804, l’article 1780 du Code civil de 1804 indique qu’on ne peut engager ses services qu’à temps, ou pour une entreprise déterminée. Cependant, celui-ci dispose, avec la démocratie, d’un pouvoir d’opposition ? Cela ne serait plus le cas avec une monnaie qui échappe au contrôle des peuples. Nous ne devons pas oublier que les politiques monétaires en cours ont étaient votés par les peuples. Dès lors tout comme ceux qui disposent des moyens de production sont les dominants bêta (dominants systémiques) qui exploitent les salariés qui sont les dominés trop faibles pour inverser un processus dans lequel, ils y trouvent, à un certain niveau leur compte, et dans ceux des plus démunis, la peur de perdre le peu qu’ils ont. Je sais que ce rappel est désagréable, mais c’est ainsi que fonctionne le monde. Je le rappelle seulement pour dire que l’adoption du bitcoin aggraverait cette situation maintenue en équilibre par les oppositions socialistes depuis 1848, et par le patronat dans le développement du consumérisme, qui a nécessité des accords de salaires, qu’il récupérer au triple (politique conventionnelle.).

Avec l’adoption du bitcoin, nous serions alors dans une régression civilisationnelle primitive, semblable à celle de n’importe quel animal qui dérobe la proie de celui qui est trop faible pour la défendre. Nous savons tous que les plus faibles sont les salariés, sinon cela fait des siècles que nous aurions inversés cet état de fait. Dans l’adoption du bitcoin, nous ferions alors un recul considérable dans le passé, si nous admettons que le développement de la socialisation des hommes, au travers d’un système de contraintes morales punitives, toujours en vigueur, a demandé des millénaires, depuis la création du Code d’Hammourabi.

Ainsi, le bitcoin serait un destructeur de la démocratie et de la sociabilité humaine, car les peuples n’auraient plus aucun contrôle ou si peu sur la monnaie. C’est aussi un peu le cas aujourd’hui, il suffit des suivre les débats sur le budget et les plaintes des maires de France qui manquent de fonds. Sauf qu’en Europe nous avons voté pour cela ou l’avons accepté. (Maastricht.)

Bitcoin : Une réflexion critique

Je ne partage pas le même enthousiasme que certains pour le bitcoin. Il me semble qu’il permet surtout de préserver sa richesse et d’échapper à ses responsabilités d’humains ou de citoyens du monde sur une planète ouverte, où les nationalismes restent une source de conflit, mais sont toujours la représentation de la volonté de l’acceptation des citoyens de chaque État.

Certes, ils demeurent conservateurs et réactionnaires, attachés à des atavismes de nature peu transcendés, et s’opposent à une évolution du monde dû aux technologies de communication. Cela sans s’opposer au libéralisme capitalistique qui en fait un monde qui effraie les populations. Elles croient qu’elles y perdraient leurs cultures niant le métissage séculaire dont elles sont originaires. Ainsi, elles laissent le champ libre aux multinationales dont les États et ses peuples sont le dernier de leurs soucis. Si ce n’est pas pour leur rappeler que ce sont elles qui les font vivre, comme un père qui rappelle à ses enfants qu’il les nourrit. Nous retrouvons là le lied motif de la droite libérale capitalistique, les riches nous font vivre.

Il se fonde sur un processus égoïste.

Cette utilisation est un processus parfaitement de nature égoïste dans un monde où l’on ne peut échapper à l’interdépendance de tous, qui est accessible à l’intellectuel, si elle n’est pas accessible à nos sens. Passer au-delà de nos désirs inassouvis et immédiats c’est grandir dans un monde complexe que les possédants refusent volontairement, pour s’enrichir sur le développement de l’individualisme. Malgré les dégâts que cette vision qui s’est confondue avec la singularité et l’individuation a apportés.

Nous aurions dû tirer la leçon de l’Histoire : Adam Smith

De plus, nous disposons, pour en comprendre les risques, de l’exemple d’Adam Smith. Celui-ci disait dans un de ses axiomes : « un homme met toute son énergie dans la recherche de son intérêt personnel, et ce faisant, il concourt plus sûrement à l’intérêt collectif que s’il avait voulu le rechercher de manière désintéressée. »

Cependant, quand Adam Smith affirmait cela, il n’avait pas les connaissances dont nous disposons aujourd’hui pour mesurer les effets du développement de l’industrialisation sur la nature. Naturellement, nous ne pouvons le reprocher à ceux qui, pour s’enrichir, jetaient leurs déchets dans la nature sans connaître les conséquences, tout comme à ceux qui les regardaient faire.

Nous ne pouvons nous reprocher de ne recevoir des informations sensorielles, que quand un événement c’est produit et qu’il nous touche. Il en est de même aujourd’hui. Mais c’est une autre chose que de continuer les dégâts en toutes connaissances faute de vouloir émettre la monnaie nécessaire, et encore moins si c’était des bitcoins. Aujourd’hui par la puissance d’une opposition nous pourrions inverser ce processus ce qui serait impensable avec la cryptomonnaie individualiste et pseudonyme.

L’enrichissement et la dégradation environnementale

Ainsi, au nom de cet enrichissement, les Humains ont pollué et réchauffé la planète sans le savoir durant des siècles. Ce n’est que depuis le Club de Rome que nous assumons cette prise de conscience sans les moyens financiers, pour préserver la richesse des possédants.

Le Bitcoin : Une Monnaie mondiale ?

Pour le bitcoin, même s’il devenait une monnaie mondiale indépendante des États au seul profit des intérêts individuels, il serait une copie conforme de l’axiome d’Adam Smith. C’est-à-dire hors des décisions des populations mondiales (car les États ne sont que les peuples qui les forment et les hommes dont ils acceptent la direction, qu’ils élisent ou pas.) Vouloir éviter les conséquences de la vie des peuples sur la gestion de leurs finances et le rôle qu’ils ont confié à leur dirigeant pour financer des services publics me semble renier le pouvoir démocratique obtenu après des fleuves de sangs. C’est considérer que l’intérêt individuel est supérieur à celui qui découle de l’interdépendance des actions humaines pour produire les biens et services nécessaires. C’est là une confusion toujours entretenue entre l’intérêt biologique des Humains et les conséquences transcendées de ces comportements au point qu’aucun humain ne peut vivre seul. Le bitcoin renforcerait ce comportement de pique-assiette ou certains veulent recevoir sans avoir à rendre. C’est le cas de toutes les entreprises qui refusent de payer des impôts ou si peu, mais réclament des infrastructures pour se développer. Ce faisant dans notre grande ignorance populaire, non content de racheter le peu d’impôt, qu’elles versent, dans le prix client. Nous leur versons une part de nos impôts dans des infrastructures et services publics qu’ils ne financent pas. Alors, imaginer avec un bitcoin qui est sous pseudonyme.

Les Conséquences actuelles et futures

Aujourd’hui, nous connaissons les conséquences de l’application de l’axiome d’Adam Smith : la pollution et le réchauffement climatique. Les circonscrire implique de faire face à la montée des mers, à la disparition de terres arables, à la migration des populations côtières, aux changements de cultures agricoles, à la maîtrise des pluies plus abondantes, à la récupération des gaz à effet de serre, au remplacement des énergies fossiles, à la dépollution des mers et des eaux potables, etc.

Les défis sont financiers.

Nous connaissons les choix des États dans les G20 : ce sont des rapports de force entre les besoins vitaux pour la biodiversité mondiale et les sommes financières que nous voulons y consacrer sans en créer. La limite est de réaliser des travaux qui puissent être marchandisés, c’est-à-dire se vendre à des particuliers ou aux budgets des États. En quelque sorte, les états veulent réparer les dégâts causés par l’individualisme économique du libéralisme capitalistique par l’organisation libérale capitalistique qui les a produits. Je rappelle pour mémoire que produire propre en récupérant le CO2 augmenterait les prix de l’énergie de 70 à 80 % suivants les situations.

Un futur enjeu ;

La masse monétaire disponible chez les ménages des travailleurs du monde, car ce sont eux qui financent en rendant le capital qu’on leur a donné pour travailler, ne suffirait pas à subvenir aux travaux nécessaires pour résorber les conséquences « De la Richesse des Nations », sans avoir à émettre de la monnaie pure. Ce que ne veulent pas faire les États pour préserver la valeur de leur monnaie respective. Le G 29 a alloué 300 milliards à 50 pays en voie de développement, soit 6 000 000 000, et 4 milliards par pays financeurs en moyenne. Comment feraient-ils avec une cryptomonnaie incontrôlable sur laquelle ils n’auraient pas de pouvoir ?

Qu’en dire sur le fond ?

Il en résultera les mêmes conséquences que celles qui ont suivi l’axiome d’Adam Smith. Si nous continuons nos politiques financières comme le font les G20, et si nous internationalisons le bitcoin, ce serait pire. Les États actuels se montrent garants des intérêts des riches qui veulent bien investir dans la lutte contre le réchauffement et la pollution sous réserve qu’ils puissent le revendre trois fois plus cher que ce qu’ils ont investi aux salariés devenus clients. Cela peut être résolu avec des changements de gouvernement et des politiques de planification et de création monétaire pure en contrepartie des travaux d’utilité publique mondiale, au travers d’une banque verte ou de Droits de tirages spéciaux (DTS).


 

Alors, imaginons que le bitcoin devienne une monnaie mondiale indépendante des États (peuples), soumise aux seuls intérêts égoïstes de nature (Adam Smith) : qu’adviendrait-il ?

Prévenir les dérives autoritaires et les régressions civilisationnelles.


 

Je souligne le risque de voir des groupes privés ou supranationaux s’emparer du pouvoir politique par le biais de cryptomonnaies comme le Bitcoin. Ce scénario est plausible si ces outils restent hors du contrôle démocratique. L’inquiétude se justifie depuis l’élection de Trump, car : Le Bitcoin et ses dérivés favorisent une concentration de richesses entre les mains de ceux qui maîtrisent la technologie ou qui ont déjà des ressources considérables. En contournant les États, ces monnaies affaiblissent les systèmes démocratiques et leurs mécanismes de redistribution (impôts, investissements publics). L’absence de régulation ouvre la voie à une domination des élites économiques, renforçant les inégalités et sapant les progrès sociaux obtenus depuis des millénaires.

J’ai mentionné le Code d’Hammourabi pour donner la mesure des siècles de construction de normes sociales : la démocratisation et la socialisation ne sont pas automatiques. Elles demandent des structures politiques solides, qui pourraient être sapées par des cryptomonnaies non régulées.

Le Bitcoin et la Démocratie.
La concentration de la Richesse : je souligne à juste titre que le bitcoin pourrait exacerber les inégalités en concentrant la richesse entre les mains de quelques-uns. C’est un point crucial à considérer. Le contrôle politique : La perte de contrôle politique sur la monnaie pourrait effectivement renforcer le pouvoir des groupes privés au détriment des États et des citoyens. Le risque de Régression : Il me semble qu’il est pertinent d’argumenter selon lequel le bitcoin pourrait entraîner une régression civilisationnelle il est essentiel de réfléchir aux implications sociales et politiques de l’adoption de cryptomonnaies à grande échelle.

Un cadre pour éviter la régression civilisationnelle.

 

Pour contrer ces menaces, il serait nécessaire de mettre en place : une gouvernance mondiale des monnaies par les peuples. Créer un cadre démocratique où les États et leurs populations participent activement aux décisions monétaires plutôt que de laisser la main libre aux lobbys internationaux. Un système de taxation des cryptomonnaies : Garantir qu’aucune richesse n’échappe au contrôle des peuples, même dans un cadre numérique. Un lien entre monnaie et biens publics : Rediriger les ressources issues de l’innovation monétaire vers des investissements qui profitent à tous (infrastructures, éducation, santé, lutte contre le réchauffement climatique).

Une monnaie mondiale normative réelle.

 

Dans un essai, je préconise de prendre pour référence monétaire une valeur incontournable et irréductible qui est l’énergie que dépense tout homme pour produire un bien ou un service durant un temps de travail défini. Ce pourrait être aussi bien le watt que le joule. Nous aurions ainsi établi une valeur normative et universelle de la valeur monétaire réelle, comme nous disposons du kilo ou du litre. Cela permettrait des comparaisons économiques de la valeur des productions et services équitables tout en supprimant la spéculation monétaire. Le prix en unité énergétique d’un produit ou d’un service s’ajusterait pour définir la valeur horaire d’un travail en fonction des qualifications que chacun requiert. Nous aurions ainsi une base objective du prix de n’importe lequel de produit ou service, laissant libre aux hommes de vouloir les acquérir dans une sorte de surenchère pour conserver la liberté des prix. Mais nous serions que la cotation d’énergie d’un homme pour réaliser un produit serait la même sur la planète où qu’il soit. Naturellement pourraient entrer des correcteurs en fonction des acclimatations nécessaires suivant les endroits du globe. Mais au moins, nous aurions une base comparative de référence sans que cela échappe aux Humains, car elle reposerait sur la réalité de leur existence biologique.

 

En quoi une monnaie énergétique répondrait aux défis actuels ?

 

Contrairement au Bitcoin, ma proposition d’une monnaie basée sur l’énergie humaine rétablit un lien direct entre la valeur monétaire et la contribution humaine. Elle encourage une économie régénérative, où chaque unité monétaire est ancrée dans des efforts réels plutôt que dans des spéculations abstraites. Elle protège les mécanismes démocratiques en offrant une base objective, partagée et compréhensible.

Une monnaie énergétique comme base universelle.

 

Adopter l’énergie comme unité monétaire universelle (joules ou watts) présente plusieurs avantages majeurs : une équité globale : La cotisation énergétique d’un individu serait identique partout, offrant une référence universelle pour comparer les biens et services à travers les frontières. La réduction de la spéculation : Une monnaie énergétique serait moins sujette à des variations artificielles de valeur, car elle reposerait sur des bases physiques biologiques tangibles. Elle aurait un lien avec la durabilité : en intégrant les coûts énergétiques dans la valeur monétaire, on favoriserait des choix de production et de consommation plus respectueux de l’environnement.

Cependant, ce modèle devrait intégrer des ajustements pour tenir compte des contextes locaux (climat, infrastructures, coût de la vie) afin d’éviter les déséquilibres.

La monnaie énergétique trace une voie intéressante pour penser une économie du futur où la monnaie n’est plus un outil d’exploitation, mais un instrument d’équité et de coopération. Cela nécessitera cependant une vigilance accrue face aux dérives individualistes et une réaffirmation du rôle des structures démocratiques dans la gouvernance monétaire.

L’idée est intéressante et audacieuse en prenant l’énergie comme référence monétaire. Mais, rien n’est parfait dans ce monde où tout est soumis à l’évolution, malgré l’opposition des intérêts particuliers des possédants qui ne peuvent céder que devant l’organisation des faibles par l’émancipation et les savoirs.

Points positifs.

L’originalité : L’idée d’utiliser l’énergie comme unité de mesure monétaire est innovante et pourrait offrir une base objective et universelle pour la valeur des biens et services. L’équité : En basant la valeur sur l’énergie dépensée, cela pourrait théoriquement réduire les inégalités et la spéculation monétaire. La comparabilité : Une unité de mesure universelle faciliterait les comparaisons économiques entre différentes régions et industries. Cela rendrait la compétition interentreprise plus pertinente.

Points à améliorer.
La complexité de mise en œuvre : La transition vers un système basé sur l’énergie serait extrêmement complexe. Il faudrait des infrastructures pour mesurer et standardiser l’énergie utilisée dans chaque processus de production à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, nous disposons de technologies telles que la blockchain qu’utilise le bitcoin. (La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organes centraux de contrôle), ou l’intelligence artificielle. La nécessité d’une acceptation globale : Convaincre les gouvernements, les entreprises et les citoyens d’adopter un tel système serait un défi majeur. La résistance au changement pourrait être significative.
Solutions alternatives : Des solutions alternatives ou des améliorations au système actuel peuvent être trouvées. Par exemple, comment pourrait-on intégrer des éléments d’une monnaie énergétique sans une refonte totale du système monétaire ? Elle présente l’avantage de reposer sur une unité de mesure incontestable et naturelle, évitant ainsi les distorsions spéculatives et les manipulations économiques actuelles qui amélioreraient le système actuel.

Le lien pour connaître le bitcoin. https://barrazacarlos.com/

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Publié le 20 Novembre 2024

Je me soigne d’être de droite ou d’extrême droite ?


 

L’expression "extrême droite" désigne l’ensemble des partis et mouvements politiques qui défendent des idées et des valeurs de droite en s’appuyant sur un nationalisme et un traditionalisme très marqués, en les formulant de manière radicale notamment à l’encontre des tendances politiques libérales ou socialistes. Son autoritarisme et son hostilité aux principes démocratiques peuvent conduire certains mouvements d’extrême droite à faire preuve de violence, voire de terrorisme pour imposer leurs vues.

Les mouvements d’extrême droite sont aussi caractérisés par différentes manifestations de
xénophobie, pouvant aller jusqu’au racisme, faisant des étrangers leurs boucs émissaires. Ils dénoncent fréquemment les objectifs conspirationnistes de la franc-maçonnerie et du prétendu "lobby juif". Selon Michel Winock, historien français, les discours de l’extrême droite répondent à neuf caractéristiques :

  • la haine du présent, considéré comme une période de décadence.

  • la nostalgie d’un âge d’or.

  • l’éloge de l’immobilité, conséquence du refus du changement.

  • l’anti-individualisme, conséquence des libertés individuelles et du suffrage universel.

  • l’apologie des sociétés élitaires, l’absence d’élites étant considérée comme une décadence ;

  • la nostalgie du sacré, qu’il soit religieux ou moral ;

  • la peur du métissage génétique et de l’effondrement démographique ;

  • la censure des mœurs, notamment la liberté sexuelle et l’homosexualité ;

  • l’anti-intellectualisme, les intellectuels n’ayant aucun contact avec le monde réel (Poujadisme).

La droite. Politiquement, le terme "droite" désigne des courants ou partis mettant en avant la rigueur morale et un certain conservatisme, ce qui fait qu’en France, les hommes politiques ont longtemps refusé de se définir comme étant de "droite". L’ordre, le travail, la famille et la responsabilité individuelle sont plutôt considérés comme des valeurs de droite, tandis que la gauche s’intéresse davantage à la justice sociale, l’égalité, la solidarité, l’humanisme, la laïcité.

Naturellement il n’est pas nécessaire de cumuler tout ce qui caractérise ces courants de pensée qui doivent être perçus en fonction d’une époque et des problèmes posés à un moment particulier de l’histoire. Tant une force politique reflète une philosophie politique qui témoignage de la situation sociétale en une période donnée. Exemple en 1820 elle désigne les partisans ultras de la restauration de la monarchie, et au XX siècle ce sera la figure de Jean-Louis Tixier-Vignancour, avec pour directeur de campagne le député jean marie Le Pen, ensuite le FN devenu la RN. Une anecdote J,L.T,V se rallie au général de Gaulle, ensuite il appelle, en 1969, à voter pour Georges Pompidou. Il se considère être l’aile droite de la majorité, il encourage ses électeurs à adhérer à l’UDR d’alors pour « droitiser la droite ». Il aura fallu l’élection de Sarkozy pour que cette vision se réalise au bout de 38 ans quand il s’est mis à séduire les électeurs du FN pour se faire réélire.

Le 5 décembre 1965, au premier tour du scrutin présidentiel, Jean-Louis Tixier-Vignancour arrive en quatrième position avec 1 260 208 voix, soit 5,20 % des suffrages exprimés représentant 2,57 % de la population . Le 1er juillet 2024, sa successeuse idéologique à l’élection parlementaire obtient au premier tour 9 377 297 voix, soit 29,25%, des suffrages exprimés représentant 13,7 % de la population.

Nous ne pouvons pas en conclure que la population française est d’extrême droite, même si comme l’on peut le noter sa représentation politique a augmenté de 11,13%. En 1965 l’abstention était de 4 407 000 sur 24 502 916 votants, et de 16 421 873 en 2024 sur 32 910 888 votants. Par le truchement des élections à deux tours, la RN pouvait envisager de gouverner le pays.

Il me semblait opportun de revenir à la réalité des chiffres, pour ne pas se laisser emporter par la fièvre médiatique et la tendance à croire que la France est d’extrême droite. Certes elle n’est pas d’extrême droite, mais elle est majoritairement de droite. Ces 16 millions d’abstentions ne sont pas sans opinion, s’ils n’en font pas état, ils sont comportementalement de droite par défaut. C’est à dire conservateur comme le définit la Toupie.

Il ne faut pas oublier que la droite soutient toujours une rigueur morale, elle s’est opposée à la loi contre la contraception, l’IVG, la dépénalisation de l’homosexualité, le mariage pour tous et la GPA, et je dois en oublier. Et ce n’est que récemment que l’opinion des Français a évolué vers l’acceptation de l’évolution de ses mœurs.

Sauf qu’être de droite n’est pas seulement une opinion politique culturelle dont le déroulement n’aurait rien à voir avec nos comportements innés.

La culture transcende.

Nous distinguons les comportements culturels de l’inné, ou instinctifs, bien que nos comportements culturels transcendent seulement ceux de l’inné dans le cadre de l’évolution d’une socialisation humaine millénaire. Le culturel est sous tendu par l’inné qui le contient et il se développera si l’environnement humain le nécessite pour s’adapter. C’était aussi vrai pour nos ancêtres cueilleurs/chasseurs qui en ont fait une application compatible avec leurs Savoirs, comme nous avec les nôtres aujourd’hui.

Nos options idéologiques politique n’apparaissent pas spontanément, elles se développent dans le creuset familial environnemental, et s’engramme par l’éducation dans l’enfance. Ensuite, par les fréquentations de la scolarisation et l’intérêt porté à l’enseignement de l’histoire politique ou humaine et son vécu, des évolutions d’opinions s’observent, ce que traduisent les courants politiques.

Dominants et dominés :

Les contes fondateurs imposant les autorités pour maintenir des systèmes (libéralisme, communisme, socialisme, etc.) se sont substitués au dominant alpha du groupe. Les contes fondateurs ont une existence réelle dans l’univers, retranscrite par ce que les humains avaient compris du monde et d’eux-mêmes en une période donnée, le définissant avec un langage arbitraire qui ne donne pas la réalité de ce qu’est la chose nommée. Exemple, un arbre n’est pas un arbre, car il est bien plus que la dénomination qui le désigne par commodité discriminatoire. Les contes fondateurs désignent toujours un dominant systémique.

Dogmes et certitudes

Domestication et croyances : Les adultes imposent des croyances aux enfants, développant des certitudes et rejetant les pratiques différentes.

Principes moraux et émotion.

Moralité et punition : La force de la moralité s'impose dès l’enfance, comme l'acceptation de la punition par l’émotion ressentie.

L’histoire humaine permet de comprendre l’essence si ce n’est la source de nos choix politiques. Les chasseurs-cueilleurs n’avaient pas de partis politiques, ils n’en étaient pas moins conservateurs, c’est-à-dire attachés à leurs pratiques sociales caractérisant les groupes.

Les instincts de groupe et la xénophobie

L’évolution a favorisé chez les humains (et d’autres espèces animales) des comportements de solidarité à l’intérieur d’un groupe (endogroupe) et de méfiance envers les membres de groupes extérieurs (exogroupe). Ces mécanismes ont pu être bénéfiques pour la survie à certaines époques en renforçant la coopération interne et en protégeant les ressources du groupe.
Cependant, dans les sociétés modernes complexes, ces tendances peuvent se transformer en préjugés, en discriminations, ou en idéologies excluantes comme celles associées à l’extrême droite. Également à une frange de la droite séduite par des valeurs d'extrême droite.

Idéologies d’extrême droite et construction sociale

L’extrême droite ne peut pas être réduite à un instinct animal ou à un comportement « naturel pur et dur », même si comme tout un chacun elle en sort. Nous n’avons pas de choix en la matière. Ses idéologies sont aussi des constructions sociales qui reposent sur des narratifs, des mythologies, et des systèmes symboliques complexes. Elles mobilisent souvent des peurs ataviques (de l’étranger, de la perte de ressources ou de statut), mais ces peurs sont amplifiées et orientées par des discours politiques et culturels.
Ainsi, les idéologies d’extrême droite exploitent certains mécanismes psychologiques profonds, mais elles sont directement issues d’un comportement « inné »
peu transcendé qui a évolué au fil des siècles.

Distinction entre nature humaine et culture

L’humain se distingue des autres animaux par sa capacité à transcender ses instincts. Les sociétés humaines ont développé des outils culturels, comme la morale, les lois, et les institutions, pour limiter les comportements destructeurs ou tribalistes. Si des pulsions ou instincts existent, ils ne déterminent pas les idéologies de façon mécanique, sauf quand nous faisons appel au conflit ou à l’affrontement en ayant établi des paradigmes socialement acceptés par la communauté, dont la guerre est partie entière de ceux-ci. C’est dans ce cadre que se caractérisent le plus les comportements de l’extrême droite, par rapport à celui de la droite.

Le développement de la connaissance et des savoirs à fortement influencé le développement culturel d’humains qui ont, sur la base de leur vécu transcendé la peur du changement et de l’étranger par l’éducation, d’abord religieuse et ensuite laïque. L’on y retrouve alors les mécanismes d’attachement aux groupes qui sont mobilisés pour renforcer l’empathie et la solidarité au-delà des frontières ethniques ou nationales vers l’universalisme comme le pratiquaient et le pratiquent les religions du livre.

Un risque de justification biologique

Assimiler l’extrême droite à un comportement « naturel pur et dur » pourrait involontairement justifier ou banaliser ses idéologies en les présentant comme inévitables ou biologiquement déterminées. Une telle approche a historiquement été utilisée pour légitimer des oppressions (racisme scientifique, darwinisme social). Ces dérives montrent qu’il est crucial de distinguer les influences biologiques possibles des choix éthiques et politiques auxquelles elles concourent.

En ce sens d’identiques données instinctives, suivant, si l’on est dominant ou dominé, fort ou faible s’opposent idéologiquement. Cela signifie qu’être anarchiste, communiste, socialiste, humaniste, est tout aussi accepté par l’inné dont ils ne sont que des paradigmes culturels constituant une capacité d’adaptation dans nos sociétés contemporaines, depuis la fin de l’empire napoléonien.

L’extrême droite n’est pas seulement le reflet d’un comportement inné ou naturel pur et dur, sauf dans certains cas d’agressions, mais le résultat d’interactions complexes entre des peurs humaines, des mécanismes de groupe, et des constructions sociales et politiques. Si certaines tendances humaines (comme la méfiance envers l’étranger) peuvent être exploitées par ces idéologies, elles ne les déterminent pas. L’humain possède aussi des capacités remarquables pour transcender ses instincts de base, notamment par la culture, la raison, l’altruisme et l’éthique. Cela souligne la responsabilité collective de promouvoir des valeurs d’ouverture et de coopération.

La difficulté du changement.

Alors pourquoi sommes-nous le plus souvent conservateurs, voire réactionnaires, ce qui caractérise le plus souvent la droite, mais constitue une nécessité sociétale.

La résistance au changement est un phénomène multidimensionnel qui peut être influencé par des facteurs individuels, organisationnels, sociaux et culturels. Les principales caractéristiques sont :

1/ Facteurs individuels. Habitudes et routines :

Les individus sont attachés à leurs habitudes et peuvent percevoir le changement comme une menace à leur confort ou à leur stabilité. Peurs et insécurités : La peur de l’inconnu, de l’échec, ou de perdre son statut, son emploi ou ses compétences peut renforcer la résistance. Manque de compréhension : Si le but ou les bénéfices du changement ne sont pas clairs, il peut être perçu comme inutile ou injustifié. Attachement émotionnel : Certaines personnes s’opposent au changement par nostalgie ou attachement à des pratiques ou valeurs existantes. Personnalité : Des traits comme une faible tolérance à l’ambiguïté ou une aversion au risque peuvent rendre les individus plus résistants.

2/ Facteurs organisationnels.

Manque de communication : Une communication insuffisante ou mal adaptée sur le changement peut générer des malentendus et des oppositions. Culture organisationnelle rigide : Une culture d’entreprise peu flexible ou bureaucratique peut freiner les initiatives de changement. Absence de participation : Si les employés ne sont pas impliqués dans le processus de changement, ils peuvent ressentir une perte de contrôle et s’opposer. Historique négatif de changements : Des expériences passées mal gérées peuvent entraîner une méfiance envers de nouvelles initiatives. Ressources insuffisantes : Si les moyens nécessaires pour accompagner le changement manquent, les individus peuvent le considérer comme irréaliste ou voué à l’échec.

3/ Facteurs sociaux et culturels.

Pressions des pairs : Les collègues ou groupes peuvent influencer un individu à s’opposer au changement, surtout s’ils le perçoivent comme une menace collective. Valeurs et normes culturelles : Les cultures où la stabilité et la tradition sont valorisées peuvent être moins réceptives au changement. Conflits d’intérêts : Si certaines parties prenantes perçoivent le changement comme contraire à leurs intérêts personnels ou collectifs, elles peuvent activement résister.

4/ Caractéristiques du changement lui-même.

Ampleur et rapidité : Les changements majeurs ou soudains provoquent généralement plus de résistance que les évolutions progressives. Complexité : Plus le changement est perçu comme complexe ou difficile à mettre en œuvre, plus il risque d’être rejeté. Perception des avantages : Si les bénéfices du changement ne sont pas évidents ou équitablement répartis, cela peut générer des résistances.

5/ Stabilité productiviste. Ce n’est pas un des moindres. L’obligation de produire nos besoins a déterminé une répartition des tâches qui ont donné lieu à des stratifications sociales endogamiques qui se sont regroupées en deux classes. Les dominants bêta sociaux et cooptés, et les dominés sociaux asservis, plus communément patrons/ouvriers.

Cet organicité n’est pas un choix librement consenti. La sociabilité nécessaire s’est structurée dans le conflit durant des siècles depuis 3000 ans av. J.-C. comme une adaptation évolutive à l’environnement pour produire. La répartition de la rareté produite a donné des options religieuses, avec leurs schismes, favorisant la socialisation, ensuite celles politiques, avec leurs scissions, en fonction de son appartenance à une classe sociale et de sa culture. C’est parmi les dominés sociaux qu’apparaissent des leaders socialisants dans le monde contemporain. Cela comme paradigme inversé de celui chrétien définissant les relations économiques où les maitres sont appelé à bien traiter leurs esclaves, récompenser leurs serviteurs et faire la charité aux pauvres. À l’exception de la période communiste, les citoyens restent attachés à l’organisation économique chrétienne transfigurée par les savoirs et les luttes. Le maitre est devenu entrepreneur, l’esclave à disparu, le serviteur est devenu salarié et les pauvres bénéficient de la solidarité de tous, par l’impôt.

Nous devons bien reconnaître que ce clivage millénaire est une organisation culturelle adaptative transcendée de l’inné. Particulièrement toutes celles qui font référence à l’altruisme hérité de la femme, dont sont issues la charité chrétienne et la solidarité socialisante. Encore aujourd’hui, la charité et le don supplaient à droite, leur difficulté à accepter la solidarité qu’elle assimile souvent à l’assistanat. L’une est aléatoire, l’autre pérenne.

En ce sens de la définition donnée par la Toupie, il me semble que l’extrême droite et la droite sont des options qui sont plus proches d’un comportement inné archaïque. C’est-à-dire peu apte à le transcender en fonction de l’évolution environnementale à laquelle ils participent tant que l’intérêt qu’il en retire leur permet de rester sur leur arbre.

6/ L’humain comme n’importe lequel des animaux.

Comme tout le vivant en général, il dispose des capacités nécessaires pour survivre. Cela s’entend des moyens de défense comprenant la fuite ou la soumission si plus fort que soi, les moyens instinctifs de trouver sa nourriture suivant son espèce, la capacité du leurre, la capacité de séduction, la capacité de trouver un abri suivant les espèces, la capacité de défendre un territoire nourricier, la capacité d’élever une progéniture suivant les espèces, une conscience pour discriminer, et la capacité à circuler suivant les espèces .

Il n’y a pas une once de comportement inné qui ne règle pas nos existences par les paradigmes culturels dont nous ne connaissons pas les limites. C’est ainsi que ceux qui, par peur du changement, s’en tiennent à celles connues, sont des conservateurs ou des réactionnaires suivant le choix que la crainte du changement leur inspire.

Sauf qu’au fil des millénaires en passant de la cueillette à la chasse puis à l’agriculture, à l’élevage et l’industrie. L’humain a dû apprendre la socialisation en se sédentarisant pour produire ce que la nature ne nous donne pas en abondance. Ainsi nous avons dû nous assembler et nous organiser pour vivre ensemble. La démocratisation de l’histoire depuis le début des cités-États nous démontrent que ce ne sont pas les plus forts qui ont développé la solidarité et l’altruisme. S’ils ont développé la socialisation, c’est par la punition et le pouvoir de l’autorité dans des territoires guerriers.

Le comportement "naturel" de l’humain : un concept flou

L’idée de comportements « naturels » ou « innés » chez l’humain est problématique, car l’être humain est une espèce sociale hautement influencée par la culture, les normes, et les apprentissages. Si certains instincts de survie (comme la peur de l’inconnu ou la défense de son groupe) sont hérités de notre évolution, l’expression de ces instincts est modulée par le contexte social et culturel. Ce qui est souvent perçu comme "naturel" est donc en réalité profondément façonné par des valeurs et des structures historiques paradigmatiques.

Les instincts de groupe et la xénophobie

L’évolution a favorisé chez les humains (et d’autres espèces animales) des comportements de solidarité à l’intérieur d’un groupe (endogroupe) et de méfiance envers les membres de groupes extérieurs (exogroupe). Ces mécanismes ont pu être bénéfiques pour la survie à certaines époques en renforçant la coopération interne et en protégeant les ressources du groupe.
Cependant, dans les sociétés modernes complexes, ces tendances peuvent se transformer en préjugés, en discriminations, ou en idéologies excluantes comme celles associées à l’extrême droite.

Idéologies d’extrême droite et construction sociale

L’extrême droite ne peut pas être réduite à un instinct animal ou à un comportement « naturel ». Ses idéologies sont des constructions sociales qui reposent sur des narratifs, des mythologies, et des systèmes symboliques complexes. Elles mobilisent souvent des peurs ataviques (de l’étranger, de la perte de ressources ou de statut), mais ces peurs sont amplifiées et orientées par des discours politiques et culturels.
Ainsi, les idéologies d’extrême droite exploitent certains mécanismes psychologiques profonds, mais elles ne sont pas directement issues d’un comportement « inné ».

Incidence psychique du tempérament.

Dans le cadre d’un rapport dominant dominé, certains traits de tempérament et caractéristiques psychiques influencent la manière dont une personne perçoit et réagit au changement, selon sa position sociale et économique. Voici comment ces traits se manifestent en fonction de la situation.

Pour les dominés :

Les individus en position de subordination ou de faiblesse sociale/économique peuvent développer des traits de tempérament qui influencent leur réaction au changement.

Traits favorisant la difficulté au changement :

Le conformisme : Une tendance à se soumettre aux normes et à l’autorité, par peur de sanctions ou d’exclusion. La résignation : Le sentiment d’impuissance appris peut limiter la capacité à envisager un changement comme possible ou bénéfique. La méfiance : Une défiance envers les propositions des dominants, souvent perçues comme intéressées ou manipulatrices. La dépendance : Une dépendance émotionnelle ou économique aux structures existantes peut rendre le changement menaçant. L’aversion au risque : Une peur accrue de perdre un maigre acquis rend les dominés souvent conservateurs dans leurs choix.

Traits facilitant le changement :
La résilience : Une capacité à s’adapter et à rebondir face à l’adversité peut encourager l’acceptation d’un changement, perçu comme une opportunité. L’esprit critique : Chez certains dominés, une prise de conscience des injustices peut nourrir un désir de changement radical ou de rébellion. L’optimisme : Une perception positive des opportunités offertes par le changement, souvent encouragée par l’espoir d’améliorer leur condition. La Solidarité : Un sentiment d’appartenance à un groupe partageant les mêmes luttes peut mobiliser en faveur d’un changement collectif.
Pour les dominants :

Les individus en position de pouvoir ou d’aisance sociale/économique ont leurs propres traits psychiques influençant leur rapport au changement.

Traits favorisant la difficulté au changement :

Le conservatisme : Une tendance à préserver l’ordre établi pour maintenir ses privilèges. L’arrogance : Une confiance excessive dans le système qui les avantage peut les rendre aveugles aux besoins de changement. Les peurs de déstabilisation : Une peur de perdre le contrôle ou des ressources accumulées pousse souvent les dominants à résister aux réformes. L’individualisme : Une concentration sur leurs propres intérêts peut bloquer les initiatives de changement collectif.

Traits facilitant le changement :

La vision stratégique : Certains dominants, conscients des limites du statu quo, peuvent transmettre des changements pour préserver leur position à long terme. Le charisme : Une capacité à inspirer et à mobiliser les autres pour mettre en œuvre des transformations. L’empathie : Chez des dominants éclairés, la compréhension des luttes des dominés peut encourager des réformes sociales justes. l’ouverture d’esprit : Une capacité à intégrer de nouvelles idées et perspectives, même si elles remettent en question des habitudes établies.

Influence de la situation socio-économique :

Chez les dominés dans la précarité :

La peur de l’insécurité économique accentue l’aversion au changement. Un changement perçu comme redistributif ou émancipateur peut toutefois être accueilli avec enthousiasme.

Chez les dominés ayant un filet de sécurité :

Ils sont généralement plus enclins à prendre des risques pour soutenir ou initier des changements, ayant moins à perdre.

Chez les dominants dans des structures fragiles :

Ils peuvent devenir conservateurs par peur de voir leurs acquis s’effondrer. Cependant, une vision stratégique leur permet d’adopter des changements pour maintenir leur influence.

Chez les dominants en situation stable :

Ils peuvent soutenir des changements progressifs s’ils renforcent leur légitimité ou améliorent leur réputation (exemple : mécénat, réformes symboliques).

En somme, le tempérament face au changement est modulé par une interaction complexe entre des traits psychiques (résilience, peur, vision, méfiance) et la position dans le rapport dominant dominé.

L’on peut dire que plus une personne perçoit le changement comme bénéfique et maitrisable, plus elle est susceptible de l’accepter, quelle que soit sa position sociale.

Ainsi, par rapport aux définitions de la Toupie, le glissement d’une partie de la population française vers des valeurs d’extrême droite, partagés par les partisans historiques manifestants des atavismes grégaires immémoriaux qui sont présents dans notre inné. Ne signifie pas qu’ils sont devenus d’extrême droite, mais que par Méfiance 38%, Lassitude 36%, Morosité 26%, Peur 17% les ont conduit à se laisser séduire par un changement juger bénéfique et maitrisable.

Comparativement la sérénité ne concerne que 15 %, la confiance, 15 %, le Bien-être 13% , l’enthousiasme 9%.

Tel est l’état d’esprit actuel des Français, suivant le baromètre de la confiance politique / vague 15 – janvier 2024, qui ont participé aux législatives.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 28 Octobre 2024

 

La lecture de Si c’est un homme de Primo Levi m’a fait revoir l’idée de l’Homme bon avec sa culture occidentale, pour nous, tout comme celle de la justice. Il ne s'agit pas ici d'une critique, mais d’une observation de la vie et de noter que votre vision humaniste ne coïncide pas toujours avec la réalité des instincts naturels de l'être humain, en quête d’harmonie sociétale et de relations interpersonnelles pour vivre et produire ensemble.

Toujours inscrit les traces de Fernand Pelloutier, visant à émanciper le monde ouvrier par l'instruction, l'enseignement et l'éducation sur la nature humaine je continue à m’instruire de l’humain dans leu monde. Avec les avancées en neurosciences, il n'est plus acceptable que les peuples ignorent le fonctionnement de leur cerveau. Dans l'analyse de notre développement, des stades culturels se dégagent, permettant soit de conquérir les étoiles pour le meilleur, soit de détruire l'humanité pour le pire.

Notre histoire culturelle est récente, tout au plus 9000 ans avec les villages agricoles et chasseurs, 3500 ans pour le développement des cités-États. De petits royaumes économiquement basés sur le pillage ont été à leur tour pillés par l’empire grec, dont les cartes de l’époque indiquaient au-delà de leurs possessions des terres incognita. L'empire romain leur succéda durant 500 ans en se basant également sur le pillage, tout en développant la culture héritée des Grecs et romanisée, puis christianisée par Constantin. L'empire carolingien avec Charlemagne a promu une renaissance culturelle, dite « renaissance carolingienne », mélangeant anciennes traditions germaniques et principes romains et chrétiens.

Ses successeurs sont revenus aux royaumes, tous aussi pilleurs dans la conquête de nouveaux continents, jusqu’à la révolution française 989 ans plus tard. Naissent alors les nations, toutes aussi pilleuses, mais l’éducation a progressé. L'émergence du "commerce" comme modèle économique dominant autour du XIe siècle a pris une place centrale, en remplacement du pillage, mais continue dans les colonisations. Elles sont encore contemporaines dans les territoires mondiaux français. Mais ce n’est pas aussi simple que cela.

La peur de la mondialisation, car elle se fait sous le modèle d’exploitation de l'humain par lui-même, décourage les peuples d’y adhérer, en commençant par la remise en cause de l’U.E, dont seuls les accords doivent être revus pour parvenir à l'Europe des peuples et non de la loi du marché. La conséquence en est, poussée par la lutte contre le CO2, un retour à une économie locale, c’est-à-dire revenir à il y a 9000 ans.

D’expérience syndicale dans l’entreprise où je travaillais. Les ouvriers cachaient leurs salaires, mais j'ai pu les persuader qu'à un même poste, le salaire doit être identique. J’ai établi des classifications satisfaisantes pour tous. Cependant, avec le temps et les demandes individuelles d’augmentations justifiées par un dénigrement de l’autre, nous avons vu une progression individuelle dans la grille salariale. Sans cela, nous serions revenus en arrière.


 


 

L’humain et son monde.

L’humain ne connaît que le monde étroit où il pose ses pieds. La collaboration, le partenariat et l’interdépendance ne peuvent être acceptés que par la confiance accordée aux informations holistiques, géopolitiques ou géohistoriques. Ces informations ne s’acquièrent que par la distribution et la démocratisation du savoir universitaire, c’est-à-dire celui détenu par les initiés de notre temps, ou, aujourd’hui, mises à disposition par l’I.A. Pourtant, l’I.A. n’a pas d’inconscient. L’exemple des salaires que j’ai fourni illustre l’existence d’un comportement inné irréductible : s’approprier toute chose pour l’appréhender comme valeur d’appréciation de nos existences. C’est l’égoïsme naturel que nous maîtrisons dès l’enfance et que nous redéployons adulte pour obtenir une plus-value en toute chose.

Ce n’est pas la marque d’une quelconque intelligence pour devenir un capitaliste. C’est seulement la mise en œuvre d’un critère instinctif propre à tout le vivant, des végétaux aux virus. Certains auteurs posent même la question de la conscience des particules. Nous avons tous vu sur Arte et autres chaînes des animaux s’approprier la proie chassée par un autre. Tout le vivant se livre à cela naturellement tant que celui dont il vise s’approprier la proie n’est pas assez fort pour la conserver. Nous nous sommes protégés contre cela en nommant cette action du vol. Mais nous devons la regarder sous un autre angle. L’animal fait cela naturellement pour économiser de l’énergie, celle que lui demande la chasse. Nous appelons cela la plus-value, et c’est ce à quoi nous nous livrons en exploitant notre semblable par le salariat.

Dans nos échanges de biens ou de services, chacun tente d’obtenir plus que son prix, que ce soit le vendeur ou l’acheteur, et le conflit règle l’affaire. Cela n’est possible que parce que nous n’avons pas de valeur normative de la production par le travail. La valeur monétaire est une longue histoire de luttes, de confiances et de défiances pour obtenir ce qui nous permet de survivre sans avoir à travailler, si possible. Ainsi, nous faisons un retour vers la métaphore du jardin de l’Éden, qui correspond à la nature première du cueilleur, chasseur de grenouilles et mangeur de charognes.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous disposons des moyens et des informations pour y parvenir partiellement. L’évolution sociétale a été dirigée par les maîtres et non par les peuples, souvent incultes, mais possesseurs de leur intelligence pour laquelle ils ne possèdent pas d’autres données ou informations que celles retirées du quotidien, correspondant à la limite de leurs sens et besoins. Et surtout, ils ne doivent pas mordre la main de celui qui les nourrit. Il n’y a aucun reproche à leur adresser, mais il est nécessaire de les aider à dépasser cet état de nature, ce que tu fais depuis si longtemps avec l’impatience que ça change.

L’analyse du développement de nos besoins agricoles et industriels au Néolithique montre que l’économie de pillage est la réponse de celui qui s’approprie la proie de l’autre s’il est trop faible pour la défendre. Il en découle des conflits où les premières armes des faibles consistaient en des murets, en utilisant leurs outils de travail, ancêtres de nos armes à main, et en spécialisant les hommes dans la défense, restructurant ainsi les rapports sociaux aux tâches. Les hommes n’ont jamais fouetté les femmes pour qu’elles s’occupent des fourneaux.

Cette activité nourricière se nomme la rareté économique : produire ce que la nature ne nous donne pas en abondance et qu’il faut ensuite se répartir. Là se trouvent toutes les guerres, les crimes, les délits, les profiteurs de la jet-set et autres rentiers, tout comme chaque citoyen qui place son épargne en investissant pour recevoir les intérêts de celui habitant au dessus de lui qui a eu besoin d’un prêt pour consommer plus que ce qu’il a comme revenu ou parce qu’il ne peut joindre les deux bouts. Aussi, quand tu parlais de ta foi dans les peuples, cela me semblait un peu naïf, ce que tu es loin d’être, mais tu sacrifiais la réalité de ce que font ceux qui étaient en face de toi à tes convictions que je partage peut-être plus lucidement, ce qui me surprendrait.

L’interdépendance et la compétition

Des exposés de l’interdépendance des plantes, représente à nos yeux que l’aspect idyllique, alors qu’elles se livrent en même temps à une compétition farouche pour les minéraux dont elles se nourrissent et le soleil indispensable à leur croissance. Dans les forêts tropicales, la compétition pour le soleil en haut de la canopée est un handicap pour celui qui s’y engage avec impatience, mais une opportunité pour celui qui croit plus lentement à son ombre. Celui qui s’élève rapidement pour atteindre la canopée consacre toute son énergie à cela et oublie de consolider le tronc qui le porte. Il en résulte qu'au moindre coup de vent violent, il se déracine, servant de compost à celui qui attend patiemment son heure.

Toutes les civilisations ont péri de la même manière : pressées d’enrichir une oligarchie, elles oublient de nourrir ceux qui les portent, les peuples, qui, comme l’explique La Boétie, espèrent toujours recevoir des miettes. Il faut une bonne dose de courage pour ceux qui croient en lui sans jamais parvenir à l’émanciper, car ils restent attachés à leurs instincts opportunistes. Seule une minorité, par de grands sacrifices, a réussi, avec des fortunes diverses, à faire avancer les choses sans se rendre compte que les progrès obtenus étaient payés trois fois le prix par les salariés qui les produisaient.

Mon expérience professionnelle et les réflexions qui en découlent

La première entreprise dans laquelle j’ai travaillé en 1967 comptait 225 salariés. Quand je l’ai quittée en 1982, il n’y en avait plus que 70, remplacés par des automates. Nous étions devenus la deuxième entreprise de France derrière IBM et devant Renault, avec des charges salariales se situant entre 29 et 30 % de manière inconditionnelle. Le confort obtenu était dû aux licenciements, et non à une répartition des bénéfices au-delà des obligations. Cela m'a poussé à réfléchir et à proposer en commission paritaire de l’emploi et dans tous les centres de formation, dès 1980, de rémunérer les chômeurs pour apprendre. Toujours fidèle à Pelloutier et à la nouvelle société de Chaban et Delors qui proposaient l’éducation permanente, une idée refusée par les employeurs et les salariés, devenant la formation professionnelle et le paiement de stages rémunérés à Pôle Emploi.

Nous devons notre essor mortifère ou salvateur à l’imprimerie et aux connaissances, selon leur circulation dans les populations. Je ne parle pas des analphabètes bacheliers de notre temps, ils restent dans la même invariance d’échelle qui s’impose à nous sans que nous parvenions à la rompre. Par rapport aux initiés des savoirs modernes, les peuples en sont au même niveau que ceux de Sumer, lorsque les savoirs ne se transmettaient qu’entre initiés. Nous avons franchi un seuil en 1882, mais la contrainte de la rareté a repris ses droits, redéfinissant à un seuil supérieur son invariance d’échelle, en attendant un nouveau saut pour lequel je milite et j’écris : répartir le temps de travail et rémunérer les hommes pour apprendre, afin que leurs pensées puissent générer des associations profitables à eux et retomber sur le monde.

Les clés pour avancer
  • Que les humains le veuillent sans les contraindre, conscients de l’importance de détruire l’armement nucléaire et les nationalismes qui en sont la source. La pensée de Jiddu Krishnamurti (1896-1986) : "Le nationalisme est une malédiction, car, par son esprit, il crée un mur d’isolement. Celui qui s'identifie profondément à son pays construit un mur autour de lui, en opposition aux autres. Et qu’arrive-t-il alors ? Les autres ne cessent de cogner contre ce mur. Lorsque l'on résiste à quelque chose, cette résistance même démontre un conflit avec autrui. Le nationalisme, en tant que processus d’isolement, fruit de la volonté de puissance, ne peut apporter la paix mondiale. Le nationalisme qui prône la fraternité ment, car il vit dans un état de contradiction."

  • Prendre conscience qu’il ne manque pas de travail dans le monde et que nous pouvons le partager afin de produire et nous faire remplacer pour jouir de l’existence intelligemment. Une étude que j’ai réalisée en 1998 montre que dans les pays riches, on ne procrée plus pour deux raisons essentielles : l’inquiétude de l’avenir incertain pour leurs enfants et le désir de profiter des plaisirs de l’existence qu’une trop grande famille empêche. Nous avons là les moyens de concevoir l’avenir en supprimant la pauvreté, pourvoyeuse de taux de natalité élevés dans des pays comme l’Inde ou l’Afrique, et ralentir l’évolution de la population mondiale malgré le vieillissement en augmentation.

Nous disposons de la main-d’œuvre, des technologies, des savoir-faire, mais nous nous empêchons en verrouillant la circulation de monnaie pure. Régler les difficultés inhérentes à l’évolution climatique ne peut être supporté par les seuls revenus du travail salarié. Les masses financières nécessaires pour faire face aux calamités climatiques laisseraient peu de moyens aux salariés pour vivre. Nous serons obligés de créer une banque verte sans que les pays doivent rembourser les fonds investis, ce qui accroîtrait la circulation monétaire avec des moyens de destruction monétaire pour éviter une trop grande inflation. Aujourd’hui, nous avons les moyens de ces contrôles avec l’I.A. et la blockchain.

Depuis longtemps, je suggère d’utiliser l’énergie humaine comme norme à l’établissement d’un système monétaire. Je comprends les réticences des riches capitalistes, mais ils auraient tort. Ils s’adapteraient ou seraient remplacés. S’ils devenaient un peu moins riches, ils disposeraient tout de même de moyens pour vivre confortablement, tout comme les dominés. Les milliardaires n’ont pas besoin de leurs milliards pour vivre, mais pour entreprendre et investir selon leurs désirs sans devoir débattre de leurs idées. Dans notre monde actuel, les dominés sont créatifs mais limités faute de monnaie pure disponible. Ils restent des jouisseurs pour les plus aisés et sans moyens pour les autres, car ils ne perçoivent pas le fruit de leur travail. L’exploitation de l’humain par l’humain signifie qu’ils doivent racheter leur travail trois fois ce qu’ils ont reçu comme revenu pour le faire.

Voilà en quelques lignes un résumé des possibilités.

L'Énergie Humaine comme Unité de Valeur Monétaire Universelle

Concept : Remplacer la monnaie actuelle par une unité de valeur basée sur l'énergie humaine dépensée au travail. L'énergie est une mesure universelle, neutre et scientifiquement quantifiable. Cela signifie que le prix d'un produit ou d'un service serait basé sur l'énergie humaine nécessaire à sa production.

Avantages :

  1. Objectivité : L'énergie est une mesure tangible et universelle, éliminant ainsi les biais subjectifs des monnaies actuelles.

  2. Durabilité : Encourage les investissements dans les énergies renouvelables, créant une économie plus durable.

  3. Égalité : Assure une distribution plus équitable des ressources, car l'énergie peut être produite de manière décentralisée et accessible à tous.

Système de Mutualisation des Risques et des Investissements

Concept : Sur la base de l'unité de valeur énergétique, mettre en place un système où les risques et les investissements sont partagés entre tous les membres de la société. Cela civilise nos comportements conflictuels, tant interpersonnels qu'internationaux.

Avantages :

  1. Solidarité : Favorise une culture de solidarité et de soutien mutuel.

  2. Résilience : Accroît la résilience économique en répartissant les risques et en assurant une protection collective contre les chocs économiques.

  3. Innovation : Encourage l'innovation et les projets collaboratifs en offrant un soutien financier et en répartissant les risques.

Éducation et Formation à la Gestion Énergétique

Concept : Intégrer l'éducation à la gestion énergétique dans les programmes scolaires et universitaires pour former des citoyens conscients et responsables.

Avantages :

  1. Connaissance : Sensibilise les populations à l'importance de la gestion de l'énergie et à son rôle central dans l'économie.

  2. Responsabilité : Encourage des comportements responsables en matière de consommation et de production d'énergie.

  3. Innovation : Stimule la recherche et le développement de technologies énergétiques avancées.

Utilisation des Technologies Blockchain et IA

Concept : Utiliser des technologies de pointe comme la blockchain et l'IA pour assurer la transparence, la sécurité et l'efficacité du nouveau système économique.

Avantages :

  1. Transparence : Garantie la traçabilité et la transparence des transactions énergétiques et économiques.

  2. Sécurité : Assure la sécurité des données et des transactions grâce à des technologies avancées.

  3. Efficacité : Optimise la gestion des ressources et des transactions grâce à l'automatisation et à l'analyse des données.

Conclusion

Cette proposition vise à créer un système économique plus juste, durable et résilient, basé sur des valeurs universelles et des principes de solidarité. En remplaçant la monnaie actuelle par une unité de valeur basée sur l'énergie humaine et en intégrant des technologies avancées, nous pouvons construire une économie qui profite à tous les humains et respecte les limites de notre planète. Ce changement de paradigme doit s'accompagner d'une garantie de rémunération type revenu universel pour enseigner les humains tout au long de l'existence, afin de maintenir le confort que nous retirons et retirerions de ce système.

Croire que cela s’oppose aux entrepreneurs serait une erreur. Ce sont des opportunistes qui s’inscrivent dans une organisation économique développée par les dominants depuis presque 5 000 ans, sous divers aspects qui respectent une constante génétique. La seule différence, c’est qu’avec les dominants systémiques organisationnels, tel le plan comptable, où la vie des humains est considérée comme une charge à réduire voire à éliminer, il est refusé de considérer que les emplois non marchands d’entretien de la planète ne peuvent pas être financés par la création monétaire si celle-ci n’enrichit pas, par des intérêts, les sommes empruntées. Ce sont les seuls salariés qui régleront ces sommes par les prélèvements et impositions de toutes natures, en achetant comme client ce qu’eux-mêmes, par ignorance, réclament qu’on impose aux entreprises.

En plein XXIe siècle, il n’est pas normal qu’il y ait une inculture économique. On peut vouloir mettre les capitalistes à la porte, mais alors il faudra être à la hauteur éducative pour les remplacer et accepter de créer du capital pour pouvoir réaliser les innovations qu’un seul homme ne peut conduire à terme sans recevoir l’aide d’un autre ou d’autres. Il faut retenir que son initiative ne lui donne pas le droit d’exploiter celui qui l’aide à réaliser son projet, ce que nous vivons aujourd'hui.


 

Plan comptable et enrichissement

Le plan comptable est un outil d’enrichissement et un filtre d’épuration financier. Il sert d’indicateur pour déterminer que l’autre n’est acceptable que s’il est exploité. Depuis les années 80, ce processus a été inversé, transformant l’aide en consommateur infini, ce qui a donné naissance aux milliardaires. À la suite de cette évolution, j’ai posé la question suivante : si, grâce aux technologies, 10 millions de salariés suffisent à faire fonctionner l’économie, d’où les autres retireront-ils leurs revenus ? Cette hypothèse m’a conduit à imaginer la rémunération des hommes pour apprendre, une solution impossible à financer par les crédits bancaires de dépôts, car 10 millions de salariés ne pourraient supporter un tel fardeau sans rendre les produits exorbitants selon notre organisation comptable.

Cela s’est produit avec la garantie or. On peut se plaindre de la référence du dollar, mais si l’or avait servi de garantie, il aurait atteint des prix inabordables ou limité la croissance consumériste. Si cette croissance a été polluante, ce n’est pas à cause du dollar, mais de la cupidité sans mesure de certains dirigeants d’entreprises, d’agriculteurs et de citoyens, d’abord par ignorance, puis en connaissance de cause malgré les mises en garde de René Dumont en 1974 pour notre pays.

Comparaison avec le comportement animalier

Comparons le plan comptable à l’animal qui dérobe une proie pour économiser l’énergie nécessaire à la chasser et en conserver pour d’autres utilisations. Le plan comptable cherche à supprimer tout coût d’exploitation pour dépenser le moins possible à produire, et à conserver les ressources pour d’autres usages. C’est un paradigme d’un comportement animalier. Même lorsque les « faibles » se regroupent en syndicats ou en partis socialisants pour tenter de conserver une part de ce qui leur est dérobé, nous n’avons pour le moment pas de projet pour remplacer cela, sauf en changeant de valeur monétaire par une norme stable facilitant et soutenant les comparaisons dans ce jeu de dupes.

Il n’y a aucun génie humain dans la référence comptable, elle est conçue pour le maître et construite par le maître à l’aide du conflit.

Comparaison entre le plan comptable et le comportement animalier

Quelle comparaison peut-on faire entre le plan comptable et l’animal qui dérobe une proie pour économiser de l’énergie à la chasser et en conserver pour d’autres utilités ? Le plan comptable recherche à supprimer tout ce qui représente un coût d’exploitation pour dépenser le moins de financement à produire, et en conserver pour d’autres usages. Ce n’est qu’un paradigme d’un comportement animalier. Même lorsque les « faibles » sont assez forts pour se regrouper en syndicats ou en partis socialisants et croire qu’ils conservent une part de ce qu’on leur dérobe, nous n’avons pour le moment pas une once de projet pour remplacer cela, sauf en changeant de valeur monétaire par une norme stable, facilitant et soutenant les comparaisons dans ce jeu de dupes.

Il n’y a aucun génie humain dans la référence comptable ; elle est faite pour le maître et construite par le maître à l’aide du conflit.

Humain vu comme un coût.

Depuis 1984, lorsque le PS est devenu social-démocrate et a accepté la loi du marché, nous avons assisté à une lente détérioration de la capacité de se civiliser en émancipant les humains pour maîtriser leurs comportements innés sans paradigme régulateur. Ce paradigme régulateur se trouve dans le socialisme ou dans l'idéal anarchiste, en opposition aux approches caritatives de la droite, que nous connaissons aux États-Unis et que nous avons importées. Ces approches s'opposent à la solidarité égoïste mutualisatrice socialisante.

J'explique depuis très longtemps dans des articles le rôle fondamental du plan comptable. Quel que soit le type de gouvernement, si dans l'activité économique nous appliquons un plan comptable dont la finalité est de supprimer les charges, qui ne sont que l'existence humaine, tous les projets sociétaux échoueront, même celui que la gauche appelle de ses vœux en disant être prêt à gouverner. Je suis donc assez surpris que toute la gauche ou Mélenchon ne tiennent pas compte de cela. Même dans le cadre souhaitable de la création de SCOOP, nous en arriverions au même résultat : remplacer les humains par des robots pour créer l'abondance de production de masse et de services disponibles pour tous et nourrir l'humanité. Nous acceptons par là le principe que la richesse productive humaine soit un coût. Personne n'échappe à cela et nous ne savons pas comment inverser ce fait paradigmatique de l'inné animalier.

Tu as affirmé que l'humain n'est pas obligatoirement un loup pour l'autre, qu'il a des capacités humanistes. Certes, tu as raison, mais elles sont vraiment minimes et sont du côté féminin instinctivement, puisque ce sont d'elles que nous tenons l'altruisme masculin, en ce qui concerne notre espèce. Nous participons en tant que mâles à l'éducation de nos enfants par culture, et cela s'oppose à la loi du marché.


 

Des financements sociaux.

Régulièrement, il est courant d'entendre dire que ceci ou cela ne peut pas être fait faute de financement. Personne ne fait d'étude pour quantifier cette demande qui s'exprime. Elle est colossale sans considérer que la désirabilité individuelle n'a aucune limite et qu'il n'est pas possible de fournir une voiture à chaque humain. Cependant, il y a des besoins essentiels qui peuvent être listés dans les communes et les services publics. Il est inadmissible qu'un hôpital en appelle aux dons pour se munir d'un scanner, ou qu'une commune ne puisse entreprendre des travaux nécessaires faute de moyens. Il y a là de quoi fournir du travail à en manquer de main-d'œuvre. Une telle initiative insufflée dans les États immigrants serait une bonne chose, ce qui ne peut être fait avec le FMI et la BIRD. On se demande quelle est leur efficacité, quand on sait leur mode de recueil de financement. L'obligation de remboursement est limitée par le pouvoir d'achat des salariés. La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) finance principalement ses projets en levant des ressources sur les marchés des capitaux internationaux. Elle émet des obligations et autres titres financiers sur ces marchés pour obtenir les fonds nécessaires à ses opérations et projets de développement. Ce n'est pas avec ce type de financement que nous ferons face aux défis mondiaux, car ils sont pris dans la poche des salariés qui doivent rendre 300 pour 100 utilisés, sauf à accélérer la circulation financière par l'endettement.

La dette une obsession.

Cette dette, qui fait couler tant d'encre, n'est qu'une reconnaissance de dette. La dette cumulée depuis 1976 de 3 200 milliards a permis de disposer de 1,5 million d'emplois, pas tous en France. C'est donc bien notre organisation financière que nous devons revoir, avec la problématique qui s'impose toujours : l'humain recherche en permanence de manière naturelle la facilité pour économiser de l'énergie pour vivre, même en faisant des efforts énergivores pour bénéficier plus tard des avantages qu'il en espère. Nous ne pouvons pas maîtriser cela et préserver la liberté individuelle. Il faut donc l'accepter comme un indicateur d'évolution dans notre monde dépendant des réalisations culturelles.

Dans une dernière étude, j'ai relevé que 62 % de jeunes citoyens de 18 à 35 ans voulaient gagner de l'argent pour ne plus avoir à travailler. Qui donc n'a pas cela en tête ? Nous retrouvons cela dans la Bible, où l'homme vit sans travail en cueillant seulement. Mais la fin de la glaciation rend les possibilités nourricières plus abondantes, l'humain croît et la nourriture manque au point

Juste un aparté

Le combat féministe contre le patriarcat repose souvent sur une vision limitée de l'histoire humaine. Pourtant, des figures comme la Vénus de Willendorf, Gaia pour la terre, et la Vierge Marie montrent que les hommes avaient une haute vision de la femme. Le conte de la Vierge Marie, par exemple, glorifie la femme qui met au monde le fils du Créateur, un hommage immense à la femme, égale de Gaia. La Terre a été nommée "Gaia" par les anciens Grecs, personnifiant la fertilité, le pouvoir et la force de la nature. Cependant, malgré cette vision, l'économie de pillage incluait également des violences sexuelles.

Contradictions et Création d'emplois

Dans l'économie moderne, la création de monnaie sous contrôle culturel pourrait libérer des emplois et répondre aux besoins essentiels. Pourtant, ce désir de retour aux sources innées – s'enrichir sans travailler comme les cueilleurs originels – a conduit au développement de l'esclavage et à la pollution actuelle. L'axiome d'Adam Smith, selon lequel chacun travaille dans son intérêt et est ainsi plus utile à la société, est infirmé par la réalité du réchauffement climatique.

Projets abandonnés et Banques vertes

Des projets comme la centrale thermique "Futura" de Bush père, qui récupérait le CO2, ont été abandonnés en raison des coûts élevés. Pourtant, personne n'a eu l'idée de créer une banque pour absorber ces coûts ou une banque verte pour lutter contre la pollution. Les entreprises polluantes attendent que le travail salarié absorbe les coûts de leurs dégâts, mais cela ne suffit pas.

Évolution de l'Humanité

Nous vivons une période d'évolution permanente où le savoir rend plus tolérant. Pourtant, le sentiment de liberté est souvent une illusion. En transposant la structure du développement de l'enfant à celle de l'humain moderne, on voit que nous sommes dans une phase d'enfance, marquée par des désirs égoïstes. Des tentatives d'évolution vers un humain "adulturant" ont échoué en raison de croyances ou philosophies.

Perspectives Technologiques et Sociétales

La révolution technologique actuelle est trop rapide pour s'inscrire génétiquement, mais elle doit être préservée culturellement par l'instruction tout au long de la vie. Nous sommes dans une période de recul infantile, cherchant un père salvateur pour nous assurer l'autonomie économique. Les prévisions de la CIA sur 2040 prédisent un recul des démocraties et des risques de guerre.

Réorganisation Sociale et Éducative

Pour aller de l'avant, il faut instruire les populations, réorganiser le temps en quatre tiers (sommeil, loisir, éducation, travail) et inclure une cotisation machine sur la production pour réduire le temps de travail. L'incertitude est la seule certitude, et il faut des adultes pour la conquérir. Les espérances existent, mais il faut les extirper de l'enfance de l'asservissement aux dominants systémiques.


 

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Rédigé par ddacoudre

Publié dans #Politique

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Publié le 24 Octobre 2024

Les chiffres clés

Selon une étude épidémiologique "Stupéfiants et accidents mortels de la circulation routière":

  • Sur la route, le cannabis cause environ 230 morts par an.

  • Le mélange de cannabis et d'alcool multiplie par quinze le risque d'accident mortel.

Effet d'annonce non vérifié
  • L'affirmation "Le cannabis tue 30 000 personnes par an" est incorrecte. La dose toxique de THC est pratiquement impossible à atteindre.

Réfutation des idées reçues
  • Suicide : Le cannabis est souvent mis en cause dans les cas de suicide, mais les cocktails de drogues sont généralement responsables.

  • Accidents de la route : Le cannabis augmente le risque de décès au volant, mais reste bien moins mortel que d'autres substances.

  • Infarctus du myocarde : Rarement causé par le cannabis seul.

  • Comparaison avec d'autres drogues : Le tabac cause environ 78 000 décès par an, et l'alcool 49 000 en 2016. Le cannabis, bien que non sans risques, est beaucoup moins mortel que ces substances.

Les dix premières causes de décès en France
  1. Tumeurs (cancers) : 25,5%

  2. Maladies cardio-neurovasculaires : 20,8%

  3. Maladies respiratoires (hors Covid-19) : 6,7%

  4. Covid-19 (2022) : 6%

  5. Accidents : 4,6%

  6. Maladie d’Alzheimer : 3,2%

  7. Diabète : 2,2%

  8. Suicide : 1,9%

  9. Démences : 1,8%

  10. Maladies chroniques du foie : 1,7%

Décès estimés liés aux drogues
  • Cannabis : Environ 230 décès par an en France (0,038%).

  • Drogues dures (cocaïne, crack, fentanyl, GHB, héroïne, kétamine, LSD) : Environ 537 décès en 2017 (0,090%).

Comparaison des risques

Des spécialistes comparent les risques des substances :

  • Dr Glickman : Le tabac est la pire substance pour la santé.

  • Dr Akhil Anand : Chaque personne a des facteurs de risque spécifiques. Le tabac ne présente aucun avantage, même en faible quantité.

Conclusion

Ces chiffres montrent l'ampleur de l'impact des différentes substances sur la santé publique. La dépénalisation des drogues pourrait être une approche pour mieux gérer ces risques, à condition d'accompagner cette mesure de politiques de santé publique et de soutien social appropriées. Mais ils ne représentent pas une tragédie par rapport aux autres causes de décès.


 

2/Pays ayant légalisé la drogue.

Pays ayant légalisé ou dépénalisé certaines drogues. Cannabis, Uruguay, Canada, Pays-Bas, États-Unis : Plusieurs États ont légalisé le cannabis récréatif, l'Allemagne, 30 pays. Décriminalisation de toutes les drogues. Le Portugal a décriminalisé, toutes les drogues en 2001, pour lutter contre la toxicomanie, avec des résultats positifs en termes de réduction des overdoses et des infections par le VIH Obésité.

Le surpoids et l’obésité sont à l’origine de plus de 1,3 million de décès dans le monde chaque année, sur 8,16 milliards de personnes en 2024, mais il peut même s’agir d’une sous-estimation. L’obésité causerait 1,2 million de décès en Europe chaque année sur 447,0 millions d’habitants. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’obésité est responsable d’environ 400 000 décès par an sur 342 653 597 aux États-Unis, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité après le tabac. Voici deux données relevé sur le net qui pose problème, et la dernière sur l’I.A. en lisant nous nous en rendons compte. La seule de certaines est les 600 000 décès, car nous sommes obligés de les déclarer. L’attention est primordiale et est la première cause d’accident. Accident de la route :3 402 personnes ont péri sur les routes de France en 2023 soit 0,5% des décès. Ces données chiffrées pour avoir une image comparative au-delà des discours convenus et de la presse qui les reprend. De ces décès les médias nous rapportent toujours des variations analytiques en pourcentage qui n’ont que peu d’intérêt, car ils ne reflètent pas la réalité du nombre de décès. Régulièrement, ils accentuent la gravité des accidents, car nous sommes depuis très longtemps entrés dans une société anxiogène. Les études réalisées par le constructeur Renault pour positionner les autoradios ou GPS démontrent qu’aucun conducteur ne suit attentivement la route. Son regard se promène en permanence, car avec une attention soutenue il s’endormirait. Chaque conducteur sait cela, car il peut l’observer lors de sa conduite. C’est ainsi que tous les accidents en dehors d’un incident mécanique et relié à l’attention. Un conducteur ne dépasse pas plus de temps pour croquer une nourriture que pour regarder une pub au bord des routes, un panneau indicateur, son GPS et autres. Depuis des lustres la distance laissée entre deux véhicules n’est pas respectée, car ce n’est pas viable, pas plus que les trente kilomètres-heure dans les agglomérations . Ainsi, un automobiliste qui a un accident en dépassant la vitesse, et classé comme tel. un automobiliste qui dépasse de peu 0,5g d’alcool et classé pour cause d’alcoolémie, idem pour les drogues interdites, et aucun contrôle pour les médicaments qui signalent un risque de somnolence.


 

Au-delà du réel.

Je ne m’étends pas sur le sujet. C’était juste pour dire qu’il y a une marge entre ce que rapportent les médias et les commentaires repris par les citoyens, et la réalité que vivent les parties concernées. Nous vivons comme cela et ça devient problématique pour les choix sécuritaires dans tous les domaines. Du seul fait que nos relations interpersonnelles sont assujetties à nos perceptions émotionnelles, exister en utilisant tout le confort disponible génère inévitablement des accidentologies. Se préserver de cela est naturel, mais il ne peut pas à un certain seuil y avoir des progrès considérables sans limiter la liberté individuelle, au point qu’elles en deviennent liberticides. Il est donc naturel que nous retrouvions des variations, car entre temps, des gens décèdent, d’autres naissent, des améliorations sont apportées, d’autres, plus anciennes, se dégradent. L’existence est une marche en avant changeante et nous sommes en perpétuel mouvement. Les occurrences d’être dans un des cas de décès que j’ai mentionnés varient et dépendent de notre mode de vie, de notre consommation et dans l’activité travail, du stress, la productivité, des salariés et autres enfants scolarisés. Régulièrement, l’on s’émeut de tout cela, quand la presse s’en fait l’écho, comme si nous le découvrions, car le fait-divers sert depuis de nombreuses années de divertion et de ciment social, « On resserre les liens contre un protagoniste qui a dépassé la ligne rouge, on s’accorde sur la douleur que doivent ressentir les proches… C’est un peu comme la météo, ça fait consensus. » La tension est focalisée sur un homme ou une femme, souvent ordinaire, mais qui devient la personnification du mal, qu’il convient de honnir et de maudire.

Les meurtres d’enfants sont évidemment particulièrement suivis par les médias et par le grand public, car on touche là à l’être le plus sacré de nos sociétés, sans défense et pur par nature. L’enfant représente un monde sans vices, sans violence, et l’avenir.

C’est loin d’être la vérité, mais nous, nous délivrons à travers eux, nos souhaits profonds d’un monde parfait, dont nous savons qu’il a conduit à l’euthanasie et à la Shoah. Parvenir à ce souhait est réalisable, mais pas dans nos sociétés construites sur le conflit permanent pour disposer de plus-value. C’est-à-dire pas dans une société d’exploitation humaine et salariale que l'on nomme à tort capitaliste. Nous avons été politiquement entrainés vers cela depuis les années 90, si bien qu’un sujet comme la dépénalisation de la drogue ne peut même pas être abordé. Non pas, parce que les citoyens s’y adonneraient plus, mais pour stopper tous les trafics qui en découlent.

Je n’évoque pas les morts dont nous avons fait grand bruit, pour attester de l’insécurité, par une mise en scène des drames humains qui y sont liés. C’est épisodiquement ce qui se passe dans le grand banditisme pour succéder au parrain ou conquérir des territoires. Et cela depuis la nuit des temps. Naturellement l’absorption de drogues nuit à la santé, comme les sources des 10 premiers décès, mais la question demeure, pourquoi l’on boit, l’on fume, l’on se drogue.

Consommation de tabac, alcool et drogues en France Tabac : En 2023, environ 15 millions de Français fument, dont 12 millions quotidiennement . Cela représente environ 31,9% des adultes âgés de 18 à 75 ans. Alcool. En 2021, 87% des Français âgés de 18 à 75 ans ont consommé de l’alcool au moins une fois dans l’année. Environ 55,4% des Français consomment de l’alcool une à quatre fois par semaine, et 8% consomment de l’alcool quotidiennement.

Conflits armés et victimes

En 2022, avec la survenue de nouveaux conflits armés particulièrement sanglants, dont la guerre russo-ukrainienne, les combats en RD du Congo et le conflit arméno-azéri, et celui palestinien, le seuil des 100 000 victimes annuelles a été de nouveau dépassé. Le terrorisme au niveau mondial fait 23 943 décés, en europe 622 décés en 2021 toutes tandences confondues.

Dépénaliser la drogue : Les chiffres clés
Pays ayant légalisé ou dépénalisé certaines drogues
  • Cannabis : Uruguay, Canada, Pays-Bas, États-Unis (plusieurs États), Allemagne et environ 30 autres pays.

  • Décriminalisation de toutes les drogues. Au Portugal depuis 2001, avec des résultats positifs en termes de réduction des overdoses et des infections par le VIH.

Obésité

Le surpoids et l’obésité causent plus de 1,3 million de décès dans le monde chaque année sur une population de 8,16 milliards en 2024, mais cette estimation pourrait être sous-évaluée. En Europe, l’obésité est responsable de 1,2 million de décès par an sur une population de 447 millions. Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estiment que l’obésité cause environ 400 000 décès par an sur une population de 342,7 millions, en faisant la deuxième cause de mortalité après le tabac.

Les causes de décès en France sur 600 000 annuel.
  1. Tumeurs (cancers) : 25,5%

  2. Maladies cardio-neurovasculaires : 20,8%

  3. Maladies respiratoires (hors Covid-19) : 6,7%

  4. Covid-19 (2022) : 6%

  5. Accidents : 4,6%

  6. Maladie d’Alzheimer : 3,2%

  7. Diabète : 2,2%

  8. Suicide : 1,9%

  9. Démences : 1,8%

  10. Maladies chroniques du foie : 1,7%

Décès liés au cannabis : Environ 230 décès par an en France (0,038%).

Décès liés aux drogues dures (cocaïne, crack, fentanyl, GHB, héroïne, kétamine, LSD) : Environ 537 décès en 2017 (0,090%).

Comparaison des risques

Dr Glickman : Le tabac est la pire substance pour la santé. Dr Akhil Anand : Chaque personne a des facteurs de risque spécifiques. Le tabac ne présente aucun avantage, même en faible quantité. Marijuana : La moins pire des trois substances (tabac, alcool, cannabis).

Réflexions sur la sécurité routière et les médias

Les accidents de la route en France ont causé 3 402 décès en 2023, soit 0,5% des décès. Ces données chiffrées permettent d'avoir une image comparative, au-delà des discours médiatiques souvent anxiogènes.

Des études montrent que les conducteurs ne suivent pas attentivement la route en permanence, leur regard se promenant constamment. La plupart des accidents, hors incidents mécaniques, sont dus à un manque d’attention. Les conducteurs passent autant de temps à croquer une bouchée de nourriture qu'à regarder une publicité au bord de la route, un panneau indicateur ou un GPS. La distance de sécurité entre deux véhicules et les limitations de vitesse sont rarement respectées.

Influence des médias et perception sociale

Les médias rapportent souvent des variations en pourcentage des décès, ce qui peut accentuer la gravité des accidents et entretenir une société anxiogène. Les faits divers servent de ciment social, renforçant les liens contre les protagonistes qui dépassent les limites, et accentuant l'idée d'une insécurité omniprésente.

Conclusion

Il est crucial de dépasser les perceptions médiatiques pour avoir une vision plus juste des réalités sociales et sécuritaires. Comprendre pourquoi les gens boivent, fument et se droguent est essentiel pour aborder des questions telles que la dépénalisation des drogues. Les données montrent une société en perpétuel mouvement, où chaque individu navigue entre les risques, les perceptions et les réalités de la vie quotidienne.

3/Drogues.

Cannabis :

En 2023, environ 50,4% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont déjà expérimenté le cannabis. Environ 3,4% sont des consommateurs réguliers et 2,3% consomment quotidiennement. Cocaïne : En 2023, environ 9,4% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont expérimenté la cocaïne. Ecstasy (MDMA) : En 2023, environ 8,2% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont expérimenté l’ecstasy. Nombre de citoyens pénalisés pour de la drogue. En France, chaque année, environ 44 000 personnes sont interpellées pour trafic de drogue, et 179 000 pour consommation de drogues . En 2019, il y avait environ 33 600 condamnations pour usage illicite de stupéfiants et 35 000 condamnations pour trafic de stupéfiants. Les peines pour trafic de stupéfiants incluent souvent des peines de prison ferme, avec une durée moyenne d’un peu plus d’un an. Et d’aucuns dans les médias qui se plaignent d’une justice laxiste Je ne crois pas que cela représente un risque sociétal sérieux. .

La dépénalisation ne stoppera pas la délinquance qui y est liée et qui en retire un revenu. Cette économie parallèle ne peut se tarir que par des mesures de développement d’un revenu universel, et une amélioration des relations au travail et dans celles interpersonnelles. C’est-à-dire durant des années, si ce n’est des siècles, car les évolutions sont lentes dans le domaine des addictions. Il appartient aux fumeurs de s’interroger, de se faire assister et aux parents de s’en inquiéter.

Dans les pays qui ont dépénalisé la consommation de drogue, les résultats varient en ce qui concerne l'augmentation ou non de la consommation. Cas du Portugal Après la dépénalisation au Portugal, plusieurs études ont montré que :Il n'y a pas eu d'augmentation significative de la consommation de drogue chez les adultes.En fait, la consommation de drogues parmi les jeunes a diminué. En Uruguay a légalisé le cannabis en 2013, et les études montrent que la consommation n'a pas augmenté de manière significative, bien qu'elle soit légèrement plus courante chez les jeunes. États-Unis (certains États) : Dans les États américains où le cannabis a été légalisé, certaines études ont montré une légère hausse de la consommation chez les adultes, mais cela n'a pas nécessairement conduit à une hausse de la toxicomanie ou des problèmes de santé publique.

Y a t-il plus de consomation dans les pays dépénalisés.

Les données montrent que la dépénalisation des drogues n'entraîne pas nécessairement une augmentation significative de la consommation.

Par exemple, au Portugal, près de 20 ans après la dépénalisation des drogues, il n'y a pas eu d'augmentation marquée de la consommation. Au contraire, on a observé une diminution des décès liés à l'usage de drogues, des troubles d'usage de certaines drogues comme l'héroïne, et de la propagation du VIH .

La dépénalisation peut également avoir des effets positifs sur la santé publique et la justice sociale, en réduisant la stigmatisation et en désengorgeant les tribunaux et les prisons . Cependant, il est important de noter que la dépénalisation seule ne résout pas tous les problèmes liés à la consommation de drogues et doit être accompagnée de politiques de santé publique et de soutien social pour être pleinement efficace.

En résumé, la dépénalisation des drogues peut être bénéfique sans entraîner une augmentation significative de la consommation, à condition qu'elle soit accompagnée de mesures de soutien appropriées. Conclusion Dans l'ensemble, la dépénalisation n'entraîne pas systématiquement une hausse de la consommation de drogues. Souvent, ces politiques sont accompagnées de programmes de prévention et de traitement, ce qui semble avoir un impact plus bénéfique sur la santé publique que les anciennes politiques punitives. Le contexte local, les programmes de soutien et la sensibilisation jouent un rôle clé dans les résultats observés.

Drogues : Consommation et Dépénalisation
Statistiques de consommation en 2023

Cannabis.

Environ 50,4% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont expérimenté le cannabis. Environ 3,4% sont des consommateurs réguliers et 2,3% consomment quotidiennement.

Cocaïne.

Environ 9,4% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont expérimenté la cocaïne.

Ecstasy (MDMA).

Environ 8,2% des adultes âgés de 18 à 64 ans ont expérimenté l'ecstasy.

Nombre de citoyens pénalisés pour des raisons liées à la drogue

En France, chaque année :

  • Environ 44 000 personnes sont interpellées pour trafic de drogue.

  • Environ 179 000 personnes sont interpellées pour consommation de drogues.

  • En 2019, il y avait environ 33 600 condamnations pour usage illicite de stupéfiants et 35 000 condamnations pour trafic de stupéfiants. Les peines pour trafic de stupéfiants incluent souvent des peines de prison ferme, avec une durée moyenne d’un peu plus d’un an.

Impact de la dépénalisation sur la consommation de drogues
Portugal
  • Après la dépénalisation en 2001, plusieurs études montrent qu'il n'y a pas eu d'augmentation significative de la consommation de drogues chez les adultes. En fait, la consommation de drogues parmi les jeunes a diminué.

Uruguay
  • A légalisé le cannabis en 2013, et les études montrent que la consommation n'a pas augmenté de manière significative, bien qu'elle soit légèrement plus courante chez les jeunes.

États-Unis (certains États)
  • Dans les États américains où le cannabis a été légalisé, certaines études ont montré une légère hausse de la consommation chez les adultes, mais cela n'a pas nécessairement conduit à une hausse de la toxicomanie ou des problèmes de santé publique.

Augmentation de la consommation dans les pays dépénalisés ?

Les données montrent que la dépénalisation des drogues n'entraîne pas nécessairement une augmentation significative de la consommation :

  • Portugal : Près de 20 ans après la dépénalisation, il n'y a pas eu d'augmentation marquée de la consommation. Au contraire, on a observé une diminution des décès liés à l'usage de drogues, des troubles d'usage de certaines drogues comme l'héroïne, et de la propagation du VIH.

Effets positifs de la dépénalisation
  • Santé publique : Réduction des décès liés à l'usage de drogues.

  • Justice sociale : Réduction de la stigmatisation et désengorgement des tribunaux et des prisons.

Conclusion

Dans l'ensemble, la dépénalisation n'entraîne pas systématiquement une hausse de la consommation de drogues. Souvent, ces politiques sont accompagnées de programmes de prévention et de traitement, ce qui semble avoir un impact plus bénéfique sur la santé publique que les anciennes politiques punitives. Le contexte local, les programmes de soutien et la sensibilisation jouent un rôle clé dans les résultats observés.

Pourquoi les citoyens ont peur de dépénaliser la drogue.

La peur de dépénaliser la drogue chez les citoyens peut être attribuée à plusieurs facteurs :

Stigmatisation et Perception Sociale

La drogue est souvent associée à des comportements antisociaux, à la criminalité et à la délinquance. Cette perception négative, ancrée dans la société, rend difficile l'acceptation de la dépénalisation.

Manque d'Information et de Compréhension.

Beaucoup de citoyens ne sont pas bien informés sur les effets réels de la dépénalisation. Ils craignent que la consommation de drogues augmente et que les problèmes de santé publique empirent.

Influence Médias et Politique.

Les médias ont tendance à mettre en avant les aspects négatifs liés à la drogue, créant une atmosphère de peur et d'insécurité. Les politiques et les discours officiels renforcent souvent cette perception pour des raisons électorales.

Expériences Personnelles et Communautaires.

Les citoyens peuvent avoir des expériences personnelles ou observer des situations dans leur communauté où la drogue a eu des effets destructeurs, renforçant la peur et l'opposition à la dépénalisation.

Préjugés et Ignorance.

Il existe de nombreux préjugés sur les consommateurs de drogue, vus comme des personnes faibles ou moralement défaillantes. La dépénalisation est perçue comme une validation de ces comportements.

Crainte de l'Inconnu.

La dépénalisation est une mesure relativement nouvelle et radicale pour beaucoup. La crainte de l'inconnu et des conséquences imprévues peut dissuader les gens de soutenir de telles réformes.

Ces peurs et réticences peuvent être surmontées par une éducation efficace, une sensibilisation à la santé publique et des politiques équilibrées qui montrent les bénéfices potentiels de la dépénalisation. L'ouverture au dialogue et aux expériences d'autres pays peut également aider à dissiper les inquiétudes.


 


 

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 22 Octobre 2024


 

Depuis très longtemps, je suggère d’utiliser l’énergie humaine comme norme à l’établissement d’un système monétaire. Je peux comprendre les réticences des riches capitalistes, ce en quoi ils auraient tort. Soit ils s’adapteraient soit ils seraient remplacés, car l’égalitarisme n’existe pas. Serait-il un peu moins riche, certainement, mais, ils disposeraient convenablement pour vivre confortablement et les dominés aussi. La réalité est que les milliardaires n’ont pas besoin de leurs milliards pour vivre, mais pour entreprendre, et investir suivant leurs désirs sans avoir à débattre de leurs idées. Là où les dominés dans notre monde actuel sont créativement des innovateurs timides faute de monnaie pure disponible. Ils restent des jouisseurs pour les plus aisés, et des sans moyen pour les autres, du seul fait qu’ils ne perçoivent pas le fruit de leur travail. C'est par l’exploitation de l’humain par l’humain, où ils doivent racheter leur travail trois fois ce qu’ils ont reçu comme revenu pour le faire. voici en quelques lignes les possibilités.

1. L’énergie humaine comme Unité de Valeur monétaire universelle.

Le concept : Remplacer la monnaie actuelle par une unité de valeur basée sur l'énergie. L'énergie est une mesure universelle, neutre et scientifiquement quantifiable.

Quels avantage pouvons nous en retirer ?

Tout d’abord une objectivité. L'énergie est une mesure tangible, dont le calcul est universelle irréfutable, ce qui élimine les biais subjectifs associés aux monnaies actuelles.

Elle est d’une durabilité de toute éternité. Cela nous engage à poursuivre, encourager et accélérer les investissements dans les sources d'énergie renouvelable, créant ainsi une économie plus durable.

Elle est égalitaire. Il ne peut pas y avoir de Lyssenko en la matière. En tout point du monde il est possible d’assurer une distribution plus équitable des ressources, car l'énergie peut être produite de manière décentralisée et accessible à tous.

2. Système de Mutualisation des Risques et des Investissements.

Concept. Sur la base d’une unité de valeur énergétique, il devient plus aisé de mettre en place un système de mutualisation où les risques et les investissements sont partagés entre tous les membres de la société. Cela conduit à civiliser nos comportements innés conflictuels, interpersonnels et internationaux.

Quels avantages ?

Une Solidarité des populations, en favoriser une culture de solidarité et de soutien mutuel.

Une résilience étendue, et accroître la résilience économique en répartissant les risques et en assurant une protection collective contre les chocs économiques.

Recherche d’innovation. Encourager l'innovation privée et les projets collaboratifs par des plans de développement en offrant un soutien financier et en répartissant les risques.

3. Éducation et Formation à la Gestion Énergétique.

Concept. Intégrer l'éducation à la gestion énergétique dans les programmes scolaires et universitaires pour former des citoyens conscients et responsables.
Quels avantages ?
Développer la connaissance transdisciplinaire et sensibiliser les populations à l'importance de la gestion de l'énergie et à son rôle central dans l'économie.
Responsabilité : continuer d’encourager les comportements responsables en matière de consommation et de production d'énergie par des prises en charge financières adaptées.
Quelles Innovations ? Stimuler la recherche et le développement de technologies énergétiques avancées. Stimuler des doctorants.
4. Utilisation des Technologies Blockchain et IA
Concept.
Utiliser des technologies de pointe comme la blockchain et l'IA pour assurer la transparence, la sécurité et l'efficacité du nouveau système économique. Cela pour faciliter l’innovation et la créativité des peuples, plutôt que la concurrence conflictuelle guerrière.
Quels avantages ?
La transparence. En garantissant la traçabilité et la transparence des transactions énergétiques et économiques.
La Sécurité. S’assurer de la sécurité des données et des transactions grâce à des technologies avancées.
L’efficacité. : Optimiser la gestion des ressources et des transactions grâce à l'automatisation et à l'analyse des données.
Conclusion

Cette proposition vise à créer un système économique plus juste, durable et résilient, basé sur des valeurs universelles et des principes de solidarité. En remplaçant la monnaie actuelle par une unité de valeur basée sur l'énergie et en intégrant des technologies avancées, nous pouvons construire une économie qui profite à tous les humains et respecte les limites de notre planète.

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Rédigé par ddacoudre

Publié dans #Politique

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