Les élus, l’impôt et la « contribution citoyenne » : remettre un peu d’ordre dans la confusion
Il circule sur X (ancien Twitter), repris de TikTok, un post qui se veut « révélateur » :
577 députés, 348 sénateurs, 2 040 conseillers régionaux, 4 042 conseillers départementaux, 34 945 maires, 519 417 conseillers municipaux, 38 000 élus intercommunaux, et près de 20 000 autres élus divers.
Bilan : 618 384 élus ! Et, soi-disant, 186 milliards d’euros de salaires par an.
Cela ferait un élu pour 109 habitants et, évidemment, « les gueux sont bons à payer »…
Une fake news de compétition
Des fake news qui prospèrent sur l’inculture
Une publication virale sur X et TikTok affirmait récemment que les élus français coûteraient 186 milliards par an, soit 300 000 € par élu. La réalité ? À peine 2 milliards.
Cette exagération grossière n’est pas anodine : elle nourrit l’idée que « les gueux paient pendant que les élus se gavent ». Mais derrière ce mensonge se cache une question réelle : qui paie vraiment l’État ?
Voilà un parfait condensé d’inculture politique. Car si l’on prend la peine de vérifier les chiffres (il suffit de quelques clics), on apprend que :
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la grande majorité des élus locaux sont bénévoles (notamment dans les 18 000 communes de moins de 500 habitants) ;
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le coût global des indemnités est d’environ 2 milliards d’euros par an… et non 186 !
Soit 0,0000786 % du PIB français.
Mais présenté ainsi, beaucoup de citoyens comparent aussitôt aux miettes de leur SMIC et s’indignent que « les élus vivent comme des rois ». Une vision populiste, digne de l’époque où les nobles « se gavaient » aux frais du peuple.
Combien ça coûte vraiment les élus ? (ordre de grandeur réel)
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Nombre d’élus : un peu moins de 570 000 aujourd’hui (et pas 618 000).
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Coût total des indemnités : environ 2,1 milliards d’€ par an (pas 186 milliards…).
Ces 2,1 Md€ mis en perspective : sur la richesse nationale en trillon et le budgt global en milliard.
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Part du PIB (≈ 2 670 Trillon d€) : ~ 0,0000786 %
Part du budget public (≈ 1 670 Md€) : ~ 0,13 %
Par habitant (≈ 67,5 M de personnes) : ≈ 31 € / an
→ soit à peine ~2 % d’un SMIC net mensuel (31 € vs ~1 400 €).
Dit autrement : la représentation démocratique coûte environ 31 € par personne et par an.
C’est tout l’inverse du “gouffre” relayé par les fake news.
Le vrai rôle de l’indemnité
Rappelons-le : un mandat électif est par principe gratuit. L’indemnité n’est pas un salaire, mais une compensation pour les sujétions liées à la fonction. Sans elle, seuls les notables fortunés pourraient se permettre de siéger.
En 2024, les montants bruts mensuels s’établissent à :
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16 000 € pour le président de la République et le Premier ministre,
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10 700 € pour les ministres,
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7 600 € pour députés et sénateurs de base.
Rapporté à une disponibilité 24h/24, 7j/7, cela équivaut à… environ 22 € de l’heure pour un président. Pas de quoi s’acheter Versailles.
Et surtout, leurs décisions conditionnent des milliards de richesses : notre PIB (2 668 trillon €) et notre budget public (1 670 milliards €). Les indemnités des élus pèsent donc… une poussière.
Une méprise qui dure c’est de dire qu’un élu travaille. Un élu consomme comme tout salarié de l’énergie pour exécuter les tâches qu’il a à accomplir, mais ce n’est pas un travail. Il n’acomplit ni une production ni un service, il remplie une fonction élective, et dans ce cadre il doit être disponible 24/H sur 24. La comparaison avec le monde du travail est dépourvu de sens, car ses tâches sont réunions, crises, arbitrages, urgences, déplacements, permanences, etc.
Indemnité ≠ salaire, et disponibles 24/24
Un mandat électif est par principe gratuit.
Les élus perçoivent une indemnité de fonction (pas un salaire) pour compenser les sujétions (déplacements, réunions, arbitrages, permanences, responsabilités, etc.). Beaucoup d’élus locaux (notamment dans les petites communes) sont bénévoles ou très faiblement indemnisés.
Pour que ce soit parlant, prenons quelques montants bruts mensuels usuels et amusons-nous à les ramener à une disponibilité 24 h/24, 30 jours sur 30 (720 h/mois). Ce n’est pas une “pointeuse”, juste un ordre de grandeur :
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PR/PM ~ 16 000 € → ~ 22 €/h
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Ministre ~ 10 700 € → ~ 15 €/h
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Député/Sénateur “de base” ~ 7 600 € → ~ 11 €/h
Ça remet les fantasmes à l’endroit : on n’est pas au royaume des dorures, et la disponibilité (urgences, crises, week-ends, nuits, intempéries, etc.) fait partie du paquet.
Et surtout, payer décemment des responsables réduit la tentation des “arrangements” et permet à des gens sans fortune d’exercer un mandat.
L’obsession du « gaspillage »
On entend souvent que l’État gaspille. Mais en économie, il n’y a pas de gaspillage absolu : chaque euro dépensé se retrouve dans la consommation, l’épargne ou l’investissement, donc dans l’emploi. On peut critiquer l’usage d’une dépense, mais pas dire qu’elle « disparaît ». L’illusion du « gaspillage » et la réalité des flux
On croit souvent que l’État gaspille. Mais en économie, l’argent ne disparaît jamais : il circule. Chaque euro dépensé rémunère un emploi, un service, un bien, ou s’épargne. On peut juger qu’une dépense est inutile, mais ce n’est jamais un « trou noir » qui engloutit des milliards.
La vraie usine à gaz : nos impôts
L’usine à gaz des impôts
Notre fiscalité actuelle est une véritable usine à gaz : TVA, taxes en cascade, impôts locaux, niches, prélèvements sociaux… Une complexité qui brouille la réalité et entretient le ressentiment.
Et pourtant, on continue à multiplier les couches fiscales – TVA, taxes, impôts divers – qui brouillent cette réalité. On fait croire aux citoyens qu’ils ne financent pas tout, alors que c’est déjà le cas ! D’où le sentiment de spoliation, d’injustice, et la tentation des fake news.
Plutôt que d’alimenter de fausses colères contre les élus, parlons de ce qui fâche vraiment : la jungle fiscale.
TVA, impôt sur le revenu, impôts sur les sociétés, taxes diverses, contributions sociales… Chaque couche a été ajoutée au fil des décennies pour répondre à des besoins ponctuels, sans vision d’ensemble. Résultat : une usine à gaz incompréhensible, source de rancunes et de fantasmes.
Et pourtant, la Déclaration des droits de l’homme de 1789 était claire :
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Art. 13 : une contribution commune est indispensable, répartie selon les facultés de chacun.
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Art. 14 : tous les citoyens doivent en constater la nécessité et en suivre l’usage.
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Art. 15 : la société a le droit de demander compte aux agents publics.
Ma proposition : une contribution citoyenne unique
Assez de cette complexité. Il est temps de réformer :
remplacer impôts et taxes par une contribution citoyenne unique, calculée sur les revenus réels de chaque citoyen (et ajustée pour l’équité). Ma proposition : une contribution citoyenne unique.
La solution est simple : fusionner l’impôt et les taxes en une contribution citoyenne unique, payée par chaque citoyen au prorata de ses revenus.
Ce serait :
Et surtout, cela redonnerait du sens : chaque citoyen assumerait clairement sa part de financement des services publics qu’il réclame.
Finie la TVA punitive, finies les niches fiscales incompréhensibles : une seule contribution, claire, transparente, et que chacun règle après sa déclaration annuelle.
Cela changerait tout :
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chaque citoyen saurait exactement ce qu’il contribue,
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la responsabilité collective serait assumée,
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les débats politiciens sur le « train de vie de l’État » seraient remis à leur juste place.
Ainsi plutôt que de nourrir la haine contre des élus imaginaires gavés de milliards, posons-nous la vraie question : comment financer intelligemment nos services publics.
Ce n’est pas en coupant quelques indemnités (poussières dans le budget) que nous résoudrons quoi que ce soit. Mais en sortant de l’usine à gaz fiscale pour adopter une contribution citoyenne simple et équitable.
Car oui :
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l’école, la santé, la sécurité, la justice, l’armée… ça coûte ;
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et non, ça ne « pousse pas tout seul » comme des fruits sur un arbre.
Alors cessons de jouer les gueux indignés. Payons notre contribution citoyenne – et exigeons en retour la transparence, la justice, et l’efficacité. Et si par idéologie les libertariens veulent confier tout cela aux intérêts privé, alors il faut ajouter à la contribution le montant des dividendes distribués, comme pour les autoroutes.
Qui paie vraiment ? Les salariés.
Regardons les choses en face :
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Les entrepreneurs paient des salaires.
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Ils répercutent ce coût dans leurs prix de vente.
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Les clients (majoritairement des salariés) rachètent ce qu’ils ont eux-mêmes produit.
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L’entrepreneur ajoute une marge pour consommer et capitaliser.
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Enfin, impôts et taxes viennent ponctionner sur l’ensemble.
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Résultat : les salariés rachètent trois fois ce qu’ils produisent :
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une fois par leur salaire,
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une fois par la marge de l’entrepreneur,
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une fois par les impôts et taxes qui financent les services publics.
Autrement dit : sans les salariés, pas de consommation, pas de capital, pas de milliardaires. Les travailleurs paient tout, directement ou indirectement.
Là est le vrai point aveugle.
Les entrepreneurs, les actionnaires, les détenteurs de capitaux ? Ils vivent de la consommation finale. Or qui consomme ? Les salariés, avec leur paie.
Reprenons la mécanique :
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L’entrepreneur paie un salaire → il doit refacturer ce coût au client.
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Le client, le plus souvent, est… un autre salarié.
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Mais si l’entrepreneur veut vivre et se développer, il ajoute une marge (sa consommation + son capital futur).
Résultat : les salariés rachètent ce qu’ils ont produit trois fois :
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une fois par leur salaire,
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une deuxième fois par la marge qui nourrit l’entrepreneur,
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une troisième fois par les impôts, taxes et contributions qui financent l’État et ses services.
Car oui : que ce soit l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, les taxes, ou les cotisations sociales… tout finit par être payé via le chiffre d’affaires. Et ce chiffre d’affaires repose sur la consommation, donc sur les salaires.
Autrement dit : si les salariés ne payaient pas tout, les entrepreneurs mourraient de faim.
Pas de millionnaires, pas de milliardaires, pas même de capitalisme. Autrement dit : sans les salariés, pas de consommation, pas de capital, pas de milliardaires. Les travailleurs paient tout, directement ou indirectement.
Cette vérité, simplifiée à l’extrême, peut paraître caricaturale. Mais elle dit bien l’essentiel : le travail salarié est le socle de toute la machine économique.
Alors, plutôt que d’accuser les élus de « se gaver » (quand leur coût est infime), regardons la réalité en face : ce sont les salariés qui portent déjà tout le système.
Au lieu de les abuser avec des taxes cachées et des impôts éclatés, chez les uns ou les autres qui les emplois, donnons-leur la dignité d’une contribution citoyenne directe, claire et assumée.
Ainsi, chacun saurait ce qu’il paie, pourquoi il le paie, et pourrait demander des comptes aux élus – non pas sur des fantasmes, mais sur des choix réels de société, plutôt que de croire au père noël en taxant les fortunes et les riches.
Et demain ? Évaluer aussi le travail des machines pour combler les déficits et se donner des marges de manœuvre.
En 1970 le secrétaire général de force ouvrière André Bergeron réclamait la taxation machine que refusa le patronat, jusqu’à nos jours. Il avait raison sur le fond et était en avant garde sur ce qui c’est déroulé en remplaçant pour des économie de masses et de couts les salariés par les produits de nos technologies, conséquence, un budget sécu et national en déficit cronique.
Cet ancien problème nouveau se repose : les machines remplacent les humains dans toujours plus de tâches. Résultat : la base contributive (les salaires) s’amenuise, alors même que les besoins publics augmentent.
Il convient donc de trouver une solution en reformulant celle émise par André Bergeron qui de toutes les manières auraient été payées par les salariés.
Une nouvelle idée que je propose devient donc nécessaire de :
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évaluer la contribution productive des technologies, en temps travail convertie en cout salarial.
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lui associer une contribution équivalente,
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ensuite recourir à une création monétaire pure : une émission de monnaie justifiée non par une dette, mais par le remplacement effectif du travail humain par les machines.
Ainsi, on rétablirait l’équilibre : les humains garderaient leur pouvoir d’achat, les entreprise n’auraient pas leurs investissements pénalisés et la société bénéficierait des gains de productivité sans sacrifier les salariés ni appauvrir l’État condamné à l’endettement, même rembourser celui présent.
Pourquoi intégrer le travail des machines… et comment créer de la “monnaie pure” sans inflation
La petite histoire du boulanger, du robot… et de la monnaie
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Étape 1 – Le boulanger sans robot
Louis le boulanger fabrique 100 pains/jour. Les habitants ont pile la monnaie pour acheter ces 100 pains. Tout va bien : production = pouvoir d’achat.
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Étape 2 – Arrive le robot
Louis investit dans un robot. Il peut produire 200 pains/jour… mais le pouvoir d’achat des habitants n’a pas bougé. Résultat : surproduction. Les pains restent sur l’étal, ou Louis casse les prix, ou il licencie…
Bref, la machine crée de la valeur réelle (des pains en plus), mais personne ne peut les acheter.
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Étape 3 – Deux solutions caricaturales
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Taxer plus les salariés (déjà sous pression) pour leur donner du pouvoir d’achat → injuste et politiquement explosif.
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Création monétaire pure (sans dette) adossée à la productivité de la machine → on crée juste ce qu’il faut de monnaie nouvelle pour que les habitants puissent acheter les 100 pains supplémentaires.
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Pourquoi ce n’est pas inflationniste ?
Parce qu’on n’arrose pas le désert : on aligne la monnaie sur une production réelle déjà là. On équilibre : plus de pains = un peu plus de monnaie → pas de hausse générale des prix, juste moins de chômage, moins de gâchis, et des carnets de commandes qui tournent.
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Dans le cadre de notre économie capitaliste, ce surplus de monnaie se retrouvera cumulé chez le capitaliste pour investir ou faire des dépôts, voire diminuer les taux d’intérêts des emprunts des particuliers et des entreprises.
Pour conclure
Le vrai débat n’est pas de savoir si les élus « coûtent trop cher » – ils représentent une fraction minime du budget. Le vrai débat est :
La réponse passe par une réforme profonde :
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Contribution citoyenne unique, claire et équitable.
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Intégration de la productivité des machines dans le calcul contributif.
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Utilisation raisonnée de la création monétaire pour maintenir la cohésion sociale.
En somme, plutôt que de chercher des boucs émissaires, il est temps de repenser le contrat fiscal : une solidarité lucide, où l’humain et la machine participent ensemble à financer le bien commun.
Ce que ça change pour l’impôt
Aujourd’hui, la fiscalité ponctionne surtout les revenus du travail humain (salaires, TVA à la consommation, IR, etc. et les prélévements des entreprises par la consommation). Or une part croissante de la richesse est produite sans salaire (automates, logiciels, IA).
Deux leviers simples et justes :
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Contribution citoyenne unique (qui remplace la jungle TVA/taxes/impôts)
– assise sur tous les revenus humains et sur une évaluation standardisée de la productivité des machines ;
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Création monétaire pure (complémentaire, mesurée)
– pour convertir une productivité non salariale en pouvoir d’achat collectif sans endetter les ménages ni creuser artificiellement les prix.
Si la richesse créée par les machines ne revient pas aux citoyens, elles n’auront servi qu’à grossir quelques patrimoines en asséchant le reste de la société.
Que conclure par ces propositions : contribution citoyenne unique + comptabilisation de la productivité technologique + création monétaire pure si nécessaire → moins d’impôts sur les salariés, plus de cohérence, moins de fake news.