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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:19

 

 

Un ou des gouvernements pris à leur propre piège de la transparence.

Nous savons que la tolérance zéro implique la surveillance de tous les agissements des citoyens afin de détecter ceux anti sociaux.

 Certains sont même prêts à descendre dans les maternelles pour déceler les futurs délinquants ou criminels.

 

Il n’y a bien sur pas de limites aux délires des hommes autres son implosion.

Nous prendrons conscience de la fascisation d’un tel concept que lorsque un délirant plus fort que M Bauer proposera une ou des modifications génétiques pour éradiquer les  comportements anti sociaux détecter.

 

Je dis souvent que le crime n’est que social, c’est donc les relations sociale qu’il faut traiter.

 

Mais en attendant nous versons dans des processus éliminatoires  qui au fils des siècles, dont certains furent bien plus cruel que le notre, évoluent en même temps que l’évolution sociale qui modifient nos comportements sociaux.

 

Pour autant ceci n’exclut pas une recherche de sécurité, mais celle-ci ne peut aller jusqu’à rendre transparent l’homme ou transparente l’humanité, puisque nous savons que nos tabous et totems ne sont que des fondements momentanés dans la vie de l’humanité et dans son évolution.

C’est pour cela qu’ils ne sont pas identiques pour tous et il en résulte qu’ils  varient de nature, tant que de perceptions émotionnelles.

Notre modèle sociétal est un modèle parmi d’autres n’offrant aucune impartialité, il est seulement le produit d’une histoire des relations humaines qui avance au rythme des avancées technologiques et scientifiques de la connaissance de nôtre être, sans être en mesure d’apporter une solution définitive, et il tire son universalité de sa seule capacité à prospérer à l’exemple d’une cellule cancéreuse. Il est dont le producteur de sa propre destruction, mais c’est un autre débat.

 

Ainsi tout homme qui voudra par la dialectique apporter une solution définitive et radicale par l’élimination ouvrira la porte à la fascisation.

 

Nous avons donc tous besoins d’une grotte où cacher nos secrets, et nous avons besoin du mensonge pour ne pas nous entre-tuer en permanence, c’est le mensonge social garant de l’huilage de nos relations.

 

C’est en cela qu’il faut se méfier de la bien « pensance » dont ce gouvernement ce « légitimise » comme propriétaire et donc certains acteurs par une saine activité de sécurisation, se laissent emporter vers des délires

 

Que des criminologues se penchent sur les causes des comportements asociaux est une chose, qu’ils servent de cautionnement pour affirmer que tel ou tel comportement est irrévocablement criminel en est une autre.

 

Imaginer un instant l’évolution intervenu depuis ce concept.

 

L’accident mortel fortuit sous toutes ses formes conduit, vers une inculpation pour homicide involontaire susceptible d’emprisonnement, comme si l’humain avait la maitrise de son action de manière déterministe sans jamais subir le poids de la société.

 

Or si dans les années 70, avec audace face à des préjugés forts, madame Veil n’avaient pu convaincre le parlement de la nécessité de libéraliser l’avortement, aujourd’hui ces criminologues patents et ce gouvernement nous expliquerait qu’il s’agit là d’un crime patent dont il ne faut tolérer aucune exception et dont il faut expurger les désirs même en entrant dans le cerveau des femmes, idem pour la faute d’adultère  qui à disparu du système punitif pour ne fournir qu’un élément de d’appréciation dans le divorce.

 

Quelques dates en souvenir.

.

La loi du 31 juillet 1920, réprime fortement l'avortement (défini comme un crime) et interdit la propagande pour les méthodes anticonceptionnelles.

Le 23 juillet 1939 : le Code de la famille accroît la répression de l'avortement. Une prime à la première naissance est créée. Création de brigades policières spécialisées dans la chasse aux avorteuses. Arrestation de Madeleine Pelletier, une féministe qui défend le droit à l'avortement.

juillet 1971 : création de l'association Choisir, par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, pour défendre les personnes accusées d'avortement.

 

 

1975 vote de la loi Veil pour cinq ans avant sa reconduite définitive. Nous voyons bien que la tolérance zéro n’a pas résisté au temps.

 

L’absence de souvenirs chez nos contemporains par la prégnance d’une sous culture, fait qu’ils acceptent de reconduire des structures de chasse aux sorcières comme cela existait pour la chasse aux avorteuses, alors que l’histoire nous dit que cela fut un échec.

Allons-nous tolérer que ces chasseurs aillent chercher le crime et le délit dans le cerveau de nos enfants, pour se protéger de comportement dont notre structure sociale est économique et pour la plupart productrice.

 

Ceci ne veut pas dire qu’il faut accepter l’insécurité, seulement qu’il faut ne pas réunir les conditions de son émergence, ce que n’a jamais pu régler les systèmes punitifs aussi violents soient-ils.

Alors il faut se méfier des raccourcis politiciens, et dans ce cadre là, la chasse organisé autour de l’affaire Wikileaks en est la démonstration.

 

Tous les gouvernements ont toujours voulu tout connaître de leur population et tenir secrets leurs agissement pour ne pas être déstabilisé et bénéficier de l’huilage sociétal que constitue le mensonge.

 

Naturellement divers niveaux se développent et si le peuple dans une démocratie peut prétendre à tout savoir, il ne peut dans les faits connaître que ce qui est disponible face à des rapporteurs qui filtrent l’importance de l’information qu’ils nous livrent ou qu’ils reçoivent de personnes, qui avec leur propre filtre estiment que l’information dont ils sont détenteur doit être connu de tous.

 

Ceci n’empêche pas le « secret défense » ou le « secret diplomatique » mais signifie qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre à l’abri d’indiscrétions ou de volonté de transparence des uns et des autres de manière parfaitement légitime.

 

Ce besoin de transparence est le fruit d’un paradoxe, celui d’une société qui met sous surveillance sa population au point d’avoir légitimer des « polices privés », d’accepter d’ouvrir les sacs dans les supermarchés, et d’avoir des hommes d’états qui dans leur lutte pour la probité osent mentir, manipuler, tricher, et s’étonnent que certains cherchent chez eux ce qu’ils ont à cacher pour informer le monde ou leur nuire.

 

Le secret est donc une nécessité protectrice dans une civilisation dont le paradigme ne peut contrôler en totalité et parfaitement nos comportements innés primitifs qui ressurgirons au fils de ses imperfections.

 

L’affaire Wikileaks démontre qu’il ne peut être gardé de manière absolue un secret et qu’il y a toujours une faille qui se fera jour et il faut savoir l’accepter sans transformer en criminel ceux qui en font l’usage, car sans cela, les puissants, même dans une démocratie se conduiraient aux pires exactions sur leurs semblables.

 

Au nom de la transparence des millions d’hommes ont péri sous Mao et d‘autres, et nous en condamnant cela nous nous apprêtons à commettre les mêmes agissements au nom du secret en criminalisant leur acteurs.

En quoi donc notre culture serait supérieure à la leur, de quelle légitimité tenons-nous la justesse absolue de notre vision de la circulation de l’information de ce qui doit être connu ou tu ?

 

De plus il n’y a pas de seuil de référence pour définir ce qui doit être su ou caché, la liberté de dire égale la liberté de cacher, seule notre seuil de tolérance et la compréhension de cet huilage de la société qu’est le mensonge fixe ce qui nous est acceptable face à ceux qui disposent du pouvoir sur les autres.

 

Nous ne sommes pas dans ce registre avec la tolérance zéro, il n’est donc pas surprenant que notre ministre M Besson condamne l’action de Wikileaks, la qualifiant de criminelle, alors qu’elle n’est que le produit d’un contre pouvoir qui émerge grâce à la technologie dont la maitrise échappe aux puissances, bien qu’elles l’utilisent elles mêmes pour surveiller les populations est le monde.

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Published by ddacoudre - dans critique
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