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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 23:21

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Aprés Taddei Finkielkraut était l'invité de « On n'est pas encore couché » pour parler de « L'identité malheureuse » son dernier livre, la discussion fut moins chaude que chez Taddei.

Je ne pense pas lire son ouvrage, depuis que ce débat est sur la table, il c'est nourri de tous les vomis qui ont recouvert les éclairs d'intelligences de part et d'autre.

Ce n'est pas un Tabou de parler de l'identité française, car l'identité des humains n'est pas une spécificité française et si ce débat ce fit jour et alimente encore des nostalgiques c'est parce que le Nationalisme est redevenu un grain à moudre électoral. L'on peut parfaitement se sentir français sans détester ou haïr les autres. Ensuite, être fier d'être français implique des échelles de valeurs qui se positionnent forcément sur une mesure subjective par rapport à quoi, si ce n'est vis-à-vis des autres. Il y aurait donc des humains qui ne seraient pas fier d'être né quelque part.

Ainsi cette subjectivité ne peut devenir une règle que l'on peut imposer , si ce n'est de la brandir pour éliminer les autres.

Aucun être au monde ne peut naitre sans qu'on lui façonne une identité, sinon il adoptera celle de la première personne qui le nourrira. Si c'est un canard il fera coin coin et bougera du cul. Tout simplement parce qu'il est programmer pour survivre et s'attachera à ceux qui le nourrissent.

La famille que nous connaissons n'a pas toujours existé, ce creuset où l'enfant qui nait est pris en charge est multiforme. Mais quelle qu'elle soit elle lui façonne son identité, comme ceux qui l'élèvent ont eu la leur façonné, pour nous ce sont nos parents.

Il semblerait donc que d'une manière linéaire nous puissions remonter le passé, assuré d'y retrouver nos origines. Il n'en est rien, le nouveau venu recevra seulement qu'une fraction de l'identité de ses parents, car dans son environnement il rencontrera des tiers, tous ceux qui au fil des âges l'imprégneront plus ou moins. Egalement s'ajoutera tout ce qu'il apprendra bien ou mal du monde et des autres qui lui donneront un bagage mémoriel qu'il transmettra à son tour de manière imparfaite.

 

C'est donc cette imperfection qui est la source de toutes les évolutions à des rythmes différents suivant leurs natures et les champs qu'elle recouvre. Cette incapacité à tout transmettre fait qu'aujourd'hui nous ne parlons plus le Latin qui se pratiquait à la cour des grands dans toute l'Europe, y compris en Russie par exemple.

Ainsi personne ne peut garder son identité comme il l'a reçu, elle se métamorphosera. Comment peut-on vivre dans un monde où tous les jours nous voyons les choses se métamophoser, nous nous voyons, veillir et en ce qui concerne l'identité française il faudrait qu'elle soit immuable, coulée dans le rocs, alors que lui il s'effrite. Nous avons donc là de parfait intégristes qui s'ignorent. Cette absence de clairvoyance est le sympthôme d'une crispation pour ne pas dire plus, commune à tous les « peuples ».

Naturellement il y a de grands groupes de valeurs qui assemblent les uns et les autres qui, au milieu des us et coutumes forment, comme le dit Freud, les tabous et les Totems qui se réforment beaucoup plus lentement et entraînent même parfois des civilisations dans leur déclin jusqu'à la disparition, en ne laissant subsister que des vestiges et ce que les hommes se seront transmis partiellement. C'est en cela qu'au travers de notre identité nous retrouvons des traces de nos prédécesseurs, tous ceux qui ont concouru à ce que nous sommes devenus aujourd'hui, Egypte, indus, grèce rome juif chrétien franc etc..

Je ne connais pas une société qui légalise le vol ou le meurtre, sauf dans d'ex usages tribaux où un jeune couple qui s'unit, ne le peut que s'il rapporte la tête d'un vieillard.

 

Ensuite, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme.

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

D'autre part, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme et que nous ne pourrons jamais préciser nommément.

C'est en cela que notre identité, l'identité de tous les peuples ne sont qu'une imperfection de l'histoire humaine

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés, il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

Ainsi chacun s'attachera à ce qui constitue son environnement sociaux économique, voire administratif comme les départements, les villes et villages. Il était courant d'entendre dire dans un village : "il, elle a épousé un étranger" en parlant d'un tiers de la ville d'à côté. Preuve s'il en était des conséquences de l'autarcie.

Malgré cela tous les nouveaux nait n'aurons de cesse de modifier ou d'apporter d'autres éléments à leur identité tandis que leurs parents s'attarderont sur leurs acquis d'autant plus s'ils n'ont pas de possibilités de mobilité (ne pas confondre avec le nomadisme). C'est dans des pays encore le cas tout comme nous, quand il n'y avait pas de moyen de transports, chacun s'identifiait à son clocher c'était une identité française aux sons de son "cloche merle".

 

Pour autant ce n'est pas aussi simple, car le poids de l'histoire que l'on se raconte et qui "formate" les esprits constitue un lien d'encrage, un lien de reconnaissance, un jalon pour certain, mais aussi un justificatif de moins nobles comportements qui ont débouché sur des colonisations et le racisme dans quasi totalité des pays suivants leur époque.

Sinon comment expliquer que l'après Tito est conduit la Yougoslavie à éclater pour reconstituer des états d'antan, pareil pour l'Ex-URRSS et nous-mêmes n'avons pas échappé au désir indépendantiste de citoyens qui, par leur âge n'avaient jamais connu ni vécu dans ces anciens territoires et ont du donc épouser des sentiments et des valeurs qui n'étaient pas les leurs et qu'ils n'ont pas connus. Ils ont épousé une histoire collective qui n'est pas la leur, ils ont épousé des souvenirs. Nous pouvons donc « épouser »une identité pour les raisons qui sont celles de ceux qui ont cette démarche, car ils y trouvent un intérêt.

Ainsi ceux qui demandent la nationalité épousent l'histoire de la nation à laquelle ils adhérent, mais elle n'efface pas comme par magie leur identité originelle, le temps opérera les syncrétisations dont sont capables les uns et les autres dans le respect du droit du pays où ils s'installent. C'est en cela qu'un étranger pourra dire que son pays d'accueil vient de telle origine et conserver les us et coutumes qui ont forgé son identité originelle si la loi du pays d'accueil ne l'interdit pas.

Il est juste de dire qu'il faut observer les réalités comme il le disait, mais il ne faut pas ignorer celles qui nous dérangent parce qu'elles ne nourrissent ou n'attestent pas nos jugements ou de nos égarements.

 

Pour simplifier, je suis humain parce que l'on m'a dit que j'étais cela et parce que des hommes ont nommé ce qu'ils pensaient être par rapport au monde qu'ils voyaient et comprenaient.

Le chien ne sait pas qu'il est un chien, mais ils se reconnaissent entre eux, même si c'est pour se rosser, par contre quand il répond au nom de Médor et autre, au nom auquel on l'a habitué à répondre, il sait alors quand quelqu'un le prononce qu'il s'agit de lui. Ainsi je ne sais pas quand je nais que je suis français ce sont les autres qui me le disent et ils formateront mon esprit à leur histoire.

En ouvrant les yeux le nouveau né découvre son monde., il sera à la limite modeste de ses sens qui ne lui permettront que de connaître l'espace qui l'entoure et se sera pour lui Son Monde.

Il n'aura même pas à se poser la question de savoir s'il l'aime ou pas, puisque la question ne se pose pas il est né là et y demeurera attaché, sinon il n'y aurait plus un Inuite dans le grand nord ils seraient tous dans le midi.

Alors, pour quelles raisons avons-nous entendu fleurir des expressions comme celle de : « Tu aimes la France ou tu la quittes », tous ceux qui ont épousé notre histoire ne peuvent pas nourrir les mêmes émotions que celui qui y a vu le jour. Le sentiment équivalant est celui du lieu où il est né. Mais l'on peut quitter ce lieu pour une foule de raisons y compris celles que l'on avance pour dire que l'on n'aime pas son pays parce qu'il me persécute, mais en fait ce n'est pas le pays qu'il quitte mais une organisation politique qui lui nuit ou une organisation économique qui ne le nourrit pas, bref la raison qui sera la sienne.

Il me paraît assez clair que quand d'aucun demandent que l'on aime la France c'est en fait: "nous n'aimons pas les étrangers" qu'ils pensent et devraient dire, d'autant plus s'ils sont pauvres.

Mon beau- frère qui vote FN a au moins la clarté de le dire : « j'aime les étrangers quand ils restent chez eux ».

Dans ses interventions finkielkraut des plaignait de la jeunesse nourrie au consumérisme et adoratrice des temples de la consommation, certainement, mais comme je l'ai écrit sils sont nés dans leur pays ils n'ont même pas à s'interroger de savoir s'il l'aime. Il créait de fait un problème là où il n'y en a pas, car il ne parle pas d'identité, mais de nationalisme, d'un peuple replié sur lui-même comme le sont les communautés qui intègrent les individus qu'ils en oublient leur individuation et sont capables du suicide altruiste qui sonne toujours un déclin.

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Published by ddacoudre - dans critique
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