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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:51

 

 

Dans cet article je ne discute pas de la place sociale du travail, il en est du travail comme d’autres comportements, même s’ils développent de la souffrance nous trouvons de bonnes raisons pour en justifier. Si les bénéfices de la sédentarisation productive ne sont pas discutables, il en est autrement des conditions de son déroulement.  L’humain en se civilisant c’est criminalisé, même autour des philosophies prônant un développement altruiste. L’humain a souvent vicié de bonnes intentions philosophiques, idéalistes et religieuses en développant sur leurs bases un obscurantisme dominateur, qui semble lui coller à la peau à toutes les époques de son évolution et qui génère de mauvais paradigmes du dominant animalier alpha,  pour ne demeurer qu’un bêta de deuxième rang passant son temps dans des luttes fratricides lien.

C’est ainsi que ceux qui travaillaient dans les conditions les plus diverses les justifiaient, de la même manière que nous justifions aujourd’hui l’organisation capitaliste productiviste du travail, incapable d’en modifier le cours, alors qu’il n’a que 4siécles d’existence et a généré des moyens de guerres les plus destructeurs.

Aujourd’hui comme hier nous réclamons donc des emplois et d’aucuns de vouloir faire revenir celles délocalisées, imaginer les emplois nouveaux innovateurs, être prêt à se vendre pour un emploi, etc.

 

C’est donc osé de déclarer en cette période que l’entreprise n’a pas pour vocation et finalité de créer des emplois et d’être à contre-courant de la doxa.

Mais quand je vois les citoyens désirer s’aliéner à une structure productiviste qui les broie, que dire.

Une chose, ils posent mal leurs problèmes, peut-être cela tient-il à l’énoncé qu’on leur raconte, et ils confondent produire les biens et services qu’ils désirent et retirer son enrichissement de l’exploitation des désirs et services des autres, car il leur est en permanence expliqué que l'on ne peut pas faire autrement pour le meilleur des mondes qui petit à petit devient un enfer.

 

C’est l’éternel principe de l’offre et de la demande et celui qui en retire avantage raconte que l'on ne peut faire autrement.

Pourtant les deux vont de pair et ne s’affronte pas, ils s’ajustent aux situations rencontrer et suivent l’évolution des désirs humains qui se trouvent dans la recherche de l’hédonisme incluant également de se défaire de la pénibilité de ses activités contraintes dans le cadre le plus courant de celui qui est exploité pour effectuer une tâche nécessaire au développement du bien-être humain dont il est écarté s’il ne lutte pas pour en bénéficier.

J’ai déjà expliqué que dans les motivations de l’évolution des technologies la suppression de la pénibilité a été un puissant moteur, mais naturellement il a été développé par les employeurs dans le cadre d’une amélioration de la productivité.

 

Ainsi l’un et l’autre se joignent pour suivant les circonstances créer ou détruire des emplois.

 

Il faut donc relativiser les choses quand les employeurs s’attribuent le mérite de l’évolution, hier comme aujourd’hui. Dans le déroulement de l’industrialisation, nous retrouvons certes des découvreurs, mais beaucoup plus de conservateurs attachés à leurs pouvoirs, soutenant avec obstination et obscurantisme qu’il ne peut être fait autrement.

Nous en avons des exemples dans d’autres pays du monde, dans lesquels ils ne se pressent pas pour améliorer le sort de leurs salariés, et nous n’entendons pas nos propres employeurs s’en plaindre, autrement qu’en réclamant que nous nous alignions sur leur compétitivité, s’entend abandonner nos avantages sociaux supérieurs aux leurs, c’est en cela que j’ai plaidé pour la traçabilité sociale lien.

Aujourd’hui tous les discours se tournent vers l’entreprise, grande ou petite, créatrice d’emplois et chacun d’être prêt à se vendre pour un emploi ou trouver dans la surenchère de consommation quelles innovations mettre sur le marché pour chacun d’eux se trouver un REVENU, car ce que nous recherchons c’est un Revenu.

 

Pour démontrer cela, je vais faire un retour  10 ans avant la naissance de Zola et l’année où Victor Hugo écrivit Notre-Dame de Paris, soit 1831, période symbolique de la contestation ouvrière.

 

Les Canuts.

 

Pour rappeler la révolte de canuts de Lyon je vais faire un copier collé des explications données dans Wikipédia, elles suffissent pour ma démonstration.

 

La révolte des Canuts, à Lyon en France, en 1831, est l'une des grandes insurrections sociales du début de l’ère de la grande industrie. Elle avait été précédée, entre autres en 1819, d’émeutes, écrasées par l'armée, à Vienne lors de l’introduction de nouvelles machines à tondre les draps2, : les ouvriers du textile brisent les nouvelles machines à tisser, à l'image de celle inventée par Jacquard ; car ces machines les concurrencent et les privent de leur gagne-pain. Si, contrairement à une idée répandue, les Canuts ne s'en prirent pas spécifiquement aux machines – ils revendiquaient surtout un salaire garanti face à des négociants qui répercutaient toujours les fluctuations du marché à la baisse –, ces émeutes se produisent dans un contexte de révolution industrielle et de libéralisation de l'économie qui dégrade profondément les conditions de vie de ces ouvriers et artisans, en les dépossédant d'un savoir-faire pour les ravaler au simple rang de force de travail, ce qui les pousse à s'organiser en vue de contester le nouvel ordre social qui s'instaure à leur détriment.

Ce qui m’intéresse que chacun note c’est, ils revendiquaient surtout un salaire garanti face à des négociants qui répercutaient toujours les fluctuations du marché à la baisse. Dois-je mâcher la réponse où chacun trouvera que ce qu’ils réclamaient était un REVENU, dans un marché déjà existant pas fait pour eux. (Un clin d’œil en passant à ce gouvernement socialiste, comme ils se disent, qui a refusé un coup de pouce au salaire garanti, amusant non ?)

 

L’autre comparaison qui doit résonner à nos oreilles, car nous l’entendons souvent dans des discours de professionnels ou de politiques, « ces émeutes se produisent dans un contexte de révolution industrielle et de libéralisation de l'économie qui dégrade profondément les conditions de vie de ces ouvriers et artisans, en les dépossédant d'un savoir-faire pour les ravaler au simple rang de force de travail, ce qui les pousse à s'organiser en vue de contester le nouvel ordre social qui s'instaure à leur détriment. » (Un autre clin d’œil, n’y aurait-il pas là comparaison avec les discours contre la mondialisation?).

 

Déjà ils savaient que les industriels ne vivaient pas pour leur fournir des emplois ou un revenu et hier comme aujourd’hui le Pouvoir Public Républicain au nom du peuple réprimé les troubles à l’ordre public. Hier en leur envoyant l’armée, aujourd’hui plus soft du fait du droit de grève constitutionnel, par des brigades de CRS, des inculpations, des lois restrictives et cela sous le consentement des autres citoyens gênés dans leur quotidien par les troubles à l’ordre public, comme en 1830.

Hier comme aujourd’hui les hommes fustigent à tort le libéralisme économique, parce que ceux qui en bénéficiaient n’avaient d’autres soucis que d’utiliser au mieux les conditions d’exploitation capitaliste de la main d’œuvre au moindre coût.

 Ce n’est donc pas la circulation des hommes, des biens et des capitaux qui posent problème. Que je sache en 1831 il n’y avait pas de travailleurs immigrés du Maghreb, des productions RCPC, ni des plombiers Polonais ou Roumains. Mais une organisation industrielle qui se structurait autour d’une organisation économique dont la finalité était ce que nous appelons le capitalisme, la réalisation de profit individuel des possédants en utilisant l’activité travail des hommes.

 

C’est dans la poursuite de ces années que philosophiquement c’est développé le concept de la lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme qui fut porté par le syndicalisme et le socialisme réclamant la disparition du salariat et du patronat issu de la pensée du collectivisme libertaire anarchiste. Une philosophie totalement abandonnée aujourd’hui à part dans quelques groupuscules. Nous sommes même à l’antipode en nous dirigeant vers des groupements d’intérêts économiques dont nous deviendrons les hilotes grecs modernes.

 

Les Canuts formulaient donc deux demandes apparemment contradictoires, le maintien d’un emploi que la modernité supprimait (les machines à tondre les draps à leur époque) et la demande d’un revenu qui devenait insuffisant du fait du marché.

 

Il me semble que c’est ce que nous vivons aujourd’hui, comme nous l’avons vécu il n’y a pas si longtemps quand l’industrie pétrochimique et l’évolution technologique a bouleversé nos productions et nos modes de vie. La robotique qui supprime des emplois et un marché mondial qui pousse les salaires et les prélèvements à la baisse dans le cadre d’une compétition inégalitaire dont l’optimisation de la rentabilité est gérée par ordinateurs.

 

Nous ne recherchons donc pas un emploi, mais un revenu. Or la part de l’activité industrielle est devenue de moins en moins pourvoyeuse d’emplois et nous pouvons mettre tous les ministres du redéploiement économique que nous voulons, ceux qui disparaissent ou se réalisent ailleurs soit du fait de la modernité de la technologie ou du fait du marché baissier ne reviendront pas.

Se repose donc la problématique à savoir, d’où retirons-nous un revenu pour maintenir notre niveau de vie. La réponse des hommes politiques de la doxa est claire, en y renonçant pour favoriser la compétitivité qu’impose le marché.

 

Nous sommes donc revenus en 1831, des salariés et des artisans qui condamnent le libéralisme, qui refuse les suppressions d’emplois liées aux évolutions technologiques qui les privent de leurs revenus et des hommes qui leur expliquent sans cesse que  le marché baissier qui les broie est salvateur (EU celui transatlantique à venir).

 

Il faut donc arrêter de croire que l’entreprise est une pourvoyeuse d’emplois, son histoire nous démontre le contraire, car elle est utilisée  comme finalité financière, tout comme le travail pour les salariés et artisans.

 

Si j’ai fait ce saut dans une période emblématique, c’est pour démonter pas nos relations économiques demeurent sur la base d’une organisation capitaliste qui reproduit ses cycles bien connus quand elle n’est plus soumise à des contre poids, et que nos réactions face à cela sont comparables à celles d’hommes du 19è siècle.

La seule différence est une variation d’échelle due au développement des Savoirs, mais les comportements humains sont semblables, car nous n’avons pas évolué « relationnellement » d’un pet depuis 1804, date où le Code civil défini le salaria en lieu et place de la servitude.

La structure pyramidale entrepreneuriale totalitaire est la même et ce n’est pas le fait que le patron soit devenu anonyme que cela change la donne, cela l’aggrave même.

Depuis cette date la pensée la plus innovante fut celle de Marx et son application déboucha sur des dictatures.

 

Nous nous pensons des hommes modernes et en fait nous ne cessons de réclamer notre aliénation à l’exploitation par le travail, car lui seul offre un revenu mis à part les quelques rentiers qui ne sont que des exceptions de la société.

 

Sur la courte durée de mon existence et une connaissance apprise de notre passé, il est intéressant de noter une incapacité aux hommes de savoir utiliser la « liberté » acquise.

Nous sommes en démocratie et n’avons de cesse de venter les vertus d’une organisation totalitaire qu’est l’entreprise et beaucoup réclament un « chef », normal.

Pour ceux qui connaissent la bible, nous sommes comme les Hébreux.

Dieu leur accorda la liberté de choisir leur destin en les sortants d’Égypte, puis leur peuple grandi et ils finirent par réclamer un roi comme les autres nations, ce fut Saül le premier roi hébreu.

 

Sommes-nous condamnés qu’aux choix de l’aliénation, je ne le crois pas.

 

Le salaria relève de la modernité éculée d’une aliénation séculaire codifié en 1804 et aujourd’hui la pression exercée par le chômage annihile toutes aptitudes à la réflexion et  paralyse la modernité qui pourrait entrer dans nos relations au travail du fait de l’évolution des sciences et des outils pour gérer une complexité grandissant. L’espérance d’une collaboration équitable n’est plus d’actualité, seulement l’illusion à retirer d’une participation aux bénéfices ou à l’actionnariat à fait recettes, illusion, car bien souvent ils ne sont venus compenser que le gel des salaires, cela se mesure en établissant des ratios.

 

En début d’article je disais que poser la bonne question était essentiel, nous recherchons donc un revenu pour participer aux échanges de nos productions et services. Pourrions nous aujourd’hui les réaliser en intelligence, il semble que non, car les évolutions innovantes sont pléthores et vont certainement bouleverser ce siècle en raréfiant le travail.

Depuis 1850 le développement technologique n’a pas engendré plus d’emploi et il n’y a pas de raison que les innovations en cours et celles de demain en créaient plus, puisque nous recherchons la suppression de la pénibilité et d’autres celles des charges salariales lien.

 

D’où les nouvelles générations retireront-telles leurs revenus puisque les entreprises ne créeront pas plus d’emploi.

L’entreprise n’est qu’un outil de production nécessaire que nous portons au pinacle en a ayant fait une entité de droit moral qui n’est qu’une attrape nigaude comme je l’explique souvent avec l’affaire Total. Total fut condamné à réparer les dégâts causés par l’Erika au grand soulagement des verts. Sauf que Total avait provisionné cette perspective et ce sont les clients passés par ses pompes qui ont payé l’addition et non les patrons de Total que sont les actionnaires. (En clin d’œil, ce sont ces mêmes personnes  qui prônent la prise de responsabilité et les risques des actionnaires, qu’ils font régler par les autres grâce à la reconnaissance du droit moral d’un outil).

Nous aurions donc tors d’attendre un emploi de l’entreprise et il est même normal qu’elles n’embauchent que par nécessité. La vie est la finalité, le travail le moyen d’y rester et non vivre pour travailler.

Si l’organisation économique ne fournit plus assez de revenus pour tous par le travail, il appartient donc aux citoyens de s’interroger sur leur existence, l’avenir est infini, seul notre cerveau est bloqué par des obscurantismes et chez certains plus que d’autres ; malheureusement c’est vers ceux-là que nous nous dirigeons.

 

Certains proposent le salaire universel, moi je préfère que l’on rémunère les hommes pour apprendre. J’y consacrerais un article.

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 22:14

 

 

 

Avec les vœux du gouvernement et du président, nous assistons au énième show politique traditionnel de bons souhaits qui ne valent guère mieux que les promesses électorales, mais nous aimons cela et les médias en raffolent pour remplir leurs colonnes, comme des tempêtes et des chutes de neige. Les litanies annuelles de saisons.

Ainsi au programme gouvernemental, l’abaissement des charges contre un emploi. Voilà qui va nous changer de la réduction des charges pour favoriser l’investissement créateur d’emplois. En période d’austérité, même les phrases deviennent plus courtes.

Raymond Barre doit bien rigoler, lui qui a été l’initiateur du concept de la baisse des charges et de celui de vivre au-dessus de ses moyens à partir de 1977, c’est dire si c’est une nouveauté. Charge, c'est ce mot magique que l’on retrouve chez tous les illusionnistes qui brillent devant les spectateurs enfantins qui ignorent qu’il y a un truc, que c’est de la tromperie sur l’image. Mais cela aussi l’on aime, c’est merveilleux, fantastique et l’on sait qu’il faut beaucoup de travail pour y parvenir, tient comme les hommes politiques carriéristes qui nous servent des discours recuits, ressassés depuis des années, et qui remettent, adaptent au goût de l’actualité du jour leur numéro politique.

Il est vrai que de moins en moins de Français, suivant les élections, vont au spectacle politicien compte tenu des abstentions et votes blancs.  Pourtant, ces numéros d'illusionnistes sont les choux gras des médias qui s’ébaudissent devant leur talent à construire, déconstruire, commenter, souffler sur les braises, fouiller les poubelles des tours d’illusions de tous les acteurs magiciens du commentaire et de l’image politique.

 

Chacun connait des chansons ou comptines dont les paroles sont répétées en boucle à l’infini jusqu'à épuisement ou jusqu'à ce que d’autres s’en lassent et fassent taire le chanteur.

 

C’est ce que les citoyens devraient faire avec certains de leurs hommes politiques, dans le précédent article j’ai expliqué pourquoi nous n’y arrivions pas, mais cela n’empêche pas de comprendre que c’est ce que font nos gouvernants avec le discours sur l’emploi depuis 1977.

 

Ainsi la réduction des charges serait le remède miracle pour créer des emplois. À ceux qui croient en ce tour d’illusions économiques, je les laisse à leurs éblouissements immatures ou cupides suivant le cas, et je vais essayer de regarder ce qu’il y a derrière ce mot magique, Les Charges.

 

Ces charges ce sont les prélèvements obligatoires, qui se composent, des cotisations sociales basées sur les salaires, comportant un versement patronal et salarial, les impôts directs prélevés par l’état sur les résultats de l’entreprise, toutes les taxes des collectivités locales, les taxes foncières et la contribution économique territoriale, remplaçante de la taxe professionnelle, et des taxes diverses et spécifiques comme celles des mines ou sur les pylônes.

Je ne vais pas m’attarder sur l’impôt indirect qui fait de l’entreprise un collecteur, telle la TVA, les taxes douanières, le droit d’accise et certainement que je dois en oublier.

 

Mais le mot CHARGE nous le trouvons dans la comptabilité des entreprises  via le plan comptable classe 6.

Vous me pardonnerez ce copié collé, mais je ne vais pas réécrire tout ce que chacun peut trouver dans des cours de comptabilité.

Les charges d'exploitations normales et courantes sont enregistrées sous les comptes 60 " Achats ", 61/62 " Autres charges externes ", 63 " Impôts, taxes et versements assimilés ", 64 " Charges de personnel " et 65 " Autres charges de gestion courante "

Les charges rattachées à la gestion financière figurent sous le compte 66 " Charges financières "

Les charges relatives à des opérations exceptionnelles sont inscrites sous le compte 67 " Charges exceptionnelles "

Le compte 68 " Dotations aux amortissements et aux provisions " comporte des subdivisions distinguant les charges calculées d'exploitation, financières ou exceptionnelles. 

Le compte 69 " Participation des salariés - Impôts sur les bénéfices et assimilés " enregistrent les charges de la participation des salariés aux résultats et les impôts sur les bénéfices. 

Nous comprenons donc déjà qu’il serait très intéressant et informatif que le gouvernement précise quelles charges il entend compenser contre un emploi.

Mais d’ores et déjà l’on peut observer l’utilisation devenue courante du mot Charge en remplacement des prélèvements obligatoires qu’effectue l’état, les collectivités locales ou les caisses de sécurité sociale, c’est dire si le vocable propre à l’entreprise est devenu celui des citoyens, comme de certains hommes politiques. La mise en place de la nov langue entreprise sous Lionel Jospin a été efficace, ce fut l’époque ou chacun devint le technicien de quelque chose sous l’égide de grands communicants qui nous construisent encore tous ces numéros d’illusions lors des grands spectacles des comptines politiques.

 

S’il était un signe qui démontre l’évolution de la souveraineté de l’état vers l’organisation d’un groupement d’intérêts économiques, c’est bien l’abandon de la notion politique et sociale de prélèvements au bénéfice d’un terme essentiellement comptable propre aux entreprises, les Charges.

 

Cela se caractérise par l’approche que nous faisons de terme qualifiant nos besoins «sociaux ». Ainsi, depuis toutes ces années, les contributions à l’activité sociale, cotisations sociales ou impôts de toutes sortes (prélèvements obligatoires), sont qualifiées de charges, et perçues comme telles par de plus en plus de citoyens.

Ces derniers en viennent alors à réclamer leurs réductions, en pensant qu’en disposant de la plus grande part de leur revenu économique, ils éviteront le coût de l’organisation sociale, tout en pouvant en espérer les mêmes services. Pourtant nous  retrouverons ce coût dans le prix de chacun de nos produits, seulement il sera caché à notre regard, et pour le retrouver il faudrait se livrer à une analyse comptable, ce que nous ne ferons pas. Analyse que nous ne ferons pas par ignorance ou simplement parce que nous en avons ni le temps ni les moyens, tandis que lorsqu’on nous les prélève, là nous le voyons. Alors voulons-nous être des autruches ?

Culturellement, le mot impôt nous rappelle toujours qu’il pénalise les plus faibles, et que les plus riches y échappent, ce qui est certainement vrai dans l’appréciation du revenu (déclaration du revenu). Il nous renvoie à des images d’Épinal de notre histoire. L’impôt de Philippe le Bel, en passant par Colbert et bien d’autres, a forgé l’identité nationale et a toujours mécontenté l’opinion.

Les contributions - elles - revêtent ce caractère de participation à quelque chose dont nous ne serons pas nécessairement bénéficiaires.

Les cotisations – elles - sont mieux perçues, car en cotisant, nous nous ouvrons l’accès à un droit.

Les charges – elles - sont des horreurs ; c’est le fardeau, le poids, la douleur, la gêne. Il ne manque pas de qualificatifs qui rappellent la pénibilité de toute chose, dont nous essayons de nous séparer.

Toutefois, quand nous regardons de plus près ces prestations que nous qualifions de charges, nous nous rendons compte qu’elles sont la couverture financière de nos vicissitudes humaines, et celles de tous les besoins collectifs et individuels que nous exprimons.

 

Ainsi, tout ce qui représente les ressources obligatoires de l’État ou des collectivités territoriales, ou encore des organismes de protection sociale, légiférées et organisées par lui, se qualifient de plus en plus, de charges.

De fait, elles perdent leur caractère de régulation des inégalités (type, taux et tranches d’impositions), tandis que leurs corollaires, les dépenses à usage collectif, perdent leur caractère «redistributif ».

 

Si les charges (prélèvements sociaux) étaient supprimées, cela ne ferait pas disparaitre nos besoins, soit, nous nous en passerions et ferions une régression vers plus de misères ou ceux qui en auraient les moyens s’assureraient ailleurs dans des organismes privés à but lucratif.

 

Au bénéfice d’organismes privés à but lucratif qui paraissent concurrentiels, offrant l’illusion que nous ne payons que pour nous-mêmes. Pourtant, quand l’on remonte le circuit économique, l’on s’aperçoit que l’on paie tout de même pour les autres, sous toutes les formes, avec en plus les dividendes des actionnaires à financer.

 

Mais voilà, nous les adultes, nous sommes comme les enfants, nous aimons les contes merveilleux qui nous disent que nous serons rois ou reines pour nous cacher que nous ne sommes que des serfs, et nous sommes contents, pourvu que nous ne voyions pas de quelle manière nous réglons l’addition, même si elle est plus chère, et imaginons que nous serons par l'intermédiaire des produits financiers ces heureux actionnaires d'une transaction financière. Un tous gagnant qui renchérit le coût de la vie et crée des bulles financières.

Nous sommes presque dans un grand cabaret permanent

 

 

L’assurance automobile est un exemple flagrant de cette approche, entre le système privé et le système public.

En son temps le bonus et le malus, conçus pour responsabiliser les conducteurs, ont été fournisseurs de poubelles roulantes de la part de ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient couvrir les réparations d’un accident ; ensuite ce sont les impôts de tous qui ont dû les retirer du marché en finançant les frères et sœurs des Plans Jupettes. Ils ont instauré de fait l’inégalité devant le risque par l’argent, en personnalisant la cotisation.

Dans le même temps, les compagnies d’assurances se sont autorisées à refuser ou rompre, avec un client trop coûteux, tandis que l’État épurait et sécurisait le parc automobile tout en soutenant sa production. Elles ont imposé la gestion du risque dont les gains n'ont pas profité aux clients, mais aux placements financiers.

Essayez donc d’imaginer la même application, avec l’enseignement scolaire, et la sécurité sociale : c’est le système américain.

Or, la notion de charges fait recette dans l’opinion, car depuis lors c’est instauré dans notre esprit un ajustement de rapport commercial égoïste qui fait que, contraints aux prélèvements, nous en attendons en retour un service à hauteur de l’appréciation optimale de notre intérêt individuel.

À aujourd’hui s’il fallait reconstruire un régime de sécurité sociale à caractère solidaire il n’existerait pas, c’est dire si le risque de régression est présent et le gouvernement prend un risque énorme de laisser croire que c’est en suppriment les prélèvements que l’on peut trouver des emplois.

Les prélèvements obligatoires, qu’ils s’agissent des cotisations sociales, des impôts ou des taxes sont créateurs d’emplois. Je le répète et je l’écris en gras, les Prélèvements

Obligatoires sont CRÉATEURS D’EMPLOIS, dans le secteur privé comme public, car ils financent une consommation de biens et de services qui sont profitables aux entreprises.

Celles-ci récupèrent plus que ce qu’elles ont versé, sinon nous n’aurions jamais observé une augmentation des profits. Qu’il y ait des disparités des inégalités et un tour over de ceux qui disparaissent ou s’enrichissent ne signifie pas que les prélèvements sont d’un poids insupportable et cache le débat sur la capacité évolutive d’un pouvoir d’achat.

 

Le débat n’est pas de savoir s’ils doivent augmenter ou diminuer, mais quels services nous attendons confier à l’état (nous tous) ou à des particuliers.

 

Alors, il y en a assez de faire croire que les prélèvements sont insupportables aux entreprises, car elles les revendent à leurs clients qui ne sont que nous-mêmes.

Mais bien sûr tous les états n’ont pas le même niveau de vie, et il serait régressif que d’accepter d’aligner nos niveaux de vie sur celui de ceux qui vivent dans la pauvreté comme ont nous le propose.

La lutte à mener est dans l’émancipation sociale de ces états et non dans notre régression.

 

Si les services que nous attendons que nous les financions par les services publics ou privés ils grèveraient les revenus individuels de la même manière si ce n’est plus dans le privé ou il faut rémunérer des actionnaires

Nous ne trouverons pas de solutions pérennes à nos difficultés par cette voie, si ce n’est de financer nous même nos emplois, comme l’on déjà fait vainement les gouvernements précédents en affectant des fonds des recettes fiscales à l’investissement.

Jusqu'à quand allons-nous supporter d’entendre ses comptines.

 

L’entreprise n’a pas pour vocation de créer des emplois, c’est dur et j’essaierais d’expliquer cela dans un autre article.

 

Comptes de charges (Classe 6)

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:46

 

En ces fêtes traditionnelles chacun s'efforcera d’y mettre de la joie, tant faire que ce peu, et oublier les quotidiens moroses. Naturellement, je ne pense pas à ceux qui croulent sous l'argent, même s'il l'on acquit honnêtement au détriment de l'ignorance, de la « bêtise », de la peur de ceux qui n'ont pas su, d'un an à l'autre de puis trente années, réclamer leur du, réclamer le fruit de leur travail, non en fonction des règles d'un marché du moindre coût qui les dupe, ignorant qu’ils se sabordent dans cette démarche, car ils n'arrivent pas à se retirer, à changer les habitudes d'une organisation de l'économie capitaliste à laquelle ils concourent, à changer la comptabilisation de la formation de la richesse. Pourtant ils l'ont voulu et voté le changement, ils ignoraient que c'était devenu un synonyme de continuité et oui en communication tout est possible.

En soit, tout le monde a compris cela et pourtant rien ne change. Tout s’aggrave pour certaines catégories sociales, et globalement pour une classe (même si ce mot est devenu obsolète et archaïque) salariale dont depuis fort longtemps la catégorie des cadres privilégiés est aux mêmes régimes que leurs subalternes, à l’exception de quelques mercenaires du privé ou de hauts fonctionnaires des grandes écoles qui s’attribuent des royalties extraordinaires. Certes, de temps à autre nous les lynchons sur la place publique médiatique pour résorber les frustrations populaires et retenir, détourner son attention. Cela d’un jour sur l’autre dans une perpétuelle course à l’immédiateté d’infos quotidiennes connues de tous, afin de soumettre le peu de liberté cérébrale, en dehors de leurs occupations journalières, à une masse d’informations inutiles et les empêcher d’entendre, de rechercher celles qui, par-ci par-là au compte-gouttes, sont essentielles.

L’exemple le plus caractéristique en est tous les matins à l’heure des départs au travail la radio publique qui égraine journellement les axes routiers à éviter pour ne pas affronter les bouchons de la circulation dans de grandes villes.

Une bonne partie de la population se met sur cette station pour écouter ce qu’ils savent déjà depuis des années à moins d'être atteints d'Alzermer. C’est l’exemple type de l’abêtissement dont la finalité est de répondre au besoin de considération à laquelle chacun de nous aspire, prise en charge par les médias que guident les faiseurs d'opinions. Il y en a des milliers d’exemples comme celui-là qui tous les jours guident nos pas et nos pensées et nous voulions le changement. Diable nous étions bien prétentieux, pour cela ce n'est pas le président qu'il fallait changer, mais les faiseurs d'opinions.

Sortir du nœud.

Un autre exemple, ce sont les lignes ouvertes où chacun peut, après une censure qui ne se dévoile pas, donner son point de vue sur un fait d’actualité et ainsi ressentir le sentiment d’avoir fait œuvre utile vers plus de démocratie et pouvoir être entendu des autres.

Dans ce même cadre, chacun a pu voir s’installer sur les chaines A2 et FR3,ou sur le Net, un sondage d'opinion qui suit une actualité. C’est dramatique intellectuellement de voir des chaines publiques mettre en place une telle offre galvaudée, un système qui est d’une partialité et d’une tromperie des citoyens sans nom, en communicant des résultats en pourcentage. Statistiquement, cela n’a aucune valeur, hormis d'être indicatif. Le principe fleurit de toute part. Il s’agit de permettre aux citoyens de donner leurs opinions, de leur donner le sentiment qu'on les entend. En fait, ils donnent une opinion prémâchée, dirigée, choisie par les faiseurs d'opinions, dont aucun homme politique ou entrepreneur sérieux n’a cure et se servirait pour fonder une stratégie d’acteur sans en vérifier la portée par une étude statistique professionnelle. Une opinion dont ils ne tiendront compte que si elle rentre dans leur ligne politique ou fournie un moyen d'instrumentalisation profitable. Une opinion dont seuls les amateurs de polémiques y trouveront un intérêt. Durant ce temps mobilisé par ces attracteurs, par ces absorbeurs de cervelles qui comblent notre quotidien, les citoyens  ne s'intéressent peu aux lois qui se votent, telle celle de l'article 20 de la programmation militaire sur le contrôle des messages électroniques qui donne un pouvoir arbitraire au gouvernement dans ce domaine; c'est un peu comme si demain en dehors du système judiciaire l'on pouvait venir lire votre courrier.

Ces actions d’illusions démocratiques faites pour flatter l'égo paraissent aux citoyens très utiles et ils pensent ainsi entendre ce que d’autres ailleurs ont ou non en commun et être reconnus. Une vaste duperie, j'expliquerais plus loin pourquoi.

L’envers du décor, c’est que les lieux, où la démocratie s’exerce réellement et prend forme pour élaborer un contenu, se vident, que ce soit les partis politiques, ou les syndicats, même s’ils ne sont pas exempts de reproche. Comprenons bien que ce n’est pas dans un sondage bidon de telle ou tel, dans l’écoute de tels ou tels  médias que se construiront les stratégies politiques qui permettent à chacun d’élaborer un programme correspondant aux besoins et idées qui s'y expriment.

Pour édifier des projets, il faut pouvoir se rencontrer, discuter, débattre et choisir. Ce ne sont donc pas des outils de diffusions qui sont les fondations du débat d’idées et de l’aptitude à la réflexion, puisqu'ils excluent de fait ce qui est indispensable à l'homme la relation humaine. Ils sont des véhicules de transport d'idées et de choix politiques des faiseurs d'opinions. Ce ne sera pas avec des partis et des syndicats vides d'adhérents que s'accroitront les relations humaines nécessaires à la vie politique. Et ce n'est pas parce que cette relation humaine s'établira dans le show-biz, les regroupements d'émulations sportifs, les associations de toutes natures, même s'ils y ont une place, que nous préparerons le XXI siècle.

 

Les médias n'ont pas une vocation éducative, d'autant qu'aujourd'hui comme hier ils servent une propagande sous l'œil bien veillant de ceux que l'on nomme « les chiens de garde ».Les médias sont un outil de circulation de l'information, et celui qui se l'approprie touche le gros lot. Pour établir un parallèle, au moyen âge seul ceux qui savaient écrire disposaient d'une supériorité sur les autres, la démocratisation de l'écriture par l'imprimerie et l'éducation ont permis l'émancipation des populations malgré toutes les censures. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'information qui circule par le Net pose un problème aux états qui cherchent de bonnes raisons à évoquer pour en assurer son contrôle,  tels la loi ADOPI et l'Art 20 cité plus haut. Mais ce serait une erreur de croire que le Net peut être la source d'un quelconque changement s'il ne porte pas les idées politiques de ceux qui s'y expriment, et  ces idées demeureront vaines si elles ne trouvent pas de lieux démocratiques où s'agréger pour former un projet. Ainsi faute de s'exprimer dans des organisations citoyennes ce sont les sondages d'opinion construits par les faiseurs d'opinions qui rythment la vie politique et nous tournons en rond comme sur le nœud de Moebius à la cadence de deux mots, l'emploi et la peur.

Les puissants l’ont bien comprit, et du temps qu’ils amusent les populations avec leurs hersât démocratiques qui satisfont aux besoins psychologiques de considérations des hommes, eux se réunissent, non dans des partis, mais dans des clubs de réflexions, dans des think tanks et autres, tel Davos, pour réfléchir, élaborer des projets, choisir des enjeux qui aurons pour objectif, à l’exception de quelques groupements altermondialistes peut entendu, de sortir du nœud.

Un vide sidéral pour une dictature.

Je le rappelle souvent, 92% des citoyens veulent réformer le capitalisme (étude Cevipof), et pour qui votent-ils, je laisse le lecteur deviner.

S'il fallait donner un exemple  du vide sidéral d'innovations politiques qui occupe notre aptitude à la réflexion et celle de réorganiser la pensée, c'est bien celui-ci. C’est en cela que depuis 2002 nous élisons des présidents par défaut, par élimination.

Nous avons eu deux quinquennats caractéristiques. Celui de Sarkozy qui voulaient qu'en travaillant plus les citoyens gagnent plus, et celui de l'actuel locataire de l'Élysée qui promettait le changement et dont nous constatons que c'est presque un copié coller de son prédécesseur en matière économique, sécuritaire et politique étrangère, parfois il est même à se demander s'il ne va pas périr (ce qui est acquis) sous les travers de ce qui a déjà emporté le socialisme et le programme commun, l'excès de zèle, et croire comme l'avait cru Sarkozy que le tout sécuritaire et le moyen de se réapproprier les voix du FN.

Les citoyens plébiscitent le ministre de l'Intérieur, et ils ne mesurent pas la signification politique de cela, c'est la reconnaissance d'une absence d'idéaux, d'espérances, c'est être dans un vide sidéral effrayant qui emporte une dictature à venir.

La nouvelle droite sociale.

Les jeunes gens ne peuvent se souvenir des critiques formulées à l'époque par la droite d'alors contre une incapacité chronique de la gauche socialo-communiste de disposer de la capacité à gérer le pays.

Les socialistes ont fait la démonstration du contraire une fois les communistes évincés, pour faire court, je vais caricaturer cette période. Après d'infructueuses tentatives de socialisation du capitalisme, déconfit par leurs propres électeurs, ils sont devenus sociaux-démocrates, ils ont fait l'apologie de la loi du marché, ils ont déconstruit la notion de classe sociale, ils ont réconcilié les salariés avec l'entreprise, ils ont ouvert le marché de l'actionnariat aux salariés, ouvert l'Europe entrepreneuriale, ils se sont ouvert au marché mondial et ils ont renoncé au principe du sens de la peine au fil des ans pour se plier aux demandes incessantes de répression policière et judiciaire malgré un Badinter qui a marqué son passage. En bref ils se sont montrés si zélés à démentir la critique et à montrer leurs aptitudes à la gestion capitaliste, qu'en 1999 les citoyens en avaient déduit qu'ils comptaient sur les entreprises pour envisager leur destin (enquête CCA 1999) et les remerciaient en 2002, malgré les 35h.

Il semblerait que notre actuel président soit frappé du même mal, critiqué de creuser la dette, ce gouvernement c'est lancé dans la démonstration de son aptitude à respecter les critères de convergences d'ici la fin de sa mandature, relever le défit suicidaire de la compétitivité comparative avec des  marchés low cost et des alignements sur des concurrents qui pratiquent des coûts bas obtenus par la régression sociale d'avantages sociaux que nous considérions comme signifiant un progrès « humanisateur » pour notre espèce.

En fait, il va faire franchir aux socialistes une étape semblable à celle que lui ont fait franchir Delors et consorts, il va devenir clairement un parti de droite sociale et il pourra de ce fait s'allier au projet de Fillon qui prépare son programme de droite sociale qui sera un enterrement de 1re classe du progrès social de ce que j'en ai lu.

Accroc à la communication.

Pourtant contrairement à la majeure partie d'entre nous ce ne sont pas nos dirigeants que j'en rends responsable, car eux ils savent qui ils servent, mais nous, nous de bonnes poires nous nous laissons « blettir » par tous ces artifices, par ces marchands d'illusions qui nous content notre quotidien pulsionnel et nous renvoie au temps de réflexion de l'homme préhistorique, pendant que les puissants eux comptent leur compte en banque.

Avons-nous une chance de nous en sortir en l'état, aucune si nous ne disposons pas d'ordinateurs plus puissants que ceux des banques et du marché. Pourquoi croyez-vous que les hackers pris en faute sont ensuite employés par les puissants à l'exception de quelques idéologues dont nous faisons le procès.

J'aime bien Dupont Aignan, même s'il a quelques difficultés avec l'islamisme, et c'est amusant d'imaginer qu'il puisse penser, comme d'autres également, que la fraude fiscale pose un problème économique majeur (la monnaie pose problème quand elle ne circule pas au rythme nécessaire, n'est pas redistribuée). C'est un bel artifice pulsionnel pour faire murir les poires au même titre qu'un président qui pour justifier son intervention militaire met en avant le secours aux femmes aux enfants à ceux qui sont atteints de ce que vous voudrez pour engager une intervention militaire face aux méchants désignés.

C'est de la Com pour faire accepter l'inacceptable. Nous avons son pendant en économie. Qui peut réfuter le discours de sauvegarde des emplois. Il ne s'est pas écoulé une journée depuis trente ans sans que nous ayons, par l'état, par la région, par le département, par la municipalité, par l'entreprise, bu, entendu, lu ce lied motif, comme d'autres avalent leurs drogues et les rend incapables d'une réflexion d'une analyse autre que la doxa. Nous aurions tord de croire que l'addiction ne vaut que pour les interdits, la manipulation des esprits procède aussi d'une addiction et permet de comprendre pourquoi à 92% des citoyens veulent réformer le capitalisme et y sont toujours accro, et pourquoi Mitterrand à succombé sous les comportements capitalistes de ses électeurs, comme tous ceux qui lui ont succédé.

Ces comportements enterreront tous ceux qui succéderont à Hollande, car lorsqu’en tant que client l'on recherche le prix le plus bas, plutôt que le prix juste, l'on pousse les productions à n'être compétitives que par l'abaissement du bien-être et du progrès « humanisateur », qu'espère-t-on qu'il advienne hormis le « suicide », mais pas pour tous bien évidemment.

J'ai parié Valls en 2017.

Nous sommes en conscience incapables d'un changement radical, mais ce n’est pas un travers, c’est même normal, le contraire serait surprenant, puisque nous le vivons. Notre société n’évoluera que devant une situation traumatique. Elle s'élabore tout doucement et les incantations n’y changeront rien, car nos cerveaux sont « bloqués » et pas adapté au XXI siècle qui se déroulera sans les citoyens trop ignorants du fonctionnement d’une organisation économique dont les maitres d’œuvre sont de puissants ordinateurs. De plus la majorité d'entre nous n’ont aucune idée d’un autre mode d’organisation productiviste que celle capitaliste qu’ils condamnent souvent en s’en prenant au libéralisme.

Au pire, en l’état, si l’on laissait les citoyens choisir une organisation politique, ils installeraient, ils construiraient une dictature sécuritaire pire que celle que nous vivons qui est pour l’instant comptable ou financière avant d'en arriver à l'aboutissement de la voie sur laquelle nous sommes engagés pour conduire vers  la perte de la souveraineté de l’état au profit de grands groupes d’intérêts économiques. Comme je l’écris souvent nous n’aurons plus qu’à élire démocratiquement tous les cinq ans nos « tyrans ». Aussi compte tenu du « flicage » de la société, par la peur, nous n’allons donc pas subir d'événements traumatiques d'ici 2017, nos blocages l'emporteront donc, et Valls est le mieux placé pour un passage à cette Droite Sociale.

L’essence de l'existence

Trouver des solutions est un peu plus compliqué, car cet enfermement psychique, que je qualifie souvent de cerveau bloqué, tient à notre construction cérébrale. Notre cerveau est malléable pour réaliser tous les apprentissages dont notre espèce est capable. C’est ainsi qu’il mobilise des parties cérébrales au service de ce qu’il a appris. C’est un peu comme un homme qui devient sourd, la zone affectée à cette fonction se met au service d’une autre où d’autres et les rend plus performantes.

C'est ainsi qu'une zone ou des zones affectées à la réalisation d'apprentissages se spécialisent dans leurs appris et accaparent toutes les zones nécessaires à la spécialisation de ces appris. En conséquence, s’il est difficile d’apprendre en dehors des comportements pulsionnels une fois l’appris installé dans les zones mobilisées et spécialisées il devient difficile, voire parfois impossible, de renoncer à ce à quoi l’on a été formé (nous connaissons cela quand il faut changer de métier). Cela, même si en conscience et en intelligence notre cerveau  est capable d’écouter d’autres nouveautés. Mais quand il faut prendre une décision essentielle, c’est le formatage de la spécialisation qui s’impose. D’où, toutes les luttes autour des moyens de communication, des apprentissages et le but confié au développement de la pensée unique, qui comme je l'ai déjà écrit constitue une autoroute du désastre, car elle s'oppose à la diversité qui est l'essence de l'existence.
Dans l’exemple que j'ai cité concernant les 92% de citoyens qui pensent qu’il faut réformer le capitalisme, tous ont parfaitement conscience de ses défauts, mais quand il s’agit de passer aux actes, leurs cerveaux les guident vers d’autres choix que sur les anticapitalistes reconnus, car ils ont reçu une information spécialisée de citoyens vivant sous l'égide d'une organisation productiviste capitaliste et ils ne disposent pas d’une autre information qui se soit installée par l’appris.
C’est pour cela que la plupart du temps les changements s’effectuent devant un « traumatisme » guerres, révolutions, famine, etc.

C'est en cela que ceux qui ont crus au changement proposé par Hollande alors qu'il est de la même école de pensé que Sarkozy se sont abusés en conscience, non à cause de Hollande, mais de leur cerveau formaté au capitalisme, il était donc inutile d’attendre de leur part un quelconque changement radical.

La pulsion contre l’intelligence

La compréhension du monde devient de plus en plus complexe et l’on vend aux citoyens des informations de plus en plus médiocres qui ne lui permettent plus de percevoir et toucher cette complexité s’ils n’ont pas eu la chance de pouvoir suivre des cursus universitaires. C’est en cela que nous vivons avec un cerveau dont la quasi-totalité des hommes ignorent comment il fonctionne s’ils n’ont pas suivi des études de psychologues ou psychiatres, tout comme ils rencontrent la même difficulté pour apprécier une situation socio-économique s’ils n’ont pas suivi un cursus d’économie politique et de sociologie. Aujourd’hui, l’on ne peut faire l’économie d’apprendre les sciences humaines pour envisager le XXI siècle. Or ce n’est pas à cela que l’on prépare les citoyens, il s’en suit donc une fracture intellectuelle entre ceux qui disposent de Savoirs pointus et l’instruction généraliste devenue insuffisante.
 Il en ressort un paradoxe où dans une société au niveau d’instruction élevée nous trouvons une quantité incroyable de cerveaux bloqués ou superstitieux et un retour de croyances rétrogrades pour ne pas dire archaïques, même si elles ont eu leurs utilités. Croire est une nécessité, mais cela n’emporte pas de valider des rituels devenus obsolètes devant les progrès des Savoirs.
Le monde n’évolue pas parce qu'un jour apparait instantanément une théorie ou une idée, cela se réalise lentement et muri dans le creuset sociétal jusqu’à ce qu’un « traumatisme » l’en fasse surgir. Aujourd’hui, on the grounds il y a de nombreuses pistes qui se développent et dont les chiens de garde médiatiques taisent les avancées ou n’en parlent qu’en terme de « dénigrassions ». Dans de nombreux centres d’études et de laboratoires ce préparent la nourriture de demain et le renouvellement des matières premières, mais les citoyens sont écartés de tout cela, l’on ne les convie qu’aux informations pulsionnelles qui  rendent leur intelligence stérile. Ce sont donc de grands groupes qui supervisent tout cela, qui disposent des Savoirs et demain les citoyens ignorants devront aller leur « lécher" les bottes pour vivre. C’est pour cela que je parlais de groupements d’intérêts économiques qui supplanteront les états.

Demain


Il existe effectivement des solutions, c’est rendre les Savoirs disponibles aux populations en rémunérant les citoyens pour apprendre. Je reconnais que ce qui s’appelle en fait l’émancipation républicaine des citoyens et en panne, non parce que l’on ne leur délivre pas une instruction, mais parce qu'on leur enseigne un formatage sociétal indispensable, mais insuffisant pour tirer du passé Demain, en les rendant dépendant du produit de leur propre intelligence qui évacuent l’analyse de la pensée, pour la confier à des machines intelligentes, produit de leurs cerveaux en quête perpétuelle de certitudes suicidaires que recouvre d’obscurantismes la quête du profit.
Dans notre monde apprendre n’est pas un choix à faire c’est une obligation pour rester libre. Il n’y a donc pas de génération spontanée d’êtres intelligents, seulement l’émergence lente de découvreurs émancipés, qui ignorent les sources historiques de leur avènement, s’attribuant la croyance qui le doivent à leurs seules capacités.  À toutes les époques, ils apparaissent, sortant du creuset des Savoirs en vigueur, pour en contester l’obscurantisme et ouvrir avec difficulté DEMAIM.

Ce ne sont donc pas tous ceux qui installés dans la pensée unique, visionnaire d’un pouvoir mondial géré par ordinateur intelligent recopiant le cerveau humain connu à ce jour qui nous ouvrirons la conquête fabuleuse de l’incertitude. Ils forgeront de nouvelles aliénations d’êtres aux psychiques archaïques qui confient leurs destins à des marchands.

Avons-nous vu les éleveurs de volailles prendre soin  du devenir de ceux dont ils vont tirer leurs profits. Il a fallu des hommes conscients de ce qu’est la VIE, appris ailleurs que dans des formations à l’économie, pour civiliser le sort de ceux que nous exploitons pour vivre dans la chaine alimentaire. Il en est de même pour l’exploitation de l’homme par l’homme, compter sur les marchands pour prendre soin de notre existence et inventer Demain est une erreur fondamentale, pire c’est un suicide assuré, ils géreront les humains comme leur bétail.

Le plus triste étant d'entendre les citoyens dans leur ensemble réclamer cela pour bénéficier d’un emploi.

S’il est difficile d’échapper à ces phénomènes qui organisent toute notre existence, nous pouvons tout de même en prendre conscience, en comprendre par exemple que ce n’est pas nous qui organisons notre vie autour de notre sociabilité. Celle-ci s’organise autour de la monnaie, et à travers le mot magique de «réduction des coûts dans sa forme actuelle », et de fait nous réduisons aussi notre sociabilité.

Le risque est de ne pas s’apercevoir qu’à des mots et concepts nouveaux, correspondent des comportements parfois archaïques, réactionnaires ou des duperies.

 

Le cocasse, ce n’est pas de contester la liberté de chacun ni le rôle d’identification ou de repères qui découlent de ces pratiques, d’observer que le discours libéral capitalistique s’accommode parfaitement des comportements collectifs en les suscitant quand l’esprit compétitif productif s’harmonise parfaitement avec l’intérêt, également d’observer que chacun veut être maître de ses choix, tout en y enfermant les autres, c’est de croire, sans nier l’évolution des compétences technologiques, que ce sont eux les découvreurs de Demain.

Pour cette année 2014, je vous souhaite de reprendre le pouvoir et d’inventer la traçabilité sociale.

Reprendre le pouvoir ne consiste, pas à élire des élites qui n’en ont plus, mais de retirer aux marchands le droit d’émettre de la monnaie, c'est-à-dire retirer aux banques le fabuleux pouvoir d’être les seuls à créer de la monnaie. Ce ne sont pas les discours de luttes contre les paradis fiscaux, les évasions fiscales et autres plâtres sur jambes de bois qui feront trembler ceux à qui démocratiquement les citoyens ignorants ont donné légalement le seul pouvoir dont a besoin le système capitaliste. Que des particuliers puissent créer de la monnaie en lieu et place du peuple via l’état.

Nous ne ferons trembler ces pauvres êtres démunis de sentiments humains aux bénéfices d’une organisation comptable que le jour où les citoyens décideront de retirer leurs dépôts, tarissant ainsi le marché financier. Alors ce jour-là tous ces états qui se disent des démocraties occidentales déclareront l’état d’urgence et voteront, par les démocrates parlementaires que nous élisons, l’interdiction de retirer collectivement les dépôts, délivrant au grand jour l’obscurantisme totalitaire de la pensée unique.

Enfin pour en terminer avec ce long article, il nous faut inventer la traçabilité sociale des produits.

Chacun de nous est habitué à lire sur les produits qu’il acquiert leurs provenances ou dans le cadre de produits consommables leurs compositions. Il n’y a donc aucun empêchement en soit a lister de la même manière le niveau social des entreprises qui les produisent, les rémunérations des dix meilleurs salaires, le salaire moyen de leurs employés, les avantages sociaux dont ils sont bénéficiaires, congé, protection sociale, etc.

Alors peut-être verrions-nous apparaitre des comportements nouveaux que ne peuvent pas générer l’ignorance ou la seule supposition de ce qu’il peut être.

Pour ce faire, il faut grâce à l’ordinateur moins d’efforts que de prédire le temps à une heure, mais il est sûr que ceux qui exploitent l’ignorance se manifesteront.

La comptabilisation humaniste.

 J’ai déjà expliqué en quoi la comptabilisation de notre économie était le dominant systémique d’une économie capitaliste qui y soumet tous les citoyens pensant ne pouvoir compter son activité qu’en plaçant dans son plan comptable, la vie, l’existence humaine comme une CHARGE. Nous sommes tellement formatés par notre éducation qui relaie et "culturalise" des comportements innés que nous n’imaginons pas que nous puissions comptabiliser notre économie d’une autre manière, qu’il puisse être possible de disposer de plans comptables différents suivant l’activité économique envisagée dans le cadre d’un développement humaniste. Il nous est impossible d’imaginer, sans qu’il existe une impossibilité physique réelle, qu’une activité ne soit pas marchande, et puisse s’inscrire dans un compte d’évolution humanitaire, non au sens d’entraide connue aujourd’hui, mais au sens de la pérennisation de l’espèce humaine. Je cite souvent l’exemple de Futura la centrale thermique  écologique qui bénéficia des avancées technologiques en matière de protection de l’environnement et qui fut fermé, car la production d’énergie était de 70 à 80% plus chère que celle du marché. Qui donc empêchait les Américains de tenir un compte des surcoûts écologiques non « marchandable », rien, si ce n’est le blocage cérébral d’une pensée unique qui rejette toutes innovations qui ne peut produire des profits.

Bonne et heureuse année.

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 01:03



Hollande concentre la fureur et l'amertume de 30 années pour ne pas dire plus. Il ne mérite pas sa dégringolade dans l'opinion publique, car il se comporte comme un bon président avec des sorties malencontreuses du genre de celle de Léordana, mais quel est celui qui n'en a pas eu.

Il a réalisé un certain nombre d'engagement dont le résultat ne changera pas la donne, tous comme celles qu'ont réalisé ses prédécesseurs pour le même objectif relancer l'emploi, sécuriser, fixer un cap d'avenir, même si nous les trouvons contradictoires.

Les Français ont-il été trompé, je dirais non, se sont-ils abusés volontairement je dirais oui.

Le tournant fut en 2005 lors du non au référendum sur le traité Européen. Cette année là la majorité des citoyens contre l'avis des élites "européanistes" ont dit qu'ils ne croyaient plus dans les promesses d'embellies avec suivant les partis des raisons différentes.



Pourtant, les Français ont reconduit aux commandes du pays ceux qui les avaient abusés et qui continuaient de leur dire que l'avenir se trouvait dans l'organisation européenne qu'ils avaient rejeté et passé en force par les élites des partis dominants.

Nous avons depuis lors vécu avec une majorité de citoyens qui rejetaient les traités Europeéens et des partis qui leurs promettaient de gagner plus en travaillant plus et en s'alignant sur la chance que représentait le marché européen structuré suivant les accords de l'OMC et des budgets alignés sur les critères de Maastricht.

La curiosité de la situation se trouve résumé par les études d'opinion du CEVIPOF, je l'ai déjà mainte fois écrit dans des articles.Les Dossiers du CEVIPOF

De manière stable la majorité des Français ne font plus confiance dans leurs hommes politiques, dans leur président, dans les institutions, dans l'Europe, dans l'OMC, dans les syndicats, dans les partis politiques, dans leurs grandes entreprises privés ou publiques, Seul trouve grâce à leur yeux le service hospitalier et la police.

Ainsi Hollande hérite de tout cela, je ne le plaints pas, je dis simplement que ce n'est pas son action d'aujourd'hui en tant que président qui a motivé le désenchantement des citoyens d'hier qui se poursuit aujourd'hui avec plus d'intensité.

Il faut tout de même avoir la clairvoyance d'en retiré le constat qui s'impose et que j'ai résumé plus haut. Les français votent en conscience pour des hommes politiques dont ils savent qu'ils vont les abuser.





Alors, est-ce que les citoyens sont fondés de dire quHollande les a trompés ?

Le quinquennat de Sarkozy fut marqué par la permanence de l'illusion que les mesures qu'il prenait, améliorerait la vie des citoyens, il s'est terminé sur des accents vichyssois place du Trocadéro.

Celui de Hollande se veut marquer le changement, mais sur l'essentiel, sur ce qui structure et organise notre existence, affaiblie ou revitalise la socialisation, il est dans la continuité de ses prédécesseurs et lors de l'acceptation du Traité de convergence Européen j'ai écrit qu'il venait, à peine commencé, de mettre fin à son quinquennat, car il ne serait pas réélu en 2017.

En fait il y a la France du peuple dont je me plaints souvent quelle fuit la complexité du monde et celle des élites oligarchiques "politico-économiques qui y sont au fait et pensent la maitriser en se réfugiant dans des organisations comptables dont les critères de convergence sont un exemple suicidaire, car l'on ne peut pas réduire l'existence humaine à une comptabilisation numéraire.

Alors, nous pouvons reprocher à Holande sa roublardise, car pour être élu sans chuter sur ces sujets, il a laissé entendre une renégociassions du traité de convergence et une relance économique par l'investissement européen, chacun en a déduit, à tord, ce qu'il espérait, car dans le même élan il disait la nécessité de lutter contre l'endettement et celle que l'Europe dispose de règles communes.

En sachant qu'il allait nous abuser, comment peut-on le lui reprocher tout en prêtant le flan pour qu'il le fasse.



Pour faire de la politique il faut croire en ce que l'on défend et sans mettre en doute la sincérité des uns et des autres il faut à un moment faire face aux évidences dont l'on est comptable et ne pas les renvoyer sur un bouc émissaire comme nous sommes entrain de le faire avec notre président.

Il va échouer avec certitude, le redressement budgétaire ne représente rien dans la vie économique du pays. Je l'écris souvent, un état n'est pas une entreprise, cela ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi, mais seulement que la référence permanente aux comptes de la nation pour redresser le pays n'est qu'un leurre pour contraindre et persuader les citoyens de renoncer à leurs conditions sociales pour s'aligner sur celles de ceux avec qui ils sont en compétition pour avoir des emplois.

Compte tenu de la défiance des citoyens envers tout ce qui organise leur existence et constitue le fonctionnement de notre société, j'aurais tendance à dire que nous sommes dans le néant et qu'il n'y a que le PS et l'UMP pour croire que la politique qui nous y a conduite va nous en sortir.

Pour autant ce n'est pas une raison pour prendre notre président pour bouc émissaire, car cela nous empêche de comprendre qu'à véhiculer le néant nous n'obtiendrons rien d'autre que notre "aliénement" à quelques dictatures dont nous avons maintenant une certaine vision. Il ne s'agira pas d'un dictateur traditionnel, mais l'achèvement des nations états auxquelles se substitueront des groupements d'intérêts économiques.



Qu'ont-ils donc à craindre, même quand les citoyens savent qu'ils vont être abusés ils votent pour eux. Il ne s'agit pas d'un épis phénomène qui concerne que notre pays, mais bien d'une conséquence du développement de la pensée unique qui est une véritable autoroute du désastre. http://ddacoudre.over-blog.com/article-l-autoroute-du-desastre-113203819.html.

Ainsi à ne pas regarder nos propres responsabilités, nous renvoyons tout sur un président, qui certes défends ces groupements d'intérêts économiques avec ses homologues européens et "atlantistes" comme son prédécesseur, mais depuis 2005 nous ne pouvons pas dire que nous l'ignorions.





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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:32

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Taubira, le symbole de l'ennemi de l'intérieur.


Le 10 janvier 2011 j'écrivais, serions-nous devant le "polémisme", http://ddacoudre.over-blog.com/pages/serions-nous-devant-le-polemisme-8246638.html. Alors, rien n'arrive jamais immédiatement, les événements qui surgissent ont toujours des sources qui à un moment se cumulent ou ont suffisamment de vigueurs pour être lisibles et entendus.


C'est ainsi que l'affaire Taubira, n'est pas le fruit du hasard, mais l'aboutissement d'une pratique de la liberté d'expression qui ne trouve plus de débats « intellectuels » sur lequel s'épancher, non pas qu'ils n'existent pas, mais leurs complexités exigent une écoute à laquelle les citoyens ne veulent plus consacrer de temps, si cela demande une attention qui dépassent la durée d'une publicité.

C'est ce que nous pouvons observer dans le traitement des informations avec des flashs plus long sur des affaires dramatiques ou émotionnelles.


C'est ainsi que depuis les années 90 l'information a été restructurée pour ne pas constituer une source de réflexion, mais une litanie d'insignifiances dans laquelle, celles concernant les interventions des hommes politiques se résument par un rappel de toutes les polémiques qui peuvent les animer et qui font du Buzz.

Et de la sorte depuis longtemps le Buzz à détrôné le scoop, car il est devenu important d'être visible et entendu par la caisse de résonance que représentent les médias. Egalement les sites sociaux relaient le plus souvent leurs informations et contribuent au développement de l'insignifiance qui apparaît comme l'événement essentiel puisqu'ils sont repris en masse.

De plus sur ces sites chaque partisan se livre à l'exposer de son point de vue dans des twettes, des mails qui sont devenus une invasion le plus souvent caricaturale des événements politiques qui emportent une surenchère de stupidités dû à l'ignorance qu'ils retirent du traitement de l'information. Et dans ce registre ce sont les partisans du FN qui s'y illustrent le plus depuis un certain nombre d'années.

Si cela est l'exercice de la démocratie et de la liberté d'expression, il se véhicule une quantité incroyable de contres vérités qui n'ont rien à voir avec le débat démocratique et dont certaines visent à tromper celui qui reçoit l'information.

Ne comptez pas sur moi pour vous dire qu'il faut contrôler, punir, surveiller etc., ce serait peine perdue, cela a existé de tout temps, car ça tient à la nature humaine (le leurre) et à notre ignorance (nous ne pouvons tout savoir). C'est en cela que pour en réduire la portée il est devenu essentiel d'apprendre sur tout. C'est en cela que dans ce siècle, ceux qui ne seront pas instruits de toutes choses seront broyés, tout comme ceux qui ignorent comment fonctionnent notre société et ceux qui ignorent comment fonctionnent un cerveau avec lequel ils vont devoir passer leur vie. Le 21 ième siècle ne pourra pas supporter la médiocrité, celle à laquelle nous ont habitué les médias et qui font que nous plaçons la polémique comme forme de débat moderne dans lequel la vindicte trouve son moyen d'expression comme un phénomène normal sans incidence.

Dans un article ou un commentaire je racontais que mon beau-frère qui est FN interviewé par FR3 au sujet de l'immigration avait dit :« Je n'ai rien contre les étrangers quand ils restent chez eux » Il est assez intelligent pour être polie, mais le fond n'en demeure pas moins xénophobe et relève d'aucune connaissance de la place de l'immigration dans notre société, ce que je rappelais dans un article. Il se laisse porter par l'enchaînement ambiant qui a fait des étrangers les boucs émissaires de nos maux. http://ddacoudre.over-blog.com/article-sauver-le-soldat-holland-n-est-pas-le-probleme-121092843.html.


Si la satire est une saine activité et permet à des amuseurs publics de dire dans leurs spectacles ce qui serait punissable dans la bouche du citoyen lambda, il me semble que, tant la recherche du Buzz que la pratique de la polémique ont fait croire à certains que la liberté d'expression peut s'accommoder de l'injure et de la dégradation de l'image d'autrui.

C'est ce que se pense autorisé à faire, tant celle qui a assimilé Taubira à nos cousins que les caricatures des journalistes du Point et toutes celles qui circulent sur le net.

Il ne faut pas être dupe, dans la sphère priver chacun peut se permettre tous les dérapages, si dans la sphère publique chacun garde sa mesure et trouve les formules polies pour dire qu'il est raciste ou xénophobe.


Est-ce une nouveauté de trouver qu'une partie de la population est « raciste », certainement pas, mais les conditions sociales ne permettaient pas de laisser libre court à ses ressentiments, tenue par la structure socialisante.

Sauf qu'aujourd'hui devant l'absence de solutions politiques par ceux qui dirigent le pays depuis trente ans et le développement de l'"égologisme" ces structures volent en éclats sans offrir autre chose que de la médiocrité et du leurre. C'est en cela qu'en bons communicants les hommes politiques ne brassent que de la visibilité, donner l'impression d'une efficacité, car ils sont intelligents et savent comme moi que leur politique dégrade la socialisation.


Etre visible est devenu un lied motif, ce fut le cas pour la police sur les conseils de Bauer et certainement de quelques communicants pour ce qui touche à toutes les actions politiques, que ce soit dans les municipalités, les conseils généraux, les régions et le gouvernement, chacun raconte et affiche ses réalisations, ce qu'il a fait qui améliore la vie des citoyens dans des journaux et des campagnes de publicité.

Sauf qu'une partie des citoyens grandissantes mesurent eux leurs difficultés et finissent par considérer que tous ces déploiements de dépenses sont du gaspillage. Ainsi ce qui est fait pour leur indiquer les engagements financiers se retournent contre les hommes politiques et nourrissent une amertume qui n'en finit plus et dans ce lot, renforcé par le Buzz et le "polémisme" les racistes et xénophobes posent leurs marques et ouvrent des voies vers le critère de la fascisation le plus "trash", celui où l'on désigne un ennemi de l'intérieur.

 

C'est le cas Taubira. Tout le monde l'a compris au-delà de sa personne et cela par le membre d'un parti qui regroupe cette frange raciste et xénophobe de notre pays encouragé par un illuminé du genre de Copé qui veut réformer le droit du sol.







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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 02:26


 

"C'est à l'intelligence du peuple, c'est à sa pensée que nous devons faire aujourd'hui appel si nous voulons qu'il puisse rester maître de soi, refouler les paniques, dominer les énervements et surveiller la marche des hommes et des choses, pour écarter la race humaine de l'horreur de la guerre.

Extrait du discourt sur la Guerre et la paix de Mélenchon à Barbaste le 11 novembre 2013.

Il est difficile de faire mieux, j’évoque souvent l’intelligence du peuple dans mes articles surtout pour dire qu’il faut la nourrir de Savoirs, sans quoi elle reste très proche de ses instincts animaliers, dont j’ai écris que le capitalisme en était une représentation, un paradigme de l’homme préhistorique.

 Je dois reconnaitre qu’en disant qu’il faut nourrir notre intelligence de Savoirs, c’est ce qu’ont réalisé toutes les civilisations en instruisant de manière différencier ceux qu’ils considéraient aptes  à en bénéficier. Cela nous a donné les pires inquisitions, les pires dictatures d’élites pour s’achever sur la pire de toutes, la Shoah, dont l’on ne peut dire qu’elle fut conduite par des ignorants.

Les Savoirs, même s’ils nous ont offert l’époque des lumières et un voyage au centre de notre cerveau pour y trouver l’espace temps, le bing bang et le boson de Higgs ne sont pas une garantie absolue si l’on ne se persuade pas qu’ils sont une compréhension de notre existence racontant une histoire toujours inachevée. Il est dont acceptable de parler de l’intelligence du peuple, même quand il se compose en majorité « d’ignorants », car leurs instincts primitifs leur indiquera toujours, la voie royale pour les uns et la servitude pour les autres.

Nous en sommes toujours là. Ainsi ce discours de Mélenchon est un appel à en sortir, un pas de plus de sa part dans la suite de ceux qui l’ont précédé et offre un marche pied à ceux qui le suivrons, mais il se trouve contredit par l’opinion émise par la majorité des français qui glissent inexorablement vers la fascisation en guise d’intelligence, je m’en suis expliqué dans un article. http://ddacoudre.over-blog.com/article-des-fouilleurs-de-poubelles-aux-eboueurs-de-la-france-120753136.html.

Faut-il donc renoncer à interpeller l’intelligence du peuple, c'est-à-dire l’intelligence de chacun d’entre nous au moment où il semble que nous en disposions le moins. C'est-à-dire au moment où les effets néfaste du capitalisme longtemps caché sous le vocable de la loi du marché posent comme avenir irrémédiable l’appauvrissement d’une partie de la population.

Les médias ont peu  parlé du projet de Fillon pour 2017, mais il va poser les bases de cet appauvrissement de manière plus claire que la politique de l’actuel gouvernement, qui accroché à son dogme comptable des critères de convergences feront apparaitre au présidentielle de 2017 la folie « Fillonesque » d’une solution miracle au redressement de la France.

Pour être plus clair, il y a trois zones que l’on peut délimiter définit par Robert Castel.

  • La zone d’intégration qui caractérise les individus ayant une situation de travail stable et de relations sociales nombreuses ;
  • La zone de vulnérabilité combinant précarité et faiblesse des rapports sociaux ;
  • La zone de désaffiliation, caractérisé par l’absence de travail et de liens sociaux.

Actuellement la zone de stabilité s’amenuise du fait d’une perte de ressources essentiellement lié au pouvoir d’achat. Quand, comment, un grand nombre passeront épisodiquement ou irréversiblement dans la zone de vulnérabilité seule une étude des revenus peut l’indiquer, mais il est acquis que l’augmentation de la TVA y contribuera.

 Le plus drôle est d’entendre les employeurs s’en plaindre alors qu’ils la font régler par leurs clients.

La zone de vulnérabilité appelé pudiquement zone de flexibilité est installé depuis bons nombres d’années, le projet Fillon s’il abouti a des propositions d’allongement du temps de travail et de réduction des prestations chômages ente autre va très certainement y catapulter une bonne quantité de citoyens, comme cela existe déjà en Angleterre et en Allemagne.

La zone de désaffiliation s’accroit tous les ans, le meilleur indicateur est le secours catholique et les restaus du cœur, en dehors de ceux officiels, le nombre de bénéficiaires de la CMU ne cesse d’augmenter passant de 1.7 millions en 2010 à 4.10 à janvier 2013. Ces résultats conséquents des politiques uniformes menées par les uns ou les autres de France et d’ailleurs vont s’aggraver inévitablement.

L’intelligence du peuple le perçois à juste titre, mais leur ignorance les cantonne à choisir les solutions qui les enfoncent toujours un peu plus, tel le TCE (traité de convergence européen) qui est un étrangloir sans relance économique au niveau européen, ce qui fait défaut. Effectivement nous sommes en période de récession qui dure, car nous n’avons pas de prévision de croissance qui dépassent les 2%. 2% c’est à peu prés la marge d’erreurs de ces calculs pharaoniques qui ne peuvent être juste. Ainsi donc toute les discutions autour des taux de croissance actuel ne sont que du vent des blablablas politiciens qui nourrissent les médias et les faiseurs d’opinions.

L’on ne peut pas refuser à Fillon d’être intelligent et instruit, il envisage cependant une régression sociale organisé avec l’assentiment de la population au travers de débats et réunions autours de ses thèmes socialement régressifs assurant un redressement du pays.

C’est donc un homme intelligent qui dit qu’il faut gagner ce que l’on veut dépenser, il sera suivit en cela par les ignorants bien pensants, alors que l’existence humaine nous démontre en permanence et dans tout les domaines le contraire.

Les choses existent parce que nous les nommons, le boson de Higgs a été trouvé bien après qu’il ait existé dans la théorie standard des particules. Nous ne fabriquons pas une hache pour couper du bois, mais c’est parce que nous voulions du bois que nous avons élaboré une hache.

 Alors nommons l’avenir que nous voulons et nous le réaliserons, sauf que ce n’est pas l’intelligence du peuple qui est capable de cela, ce n’est pas elle qui nommera l’avenir qu’ensuite elle construira. A aujourd’hui l’intelligence du peuple sait dire ce qu’elle ne veut pas, mais est incapable d’imaginer un avenir autre que celui de coller à ses instincts innés, qui faute d’être les maitres quand tout est trop complexe à ses yeux, se chercher un maitre à suivre pour se confondre en servitude.

Nous n’apprenons pas que la république a commencé par le vote censitaire. Il n’est pas bon de rappeler que ce n’est pas le peuple qui a fait la révolution et que les citoyens en domesticités n’avaient pas le droit de voter, que ceux disposant d’un revenu modeste élisaient ceux qui allaient voter pour les députés à l’assemblé, car ils disposaient d’un revenu supérieure démontrant leur aptitude à faire forcément de bons choix.

 Mais alors comment trouver un avenir à construire dans un monde où la pensée unique est jalousement surveillée par les chiens de gardes qui inondent les médias  d’insignifiances quotidiennes qui empêchent toute réflexion en dispensant la parole des faiseurs d’opinions.

Que penser des citoyens qui adulent des stars et crachent sur leurs élites politiques est-ce là l’intelligence du peuple. Que penser de ceux qui adulent des présentateurs de JT qui dispensent de la médiocrité informative construite pour leur vider le cerveau et exciter leurs émotions grégaires et qui gagnent des millions.

 Ce n’est pas l’intelligence du peuple qui a pensé le libéralisme, si nous avions attendu après lui nous serions encore sujet de sa majesté. Cette même intelligence populaire veut réformer le capitalisme à 92%, et son ignorance au quotidien réalise les actions économiques qui permettent au capitalisme de durer et d’engendrer les maux dont ils se plaignent.

Alors pour éviter la guerre je ne parierais pas sur l’intelligence des peuples qui n’ont jamais su l’évité et l’on toujours subit.

Chacun dans notre société concours à son fonctionnement suivant le bonheur et la chance de sa naissance et des tiers qu’il côtoiera pour développer le mérite des efforts qu’il accomplira. En démocratie des hommes politiques se chargent de traduire la pensée de l’intelligence populaire, mais lorsque cette intelligence populaire est nourrie d’unicité il y a peu de chance que les différences soient autre chose que d’esthétisme. Alors c’est là que se placent les penseurs et les découvreurs, mais contrairement à Fillon il ne faut pas attendre d’avoir les moyens de réaliser ces pensés et ces découvertes, sinon elles ne verront jamais le jour. Il ne faut donc pas craindre d’être utopique, car elles trouvent un jour, comme le boson de Higgs, leurs réalisations.

 

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 03:49

 

Peut-on sauver le soldat Holland. Pas de l'avis de la majorité des citoyens, mais les citoyens manquent souvent de recul pour ne pas dire plus, même s’ils ont du bons sens. Ils ressentent bien une situation difficile qui perdure, dire qu'elle s'aggrave ne serait pas juste, car elle la ferait supporter au seul actuel Président. Or tous ces prédécesseurs n'ont pu maitriser ou s’assurer du contrôle des conséquences d'une évolution technologique sans précédant déroulé par les Savoirs, tant pour subvenir à nos besoins dont nous retirons richesse, que pour nous séparer de la pénibilité du travail, de la tâche.

J'ai pris en référence l'évolution de la population France au travail depuis 1850 que l'on peut regarder comme le début de l'essor de notre industrialisation. Naturellement entre les deux il y a eu de nombreuses inflexions conséquentes aux événements qui ont émaillé ces plus de deux siècles et que ne mentionneront pas ma comparaison linéaire. De plus je ne corrige que globalement les résultats du à l'immigration qui devient, dès la deuxième moitié du XIXe siècle comme XXe siècle, un phénomène structurel, se poursuivant d'ailleurs, auquel même les périodes de récession économique liés aux différents événements ne mettent pas un terme. Les travailleurs étrangers représentent ainsi 3% de la population des actifs en 1881, en 1901, 4, 4 % en 1921, 7, 7 % en 1931, 7, 3 % en 1974, 5, 6 % ; 8.6% en 2004/2007, et 11%17 en 2013. Nous voyons bien au travers de ces quelques pourcentages que le phénomène d’immigration est structurel comme je l’écris plus haut et non épidermique.

Par population active s’entend également les citoyens au chômage ou recherche d’emplois ou en stages.

D’autres chiffres qui parlent d'eux mêmes : en 1850 la population Française est de 35 800 000/h dont 16 500 000 actifs, 46% de la population répartis comme suit.

Agriculture, 47%    soit 7 755 000 h

Industrie,     25.7% soit 4 240 500 h

Services,     27.3%  soit 4 504 500 h

Soit un actif pour 3.16 habitants.

En 2013 la population française est de 65 800 000 h dont 28 400 000 actifs soit 43% de la population répartis comme suit.

Agriculture, 2.9% soit  823 600 h

Industrie,   22.2% soit  6 304 800 h

Services,   74.5% soit 21 158 000 h

Soit un actif pour 2.31h.

Ainsi comme nous le lisons avec les aléas de l’existence malgré l’immigration et l’évolution de la fécondité dont chacun peut lire l’étude dans ce lien (évolution population Microsoft Word - Table des matières.doc - La_population_de_la_France-2.pdf ) l'activité primaire Agriculture et secondaire Industrie en 2013 représente à eux deux 7 127 400 actif soit la population agricole active de 1850.

En calculant le ratio population sur actif, car les actifs nourrissent la totalité de la population, auquel il conviendrait d’ajouter celle structurelle de l’immigration, l’on peut y observer la déclinaison des actifs français par activité sous le résultat suivant.

Agriculture : 1850, 0.216 ; en 2013, 0.108.

Industrie     : 1850, 1.185 ; en 2013, 0.095.

Services     : 1850, 0.125 ; en 2013, 0.321.

Dans un second temps en corrigeant l’ensemble par l’immigration nous obtenons des rations qui cacheraient cette inflexion par la place qu’elle apporte dans l’activité. Pour être juste il faudrait retrancher l’émigration française qui se monté à 1 600 000 en 2012, mais je n’ai pas de données pour 1850.

Population totale immigré inclus, en 1850, 36 472 000 dont 16 995 000 actifs, ratio 0.465

Population totale immigré inclus, en 2013. 72 500 000 dont 31 683 000 actifs, ratio 0.437

Ce serait trop lourd pour un article d’affiner la répartition de l’immigration par activité sachant par avance qu’elle se situe sociologiquement de manière traditionnelle dans les secteurs les plus défavorisés et les moins rémunérateurs. Nous observons néanmoins que la part de l’immigration en 1850 était plus importante ou au moins semblable (en tenant compte de l’approximation de certaines données de cette époque) à celle d’aujourd’hui qui soulève des tollés et nourrit toutes les craintes.

 

Mais mon article ne vise pas la part de l’immigration qui semble être le sujet essentiel de certains islamophobes qui font tâches d’huiles dans d’autres partis, pour seulement des raisons électorales. Mais celle d’une certaine continuité linéaire, avec ses secousses sociétales, qui n’accroissent pas l’activité travail comme devraient nous le faire penser celui de l’accroissement sans précédant de biens manufacturés que nous retrouvons dans les activités primaire et secondaire qui regroupent prés de 8 millions d’actifs, et que nous ne comptabilisons qu’en monnaie et non en volume.

C’est dire si nous n’avons pas besoin du travail productif de tous. Nous pouvons comprendre alors que si les ratios pour ces secteurs ont été divisés par deux ils sont effectivement le signe d’une désindustrialisation du à la « modernité » et non pas seulement à la mondialisation, même si elle c’est accéléré sous le coup des moyens de communication, mais essentiellement aux effets du remplacement de l’homme au travail par les outils technologiques qui sont venus remplacer la domesticité des animaux et l’appétence de l’homme pour la facilité, pour ne pas dire le droit à la paresse.

 

Ainsi contrairement à ce que nous nous racontions dans les commissions paritaires de l’emploi dans les années 70, les transferts d’activités générés par la production de technologies n’ont pas pu préserver ni développer l’emploi direct, l’indicateur le plus démonstratif de cela est l’accroissement du ratio des services.

 Il n’y a pas à être surpris de cette remarque, car il semble évidant que les productions de biens manufacturés étaient inspirés par les désirs de progrès qui ne peuvent s’accomplir que si nous pouvons jouir et disposer des productions auxquelles nous contribuons, pour l’essentiel ce fut le développement des couvertures médicales et para médicales et des loisirs que certains désignent sous le vocable de charges.

D’autres plus audacieux ont le courage de dire qu’il faut travailler plus longtemps et bénéficier de moins de couverture sociale.

 

C’est leur droit, nous comptons notre existence en monnaie, ou pour être plus juste en croissance et en PIB. Pourtant ce court exposé de l’évolution de notre activité démontre sur la durée (2 siècles) que notre destiné recèle quelques interactions qui échappent à tous ceux qui croient diriger le monde et, depuis que se succèdent des chefs d’états aux discours similaires, notre existence se déroule comme emporté par l’inertie de tous ce que nous ne pouvons maitriser et qui génèrent des effets différents de ceux escomptés.

Nous ne pouvons pas raisonnablement considérer que nous sommes dirigés par des sots. Il n’y a que des imbéciles pour dire cela. Certes leurs choix est toujours discutables et leurs fondement parfois sinueux, mais sur la durée nous voyons biens qu’ils influencent peut le déroulement de l’existence ou pour être plus juste ils ont fait et dit ce que le déroulement de l’existence les a conduit à être et à faire jusque dans les drames de l’histoire humaine.

Alors si aujourd’hui nous suivons les médias et passons notre temps à disséquer au quotidiens les faits et gestes des hommes politiques, comme le fondement ou les raisons de notre quotidien, comme de ceux qui nous dirigent,  nous pouvons être assuré que l’existence se déroulera malgré nous, car pour lire demain il faut connaitre son passé, car c’est le seul bagage, même imparfait, qui préfigure ce que nous pouvons envisager pour l’avenir, en sachant qu’il sera différent.

 

Il y a donc autre chose à faire qu’a déboulonner le soldat Hollande, mais ne nous y trompons pas nous n’aurons pas de Généraux à y mettre en remplacement, car comme le démontre ce raccourci chiffré, ils n’inversent pas la donne. Vaut donc mieux se pencher sur les conséquences des évolutions technologiques qui demain remplaceront ce monde Capitaliste par ce que nous laissons se construire à la place des nations, des groupements d’intérêts économiques.

 

 

 

 

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 23:21

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Aprés Taddei Finkielkraut était l'invité de « On n'est pas encore couché » pour parler de « L'identité malheureuse » son dernier livre, la discussion fut moins chaude que chez Taddei.

Je ne pense pas lire son ouvrage, depuis que ce débat est sur la table, il c'est nourri de tous les vomis qui ont recouvert les éclairs d'intelligences de part et d'autre.

Ce n'est pas un Tabou de parler de l'identité française, car l'identité des humains n'est pas une spécificité française et si ce débat ce fit jour et alimente encore des nostalgiques c'est parce que le Nationalisme est redevenu un grain à moudre électoral. L'on peut parfaitement se sentir français sans détester ou haïr les autres. Ensuite, être fier d'être français implique des échelles de valeurs qui se positionnent forcément sur une mesure subjective par rapport à quoi, si ce n'est vis-à-vis des autres. Il y aurait donc des humains qui ne seraient pas fier d'être né quelque part.

Ainsi cette subjectivité ne peut devenir une règle que l'on peut imposer , si ce n'est de la brandir pour éliminer les autres.

Aucun être au monde ne peut naitre sans qu'on lui façonne une identité, sinon il adoptera celle de la première personne qui le nourrira. Si c'est un canard il fera coin coin et bougera du cul. Tout simplement parce qu'il est programmer pour survivre et s'attachera à ceux qui le nourrissent.

La famille que nous connaissons n'a pas toujours existé, ce creuset où l'enfant qui nait est pris en charge est multiforme. Mais quelle qu'elle soit elle lui façonne son identité, comme ceux qui l'élèvent ont eu la leur façonné, pour nous ce sont nos parents.

Il semblerait donc que d'une manière linéaire nous puissions remonter le passé, assuré d'y retrouver nos origines. Il n'en est rien, le nouveau venu recevra seulement qu'une fraction de l'identité de ses parents, car dans son environnement il rencontrera des tiers, tous ceux qui au fil des âges l'imprégneront plus ou moins. Egalement s'ajoutera tout ce qu'il apprendra bien ou mal du monde et des autres qui lui donneront un bagage mémoriel qu'il transmettra à son tour de manière imparfaite.

 

C'est donc cette imperfection qui est la source de toutes les évolutions à des rythmes différents suivant leurs natures et les champs qu'elle recouvre. Cette incapacité à tout transmettre fait qu'aujourd'hui nous ne parlons plus le Latin qui se pratiquait à la cour des grands dans toute l'Europe, y compris en Russie par exemple.

Ainsi personne ne peut garder son identité comme il l'a reçu, elle se métamorphosera. Comment peut-on vivre dans un monde où tous les jours nous voyons les choses se métamophoser, nous nous voyons, veillir et en ce qui concerne l'identité française il faudrait qu'elle soit immuable, coulée dans le rocs, alors que lui il s'effrite. Nous avons donc là de parfait intégristes qui s'ignorent. Cette absence de clairvoyance est le sympthôme d'une crispation pour ne pas dire plus, commune à tous les « peuples ».

Naturellement il y a de grands groupes de valeurs qui assemblent les uns et les autres qui, au milieu des us et coutumes forment, comme le dit Freud, les tabous et les Totems qui se réforment beaucoup plus lentement et entraînent même parfois des civilisations dans leur déclin jusqu'à la disparition, en ne laissant subsister que des vestiges et ce que les hommes se seront transmis partiellement. C'est en cela qu'au travers de notre identité nous retrouvons des traces de nos prédécesseurs, tous ceux qui ont concouru à ce que nous sommes devenus aujourd'hui, Egypte, indus, grèce rome juif chrétien franc etc..

Je ne connais pas une société qui légalise le vol ou le meurtre, sauf dans d'ex usages tribaux où un jeune couple qui s'unit, ne le peut que s'il rapporte la tête d'un vieillard.

 

Ensuite, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme.

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

D'autre part, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme et que nous ne pourrons jamais préciser nommément.

C'est en cela que notre identité, l'identité de tous les peuples ne sont qu'une imperfection de l'histoire humaine

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés, il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

Ainsi chacun s'attachera à ce qui constitue son environnement sociaux économique, voire administratif comme les départements, les villes et villages. Il était courant d'entendre dire dans un village : "il, elle a épousé un étranger" en parlant d'un tiers de la ville d'à côté. Preuve s'il en était des conséquences de l'autarcie.

Malgré cela tous les nouveaux nait n'aurons de cesse de modifier ou d'apporter d'autres éléments à leur identité tandis que leurs parents s'attarderont sur leurs acquis d'autant plus s'ils n'ont pas de possibilités de mobilité (ne pas confondre avec le nomadisme). C'est dans des pays encore le cas tout comme nous, quand il n'y avait pas de moyen de transports, chacun s'identifiait à son clocher c'était une identité française aux sons de son "cloche merle".

 

Pour autant ce n'est pas aussi simple, car le poids de l'histoire que l'on se raconte et qui "formate" les esprits constitue un lien d'encrage, un lien de reconnaissance, un jalon pour certain, mais aussi un justificatif de moins nobles comportements qui ont débouché sur des colonisations et le racisme dans quasi totalité des pays suivants leur époque.

Sinon comment expliquer que l'après Tito est conduit la Yougoslavie à éclater pour reconstituer des états d'antan, pareil pour l'Ex-URRSS et nous-mêmes n'avons pas échappé au désir indépendantiste de citoyens qui, par leur âge n'avaient jamais connu ni vécu dans ces anciens territoires et ont du donc épouser des sentiments et des valeurs qui n'étaient pas les leurs et qu'ils n'ont pas connus. Ils ont épousé une histoire collective qui n'est pas la leur, ils ont épousé des souvenirs. Nous pouvons donc « épouser »une identité pour les raisons qui sont celles de ceux qui ont cette démarche, car ils y trouvent un intérêt.

Ainsi ceux qui demandent la nationalité épousent l'histoire de la nation à laquelle ils adhérent, mais elle n'efface pas comme par magie leur identité originelle, le temps opérera les syncrétisations dont sont capables les uns et les autres dans le respect du droit du pays où ils s'installent. C'est en cela qu'un étranger pourra dire que son pays d'accueil vient de telle origine et conserver les us et coutumes qui ont forgé son identité originelle si la loi du pays d'accueil ne l'interdit pas.

Il est juste de dire qu'il faut observer les réalités comme il le disait, mais il ne faut pas ignorer celles qui nous dérangent parce qu'elles ne nourrissent ou n'attestent pas nos jugements ou de nos égarements.

 

Pour simplifier, je suis humain parce que l'on m'a dit que j'étais cela et parce que des hommes ont nommé ce qu'ils pensaient être par rapport au monde qu'ils voyaient et comprenaient.

Le chien ne sait pas qu'il est un chien, mais ils se reconnaissent entre eux, même si c'est pour se rosser, par contre quand il répond au nom de Médor et autre, au nom auquel on l'a habitué à répondre, il sait alors quand quelqu'un le prononce qu'il s'agit de lui. Ainsi je ne sais pas quand je nais que je suis français ce sont les autres qui me le disent et ils formateront mon esprit à leur histoire.

En ouvrant les yeux le nouveau né découvre son monde., il sera à la limite modeste de ses sens qui ne lui permettront que de connaître l'espace qui l'entoure et se sera pour lui Son Monde.

Il n'aura même pas à se poser la question de savoir s'il l'aime ou pas, puisque la question ne se pose pas il est né là et y demeurera attaché, sinon il n'y aurait plus un Inuite dans le grand nord ils seraient tous dans le midi.

Alors, pour quelles raisons avons-nous entendu fleurir des expressions comme celle de : « Tu aimes la France ou tu la quittes », tous ceux qui ont épousé notre histoire ne peuvent pas nourrir les mêmes émotions que celui qui y a vu le jour. Le sentiment équivalant est celui du lieu où il est né. Mais l'on peut quitter ce lieu pour une foule de raisons y compris celles que l'on avance pour dire que l'on n'aime pas son pays parce qu'il me persécute, mais en fait ce n'est pas le pays qu'il quitte mais une organisation politique qui lui nuit ou une organisation économique qui ne le nourrit pas, bref la raison qui sera la sienne.

Il me paraît assez clair que quand d'aucun demandent que l'on aime la France c'est en fait: "nous n'aimons pas les étrangers" qu'ils pensent et devraient dire, d'autant plus s'ils sont pauvres.

Mon beau- frère qui vote FN a au moins la clarté de le dire : « j'aime les étrangers quand ils restent chez eux ».

Dans ses interventions finkielkraut des plaignait de la jeunesse nourrie au consumérisme et adoratrice des temples de la consommation, certainement, mais comme je l'ai écrit sils sont nés dans leur pays ils n'ont même pas à s'interroger de savoir s'il l'aime. Il créait de fait un problème là où il n'y en a pas, car il ne parle pas d'identité, mais de nationalisme, d'un peuple replié sur lui-même comme le sont les communautés qui intègrent les individus qu'ils en oublient leur individuation et sont capables du suicide altruiste qui sonne toujours un déclin.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:33

 

 

 

En 1999, j'écrivais : « Victime de nos jugements et malade de nos souffrances ». Je n'imaginais pas qu'il serait encore d'actualité en 2013 et que ses conséquences pousseraient les citoyens vers le FN.

 

La cours des miracles symbolise comme image d'Épinal toute la misère humaine montée des campagnes à Paris pour y faire fortune, en plus des autochtones.

Phénomène récurant dans toutes les grandes villes du monde pour les mêmes raisons comme ce sont les mêmes raisons qui nourrissent l'immigration.

Tous ces miséreux étaient voleurs, tricheurs, escrocs etc. par nécessité et avaient structuré un territoire de non droit dans des quartiers de Paris.

Chez nous il y a 25 ans environs que l’intégration n’est plus acquise et la crise économique a transformé de nombreux salariés en exclus potentiels.

Robert Castel définit 3 zones :

  • La zone d’intégration qui caractérise les individus ayant une situation de travail stable et de relations sociales nombreuses ;
  • La zone de vulnérabilité combinant précarité et faiblesse des rapports sociaux ;
  • La zone de désaffiliation, caractérisé par l’absence de travail et de liens sociaux.

 

Les trois zones ne sont pas totalement séparées, on peut ainsi compenser une situation de chômage par une forte activité sociale. Castel montre que l’exclusion n’est pas seulement d’ordre économique.

L’efficacité des «Trente Glorieuses » a permis d’endiguer toutes ces cours des miracles, même si ce fut après une catastrophe mondiale. Elle a permis de maintenir les individus pauvres autour d’une zone de vulnérabilité (chacun à en mémoire ces barres d’immeubles construites dans les couronnes qui de zones de vulnérabilité sont devenus des zones de désaffiliation), alors que celle de désaffiliation ne concernait qu’une partie de la population marginale. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le système économique ne parvient plus à donner du travail pour tous et d’un autre côté les individus sont touchés par le vide social. Le chômage est devenu une réalité quotidienne pour beaucoup ; les individus deviennent parfois des « normaux inutiles » car nous n’avons toujours pas prie en compte que le 21 siècle n’aura pas besoin du travail de tous..

Au bout du processus, l’individu a le sentiment d’être sur la touche. C’est le phénomène de désaffiliation sociale de Serge Paugan. Le repli sur soi et donc l’isolement total qui aboutissent à une perte d’identification collective. L’individu a le sentiment de ne plus appartenir à une famille, à une nation, à un métier… Tout ceci menant à terme au phénomène de pauvreté, et développant la recherche de soutien ailleurs.

 

Si Jean Cottraux dans « demain sera une autre histoire » a mentionné que l’économie capitaliste suscite le passage à l’acte et l’impulsivité, il relève aussi qu’elle se caractérise par une tendance à susciter les comportements limite et antisocial. Cela réduit d’autant l’aura de la société « économico logique » qui désire servir d’exemple au monde. Cela réduit également les chances qu’une telle société se remette en cause puisqu’elle a un comportement pathologique face à un environnement qui est traumatique. Qu’en conséquence pour y vivre il faut se conformer aux pathologies normatives.

Celle qui c'est dessiné est la tendance à l’isolement grâce aux moyens techniques de communication et de diffusion qui accroissent et facilitent l’individualisme et l’égoïsme, en réduisant l’échange, la discussion, la solidarité.

Tout ce qui permet aux liens affectifs sociaux de se construire (ce que nous qualifions de socialisation) et l’on peut à juste titre s’interroger sur les nouvelles pathologies que vont développer des individus qui évitent le contact humain et vivent sur la défensive de probable agression.

Une tendance évidente semble être celle de la « victimisation » où chacun perçoit ce dont il est victime et demande réparation quand ce n’est pas vengeance, mais évacue de fait sa responsabilité passive. C’est à dire des individus qui nient leur intrication, leur participation, ne serait-ce que par leur consommation, dans la construction des événements de ce monde.

 

Dans l’exemple de Jhon B Calhoun sur les effets de la surpopulation (http://ddacoudre.over-blog.com/pages/du-rat-a-moi-7607770.html) l’on peut comprendre que les rats bêtas ne se sentent pas responsable de leur situation qui est due à l’action des scientifiques. Il n’en est pas de même pour les hommes qui ont développé une concentration urbanistique consécutive à l’industrialisation et au post industrialisme, dont les zones 2 et 3 de Castel en sont les lieux de rejet du surplus et de l’inadapté.

 

Cela fait comprendre aussi pourquoi construire des prisons n’apporte pas de solutions, puisque notre économie fabrique les exclus en tout genre et les maux dont elle se plaint. La prison et l’asile ne sont donc pas des «solutions » dans le sens de « traitement curatif », mais ne constituent qu’un traitement de confort d’une société malade qui, par ses comportements, ne peut pas guérir. Qui plus est lorsqu’une société dispose d’un capital intellectuel et scientifique dans la connaissance de l’être Humain semblable au notre, il semble curieux qu’au lieu d’apaiser ses souffrances elle accentue les comportements « déviant ». Comportements dont elle n’entrevoit d’y apporter une solution que par la répression.

 

Aussi, il paraît paradoxal qu’une société aussi riche et « éduquée » que la notre ne voit pas dans l’accroissement de la prolifération de la répression un symptôme de disfonctionnement de son organisation socio-économique. Comme s’il était sain que l’avenir d’un emploi passe par la publicité d’augmentation des personnels pénitentiaires, policiers et la professionnalisation de l’armée. Il y a là de quoi s’interroger plutôt que de montrer les autres du doigt.

C’est pourquoi une économie organisée offrant une assurance est loin d’être une société d’assisté. Si par les garanties qu’elle offre elle permet aux individus de sortir du «cloaque » dans lequel ils s’enfoncent, en vivant de plus en plus dans des zones concentrationnaires en surpopulation. Tout en s’isolant (individualisme, égologisme) avec pour conséquence une frustration affective qui pousse à la boulimie et à l’agression. Situation qui augmente le stress des individus et les comportements pathologiques qui en découlent, dont la caractéristique de ces trente dernières années et de conduire la population à une tendance marquée à la paranoïa devant des réalités d’insécurité dues aux comportements pathologiques qui trouvent une source de passage à l’acte dans la course à la consommation, à la croissance.

 

Ainsi, l’économique est la source même de tous les comportements pathologiques individuels ou collectifs consécutifs à la production de nos biens et services. Pathologies qui s’accroissent en fonction des moyens d’échanges et de productions envisagés et mis en œuvres. Elles n’en demeurent pas moins d’avoir comme socle notre tempérament inné sur la base de structures génétiques dont la fonction est de permettre à l’espèce humaine de survivre, comme c’est le cas pour tout le Vivant.

Nous pouvons donc facilement comprendre que ce n’est pas en remodelant nos bases innées que nous allons améliorer nos comportements conditionnés par l’hostilité de l’environnement, mais en faisant en sorte que chacun y trouve de quoi vivre.

Alors l’homme dirigera son intérêt pour l’existence vers d’autres buts, sous réserve qu’il ne s’agglutine pas dans des espaces restreints et qu’il ne poursuive pas sa régression intellectuelle en suivant les médias et certains hommes politiques dans la déliquescence volontaire. Régression sous deux formes, une en se réfugiant à nouveau dans le dogmatisme religieux ou idéologique, l’autre qui paraît paradoxale, est que l’homme tout en disposant de plus de connaissances, est devenu incapable de les partager et d’en faire une source de débat utile à l’éveil de la réflexion et de l’intelligence.

 

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 00:17

 

Je pensais qu'avec Hollande l'on en finirait du climat de haine entretenu par le « Sarkozisme » passant son temps à opposer les citoyens entre eux sur des sujets clivant, immigration, identité, laïcité, alimentant les médias au jour le jour d'affaires minables sans aucun intérêt pour la nation, mais qui atteignait ce besoin de considérations vital pour l'humain qui s'accommode mal de l'indifférence et réclame que l'on parle de ses bonheurs et de ces souffrances.

 

Il n'y a rien de bien nouveau en la matière, si ce n'est que c'est devenu un instrument de manipulation des populations. Cet état de fait est apparut dans tout l'occident à la suite de l'effondrement de l'union soviétique et du débat politique qu'elle nourrissait.

J'ai encore le souvenir d'avoir posé la question au sein du parti socialiste en 1990, « par quoi allons-nous remplacer le vide qui vient de se créer ? ». La réponse fut « par ce que nous mettons en place », il s'agissait du virage vers la social-démocratie.

Aussi plus tard nous retrouvons dans une enquête l'absence de ce débat politique et l'apparition formulé de ce besoin de considération. C'est ainsi que les citoyens attendaient en 1999, date de l'enquête CCA, que l'entreprise invente un avenir pour eux, et que l’État agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

En 10ans de 89 à 99 « l'égologisme » caractérisant le développement de l'individualisme, dont le summum fut le client roi, se concrétisait par des attentes plutôt curieuses, puisque dans une démocratie les citoyens n'accordaient plus leur confiance dans les hommes politiques, 2% seulement, mais dans une structure totalitaire que l'on appelle l'Entreprise, et au surplus ils pensaient que chacun d’eux est le nombril de la France qui doit recevoir tout de l'état, mais pas de devoir à se solidariser avec les autres.

14 ans plus tard nous pouvons mesurer les dégâts de ces choix et de ces attentes. Les entreprises leurs ont apporté pour tout avenir la précarité et la délocalisation, et l'état n'a jamais pu se pencher sur la singularité de 68 millions de citoyens.

Comment dans une société instruite et éclairé peut-on ainsi se tromper aussi fondamentalement.

Nous ne pouvons trouver la réponse que dans ce qui alimente au quotidien la pensé de chacun au point que lorsque l’on l'interroge les citoyens ils régurgitent la nourriture médiatique dont ils ont été abreuvée.

Ce sont donc les médias qui on rempli le vide laissé par l'effondrement du mur de Berlin relayant en cela le besoin de considération humain, ils ont joué le rôle des faiseurs d'opinion en remplacement du débat d'idées pour le compte des victorieux de la guerre froide. Loin de moi la nostalgie d'un système que j'ai combattu, mais je ne dois pas avoir honte de reconnaître mon échec dans l'espérance d'un avenir radieux qu'offrait l'effondrement d'une dictature, puisque les citoyens ont confié leur avenir à une autre, renvoyant l'état à chien de garde du système comme les journalistes, et donc aujourd'hui ils se mordent lesdoigts

Alors pouvons nous nous étonner de voir le FN faire école et les citoyens glissaient lentement vers la fascisation en toute ignorance, car par ce besoin de considération, ce n'est pas de savoirs dont ils ont été abreuvés, mais de médias réalités qui le flatte, qui lui laisse croire que son existence les intéressent ; même si elle a sa place, car le quotidien est important pour chacun puisque c'est l'univers où il vit.

Le reproche que je formule c'est médiatiquement de prendre toute la place, non parce que le besoin est exprimé par les citoyens, mais parce que sur cette justification l'on peut annihiler les débats essentiels, maintenir une chape de plomb sur les esprits et en plus faire de l'argent.

 

Si la majorité des citoyens 62% pensent que les hommes et femmes politiques sont pourris (87% au FN, 70% et chez les moins de 35 ans ce qui est particulièrement inquiétant) ce n'est pas parce que ils les connaissent, mais c'est par l'image que rapportent d'eux les médias. Leur souci n'étant pas d'informer mais de faire du buz, de la polémique, de vivre et de vider en définitive les poubelles de la république et l'on ne peut s'étonner que dans les thèmes du FN les citoyens se cherchent un éboueur pour la France.

Un jour de mauvaise humeur en 1999 j'écrivais ceci : Nous restons accolés au système mercantile dans lequel se vend mieux tout ce qui est racoleur, scabreux, polémique, et où le voyeurisme a pris le pas sur l’information.

Je vais le redire d’une manière plus primaire qui trouverait sa place dans Charlie hebdo. J’ai déjà mentionné le rôle important de l’information, qui dépasse de loin son seul rôle d’organe informateur. Et dans un monde où l’on se personnalise aussi par leur intermédiaire, à vendre de la « merde » tout le monde veux devenir Caca.  

Mais comment le savoir ?

Une histoire l’illustre. Deux hommes discutent sur un trottoir et s’arrêtent. – « tu crois que cela en est ? – Je ne sais pas. Un des deux mais le doigt dedans et goûte. - Oui ceci en est ! - Et bien on a bien fait de ne pas mettre le pied dedans ! »

Cette histoire illustre la régression où nous sommes, encore contraints aujourd’hui de mettre le doigt dedans pour nous rendre compte quand cela en est afin de ne pas y patauger.

Il me semble que nous y sommes et jusqu'au cou. La démonstration est cette affaire léonarda qui a mobilisé jusqu'au sommet de l'état, remué les poubelles d'une famille comme nous aimons le faire, conditionné à cela depuis tant d'années, libéré toutes les acrimonies avec des rebondissements inattendus telles les déclarations de Copé qui envisage que les étrangers payent leurs soins sur notre territoire et de revoir le droit du sol.

 

Le décomplexé de l'UMP ne sait plus comment accrocher ses wagons à la locomotive du FN, celui-ci doit boire du petit lait et il suffit de regarder les airs ironiques de ses dirigeants.

 

 

 

 

 

 

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